

Les différents palais étrangers font la synthèse de courants architecturaux nationaux :
- l’Italie : construit par trois architectes, les comtes Ceppi, Gilodi et Salvadori, le palais a l’aspect d’une immense basilique et emprunte ses motifs à l’art gothique italien ;
- la Turquie : construit par René Dubuisson, le palais s’inspire des meilleurs spécimens de l’architecture ottomane ;
- les États-Unis : conçu comme une sorte de panthéon rappelant l’époque classique du 17e siècle en Europe, le pavillon des États-Unis n’était qu’un club, où les Américains pouvaient se réunir ;
- l’Autriche : « construit sur les plans de M. le conseiller Baumann, architecte en chef du commissariat général autrichien ; il se rattachait au style baroque du temps de Fischer d’Eilach (1760). (…) Cet édifice (…) présentait une toiture à la Mansart, avec dôme ovoïde sur l’angle, et empruntait ses motifs architectoniques au manège d’hiver, l’un des bâtiments de la Hofburg, ainsi qu’à l’ancienne université de Vienne. »
- la Bosnie-Herségovine : le palais « rappelait les manoirs bosniaques (…) Le projet du pavillon a été élaboré au Département des travaux publics à Sarajevo ; ses éléments étaient empruntés à des maisons particulières et à des mosquées locales. M. Panek, et M. Markovic, se sont admirablement acquittés de leur mission. »
- la Hongrie : le palais de la Hongrie rassemblait « dans un édifice unique des motifs remarquables empruntés aux chefs-d’œuvre les plus divers de l’architecture religieuse ou civile » ;
- la Grande-Bretagne : « Les autorités britanniques décidèrent que le palais se rattacherait au style Jacques Ier et que le manoir typique de Kingston-House à Bradford-sur-Avon, l’une des plus belles œuvres de l’architecture anglaise au 17e siècle, servirait de base à la composition. Pour certaines parties intérieures, M. Edwin Lutyens s’inspira de quelques autres châteaux et reproduisit notamment la Cartoon gallery de Knole-House. »