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  • Nadar (1820-1910) - Quand j'étais photographe
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      • Balzac et le daguerréotype (p.1)
      • Gazebon vengé (p.9)
      • L'aveugle princesse (p.37)
      • Photographie homicide (p.51)
      • La première épreuve de photographie aérostatique (p.75)
      • Paris souterrain (p.99)
      • Clientes et clients (p.131)
      • Le secret professionnel (p.149)
      • Le docteur Van Monckhoven (p.159)
      • La photographie obsidionale (p.177)
      • Les primitifs de la photographie (p.191)
      • Le nouveau président de la Société française de photographie (p.246)
      • Le dompteur d'abeilles (p.265)
      • 1830 et environs (p.279)
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1830 ET ENVIRONS

Je suis né aux approches de ces temps d’innocence où un ministre ne volait pas plus de cent mille francs : encore s’y mettaient-ils à deux, comme pour se faire mieux prendre * et, plus étrange encore condamner. Les mœurs étaient douces, les cœurs simples: Un assassinat nous faisait deux ans : les conversation^ s’en contentaient. Deux ans pour la Belle Ecaillère de la rue Montorgueil tuée par son pompier, deux ans pour l’assassinat de la Bergère d’Ivry, puisqu’on rencontrait encore à Ivry une bergère ; nous avons changé tout cela. Il y en avait qui criaient : Vive le Roi ! quand le roi passait ; il y en avait qui ne criaient rien. Les vignes donnaient du raisin avec quoi on faisait du vin. On se mettait en pantalon de toile à Pâques, parce que tous les marchands de coutil ne s’étaient

* Affaire Teste et général Despans-Cubière.




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