- Première image
- PAGE DE TITRE
- Table des matières (p.201)
- Avant-propos (n.n.)
- Chapitre I. Exposé du sujet (p.1)
- Chapitre II. Conditions générales de vie des entreprises (p.15)
- Chapitre III. Évolution des entreprises Historique rapide. - Les Inventions (p.31)
- Chapitre IV. Observations à faire avant de créer une entreprise (p.47)
- Chapitre V. La recherche des capitaux (p.68)
- Chapitre VI. L'administration des entreprises L'emploi des capitaux (p.97)
- Chapitre VII. L'emploi du travail I (p.120)
- Chapitre VIII. L'emploi du travail II (p.139)
- Chapitre IX. Le rôle de la comptabilité (p.159)
- Chapitre X. Les débouchés (p.183)
- Dernière image
34 LES ENTREPRISES INDUSTRIELLES
maintenant, de dire que les capitaux se présentent dans leur essence et leurs formes sous des aspects bien différents ; qu’ils ont, pour cette raison, des propriétés — au sens où l’on entend ce mot en chimie — bien différentes qu’il faut connaître, pour savoir les utiliser productivement, c’est-à-dire les transformer en les accroissant. Il en est de même pour le travail qui se présente sous des formes distinctes, diverses et variées. Le manœuvre, l’ouvrier de métier, l’ouvrier plus qualifié, le contremaître, le dessinateur, les employés des bureaux, de la comptabilité, les ingénieurs les commis-voyageurs ou représentants et enfin les inventeurs « travaillent » au sens général du mot, mais chacun d’eux remplit une fonction déterminée : et par l’art industriel au moment où l’on fait l’observation, et par les conditions du marché.
Tout ceci pour bien faire comprendre, dès maintenant que nous répudions comme anti-scientifiques les expressions de « travail » et de « capital », prises comme s’il s’agissait d’entités métaphysiques. On a abusé de ces abstractions, dans des discussions ou des analyses qui n’ont aucun rapport avec la réalité positive des faits et avec les observations scientifiques. On a fait se rencontrer le capital et le travail dans le champ clos d’analyses livresques, où on les fait se battre ensemble pour démontrer la supériorité de l’un sur l’autre. Ce sont de vaines et souvent dangereuses polémiques. Nous n’avons d’autre prétention
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maintenant, de dire que les capitaux se présentent dans leur essence et leurs formes sous des aspects bien différents ; qu’ils ont, pour cette raison, des propriétés — au sens où l’on entend ce mot en chimie — bien différentes qu’il faut connaître, pour savoir les utiliser productivement, c’est-à-dire les transformer en les accroissant. Il en est de même pour le travail qui se présente sous des formes distinctes, diverses et variées. Le manœuvre, l’ouvrier de métier, l’ouvrier plus qualifié, le contremaître, le dessinateur, les employés des bureaux, de la comptabilité, les ingénieurs les commis-voyageurs ou représentants et enfin les inventeurs « travaillent » au sens général du mot, mais chacun d’eux remplit une fonction déterminée : et par l’art industriel au moment où l’on fait l’observation, et par les conditions du marché.
Tout ceci pour bien faire comprendre, dès maintenant que nous répudions comme anti-scientifiques les expressions de « travail » et de « capital », prises comme s’il s’agissait d’entités métaphysiques. On a abusé de ces abstractions, dans des discussions ou des analyses qui n’ont aucun rapport avec la réalité positive des faits et avec les observations scientifiques. On a fait se rencontrer le capital et le travail dans le champ clos d’analyses livresques, où on les fait se battre ensemble pour démontrer la supériorité de l’un sur l’autre. Ce sont de vaines et souvent dangereuses polémiques. Nous n’avons d’autre prétention
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