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  • Liesse, André (1854-1944) - Les entreprises industrielles : fondation et direction
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    • Table des matières (p.201)
    • Avant-propos (n.n.)
    • Chapitre I. Exposé du sujet (p.1)
      • Les Entreprises industrielles font l'objet de cet ouvrage. - Elles sont le type le plus complet parmi toutes les entreprises en raison de la multiplicité et de la complexité de leurs éléments. - Utilité de connaître les conditions de marche des entreprises. - Exposé général des observations, des études, des travaux, des connaissances qu'exigent la création et la direction des Entreprises (p.1)
    • Chapitre II. Conditions générales de vie des entreprises (p.15)
      • L'entreprise, envisagée du point de vue moderne, obéit à des conditions de vie et de dépérissement. - La recherche des bénéfices est la cause première, fondamentale, de la création des entreprises. - Sous le régime de la liberté du travail, aucunes conditions de diplômes, d'examens, de situation ne sont exigées de qui fonde une entreprise, - Mais cette liberté implique la responsabilité. - Il n'en a pas été toujours ainsi. - Opinion des philosophes de l'antiquité sur les commerçants et le commerce. - Les grands chefs d'entreprise au Moyen-Age : Jacques Coeur, les Fugger. - Y a-t-il des races plus prédisposées que les autres à la production de chefs d'entreprises modernes? (p.15)
    • Chapitre III. Évolution des entreprises Historique rapide. - Les Inventions (p.31)
      • Définition de l'entreprise moderne. - Le chef d'entreprise : homme d'action, - Les deux grandes catégories d'éléments qu'il emploie ou dirige : les capitaux sous toutes leurs formes; le travail humain dans ses multiples manifestations, - La liberté du travail, son rôle excitateur à l'énergie. - L'exploitation avantageuse des richesses naturelles implique la coopération dans cette oeuvre de chefs d'entreprise doués de savoir et de caractère (p.31)
    • Chapitre IV. Observations à faire avant de créer une entreprise (p.47)
      • Classification des entreprises. - Le caractère de 'entreprise est de transformer les matières premières ou de les déplacer. - Étude des besoins à satisfaire, des débouchés à étendre ou à faire naître. - Besoins permanents, variables, saisonniers. - Étude du lieu où doit être établie l'entreprise. - Les avantages du milieu, la position géographique. - La question du prix de revient sera traité plus loin (p.47)
    • Chapitre V. La recherche des capitaux (p.68)
      • De la dimension des entreprises dans la recherche des capitaux. - Les entreprises qui débutent "en petit" et se développent ensuite. - Le rôle de l'économie. - La valeur du fondateur ; exemples. - L'opinion de Carnegie. - La prise d'une suite d'affaires ; les précautions à prendre. - Entreprises privées et sociétés. - Les différentes formes juridiques des sociétés doivent être choisies pour être adaptées à la nature de l'entreprise. - Le rôle des capitalistes. - Le rôle des banques. - Caractère des banques industrielles. - La question des "apports". - La rémunération des fondateurs et des techniciens chargés d'étudier les affaires à entreprendre (p.68)
    • Chapitre VI. L'administration des entreprises L'emploi des capitaux (p.97)
      • Rôle de coordination et de direction du chef d'entreprise. - On peut le comparer à un chef d'orchestre. - Il agit sur deux grandes catégories d'éléments de production : les capitaux, le travail. - Capitaux fixes et capitaux circulants : relativité de leurs proportions. - Trois règles à suivre dans l'emploi des capitaux. - Utilité du compte-courant en banque ; l'usage du chèque. - Notion du prix de revient. - L'amortissement. - Le capital social dans les sociétés ; modes divers de son accroissement. - Les réserves ; leur emploi (p.97)
    • Chapitre VII. L'emploi du travail I (p.120)
      • Une formule trop abstraite. - Le travail musculaire ou de main d'oeuvre et le travail mental. - Le travail par inhibition : l'épargne. - Le travail personnel du chef d'entreprise : les différents cas à considérer. - Le chef d'entreprise assure l'unité de la direction. - La recherche des collaborateurs. - La préparation d'un successeur. - Rapports avec les employés, avec la main d'oeuvre. - Les syndicats professionnels. - Les contrats collectifs (p.120)
    • Chapitre VIII. L'emploi du travail II (p.139)
      • La loi l'économie de l'effort. - Les conditions générales du "milieu" pour le meilleur rendement. - Moyens spéciaux d'accroître la productivité de la main-d'oeuvre : les primes ; la participation aux bénéfices, son application limitée. - L'organisation des ateliers. - Le système Taylor. - Les travaux sur les "mouvements", de M. Frank B. Gilbreth (p.139)
    • Chapitre IX. Le rôle de la comptabilité (p.159)
      • Les quatre fonctions de la comptabilité. - La connaissance de la situation de l'entreprise. - Le contrôle. - L'établissement du prix de revient ; ses éléments. - Prix de vente et bénéfices. - L'amortissement : industriel ; financier. - Lebilan. (p.159)
    • Chapitre X. Les débouchés (p.183)
      • La recherche des débouchés. - Il faut satisfaire le goût des clients et non leur imposer celui des fabricants. - Utilité de la représentation permanente sur les marchés étrangers importants. - Exemple relatif aux États-Unis. - La concentration des entreprises industrielles ; la fabrication en séries : conséquences. - La formation des trusts et des cartells ; leur but ; leurs dangers. - Un procédé anti-économique : le dumping (p.183)
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70 LES ENTREPRISES INDUSTRIELLES

suffisent ici pour montrer les conditions différentes du crédit suivant 1 usage à faire des capitaux. Pour les entreprises agricoles, il existe des établissements spéciaux en vue de satisfaire aux besoins de crédit à long terme ou à des termes plus courts. Les crédits fonciers ont été créés pour le premier objet ; les caisses de crédit agricole pour le second. Mais les prêts fonciers — hypothécaires comme les Crédits Fonciers — sont souvent faits directement par notaires, et les banques interviennent aussi pour les seconds.

La dimension de l’entreprise détermine une distinction d’un autre ordre. Une toute petite entreprise, celle d’un artisan qui se propose de travailler lui-même avec un ou deux ouvriers, par exemple, ne peut trouver le capital nécessaire à cette modeste entreprise que dans la localité où il est connu. Il peut avoir déjà quelques ressources ou n’en posséder aucune. Dans ces deux cas, sa valeur personnelle, morale et technique, son passé jouent un rôle important. Il s’adressera aux possesseurs de capitaux qui peuvent l’apprécier et qui peuvent aussi mesurer le plus ou moins de chances de sa réussite puisque, par hypothèse, ils habitent le même pays que lui. Le capital n’étant pas très élevé, c’est le plus souvent ou un seul prêteur direct ou un banquier local qui fournira ce capital. Et alors, suivant que l’entreprise à fonder est industrielle ou commerciale, le prêt doit être à durée plus ou moins longue.

Carnegie, le célèbre industriel nord-américain, ré-




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