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  • Liesse, André (1854-1944) - Portraits de financiers
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  • PAGE DE TITRE
    • Table des matières (p.347)
    • Introduction (n.n.)
    • Ouvrard (p.1)
      • I. Ses débuts (p.6)
      • II. La psychologie d'Ouvrard ; ses relations (p.14)
      • III. Ouvrard homme d'affaires, munitionnaire et spéculateur (p.23)
      • IV. Les doctrines financières et économiques d'Ouvrard (p.43)
    • Mollien (p.69)
      • I. Les débuts de Mollien ; la formation de son esprit (p.69)
      • II. Mollien, administrateur et financier (p.84)
      • III. Les théories et les doctrines de Mollien (p.104)
    • Gaudin (p.121)
      • I. Ses débuts ; sa carrière administrative et politique (p.121)
      • II. L'oeuvre de la réorganisation financière de Gaudin ; ses doctrines (p.137)
    • Le Baron Louis (p.159)
      • I. L'homme et sa vie (p.159)
      • II. Ses doctrines et ses idées (p.191)
    • Corvetto (p.201)
      • I. Son origine ; sa vie (p.201)
      • II. Son administration ; ses idées (p.215)
    • Jacques Laffitte (p.247)
      • I. La vie de Laffitte (p.247)
      • II. Ses idées financières (p.268)
    • De Villèle (p.297)
      • I. Ses origines ; sa vie (p.297)
      • II. L'oeuvre administrative de Villèle ; ses idées, ses doctrines (p.326)
  • Dernière image
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PORTRAITS DE FINANCIERS.

l’État d’une partie des arrérages de la dette. A ses yeux, l’État manquait à ses engagements en rognant les revenus desrentiers. Et c’était toujours l’idée du respect des contrats et de la propriété d’autrui qui l’inspirait dans cette discussion. 11 avait vu le crédit de l’État très bas, et il n’avait point été long à comprendre les causes de cette déchéance. Aussi, en tout temps, proclama-t-il très haut la nécessité pour un État de payer intégralement ce qu’il doit, de faire honneur à ses promesses, de ne rien nier de ses dettes. C’est à son école que Louis et Corvetto ont appris ces sages maximes qu’ils proclamèrent à lë\ir tour avec courage lorsque, au pouvoir aussi eux, ils se trouvèrent soumis aux suggestions mauvaises d’un entourage composé de gens ignorants et peu scrupuleux.

III

LES THÉORIES ET LES DOCTRINES DE MOLLIEN

I

Napoléon se plaisait à traiterMollien «d’idéologue». Ce mot ne prenait pas dans sa bouche l’acception de mépris qu’il lui donnait parfois, lorsqu’il désignait ainsi les philosophes et les économistes. Mais il sentait bien, dans les nombreuses discussions qu’il avait avec son ministre du Trésor, que celui-ci,tout en raisonnant avec rigueur sur les faits, expliquait leur enchaînement par des idées générales. Il croyait à la toute-puissance de l’action et de la volonté et souffrait des explications où Mollien lui montrait implicitement le néant

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