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OU Vil ARD.
23
il avait confiance dans les ressources de son esprit.
Tous les ministres des Finances de l’Empire et de la Restauration entretinrent, malgré une défiance continue, plus que des relations d’affaires avec Ouvrard. Ils ne lui demandèrent pas toujours que de l’argent dans les moments critiques, mais aussi des conseils. Ils eurent souvent recours à son audacieuse habileté, comme on fait d’un médecin hardi, énergique, pour un malade dont on est près de desespérer; on ne voulut cependant voir en lui qu’une sorte de rebouteur financier, — opinion assurément injuste. Ces relations ne lui épargnèrent ni les procès, ni les ennuis inséparables d’une telle condition. Le duc de Richelieu, qui sut l’apprécier en des circonstances où il rendit à l’État de réels services, maria la fille du financier à M. de Rochechouart. Cette alliance ne lui atttira guère les sympathies d’un milieu où on le considéra toujours comme un de ces fournisseurs de l’ancien régime que l’on méprisait, comme un traitant adroit à s’enrichir sans trop se préoccuper du choix des moyens.
III
OUVRARD HOMME b’aFFAIRES, M U N I T 10 N N AI RE ET SPÉCULATEUR
Suivre Ouvrard dans toutes les relations d’affaires qu’il eut avec les gouvernements de l’Empire et de la Restauration, comme munitionnaire ou même comme prêteur de capitaux, nous entraînerait dans un exposé trop long et souvent fastidieux. Ses démêlés avec les ministres eurent, presque toujours, les mêmes causes, et se terminèrent, la plupart du temps, de la même
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,54 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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il avait confiance dans les ressources de son esprit.
Tous les ministres des Finances de l’Empire et de la Restauration entretinrent, malgré une défiance continue, plus que des relations d’affaires avec Ouvrard. Ils ne lui demandèrent pas toujours que de l’argent dans les moments critiques, mais aussi des conseils. Ils eurent souvent recours à son audacieuse habileté, comme on fait d’un médecin hardi, énergique, pour un malade dont on est près de desespérer; on ne voulut cependant voir en lui qu’une sorte de rebouteur financier, — opinion assurément injuste. Ces relations ne lui épargnèrent ni les procès, ni les ennuis inséparables d’une telle condition. Le duc de Richelieu, qui sut l’apprécier en des circonstances où il rendit à l’État de réels services, maria la fille du financier à M. de Rochechouart. Cette alliance ne lui atttira guère les sympathies d’un milieu où on le considéra toujours comme un de ces fournisseurs de l’ancien régime que l’on méprisait, comme un traitant adroit à s’enrichir sans trop se préoccuper du choix des moyens.
III
OUVRARD HOMME b’aFFAIRES, M U N I T 10 N N AI RE ET SPÉCULATEUR
Suivre Ouvrard dans toutes les relations d’affaires qu’il eut avec les gouvernements de l’Empire et de la Restauration, comme munitionnaire ou même comme prêteur de capitaux, nous entraînerait dans un exposé trop long et souvent fastidieux. Ses démêlés avec les ministres eurent, presque toujours, les mêmes causes, et se terminèrent, la plupart du temps, de la même
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