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OL’YRARD.
43
IV
LES DOCTRINES FINANCIÈRES ET ÉCONOMIQUES d’ouvrard
I
L’instruction économique d’Ouvrard, si l’on en juge par ses mémoires spéciaux sur les questions de crédit public, mélange de vérités, d’erreurs et de paradoxes, semble avoir été très incomplète. Sa vie aventureuse ne lui permit guère, il est vrai, de se livrer à des études suivies et profitables. L’homme d’action, pressé de conclure, entier dans ses appréciations, dominait en lui. 11 avait ainsi des doctrines très tranchées et des certitudes parfois déconcertantes. On ne trouve, dans ses écrits techniques, aucune idée qui puisse faire supposer qu’il ait lu attentivement les ouvrages d’Adam Smith et de J.-B. Say, très connus déjà et très appréciés des gens cultivés de cette époque (1). S’il ne les ignora pas, il ne sut en tirer aucun enseignement.
(l)La première traduction française du célèbre livre : Recherches sur la nature et les causes cle la richesse des nations parut en volumes vers 1788. Elle était de Illavet; elle avait été publiée par fragments quelque temps auparavant dans le Journal de F Agriculture, des Arts et du Commerce. On sait qu’une seconde traduction fut faite par Roucher, le poète des Saisons, et publiée en 1790. Puis vint celle de Germain Garnier, la meilleure sans contredit. La Rochefoucauld s’était mis à traduire Smith dès le début; il ne continua pas, Blavet Payant devancé. Condorcet devait aussi annoter l’édition de Roucher. Le volume ne vit pas le jour.
La première édition du Traité cl’Economie politique de J.-R. Say parut en 1803. La seconde édition ne put être publiée sous l’Empire, la direction de l'imprimerie ayant refusé son autorisation. Ce fut seulement sous la Restauration que cette seconde édition put paraître.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,41 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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IV
LES DOCTRINES FINANCIÈRES ET ÉCONOMIQUES d’ouvrard
I
L’instruction économique d’Ouvrard, si l’on en juge par ses mémoires spéciaux sur les questions de crédit public, mélange de vérités, d’erreurs et de paradoxes, semble avoir été très incomplète. Sa vie aventureuse ne lui permit guère, il est vrai, de se livrer à des études suivies et profitables. L’homme d’action, pressé de conclure, entier dans ses appréciations, dominait en lui. 11 avait ainsi des doctrines très tranchées et des certitudes parfois déconcertantes. On ne trouve, dans ses écrits techniques, aucune idée qui puisse faire supposer qu’il ait lu attentivement les ouvrages d’Adam Smith et de J.-B. Say, très connus déjà et très appréciés des gens cultivés de cette époque (1). S’il ne les ignora pas, il ne sut en tirer aucun enseignement.
(l)La première traduction française du célèbre livre : Recherches sur la nature et les causes cle la richesse des nations parut en volumes vers 1788. Elle était de Illavet; elle avait été publiée par fragments quelque temps auparavant dans le Journal de F Agriculture, des Arts et du Commerce. On sait qu’une seconde traduction fut faite par Roucher, le poète des Saisons, et publiée en 1790. Puis vint celle de Germain Garnier, la meilleure sans contredit. La Rochefoucauld s’était mis à traduire Smith dès le début; il ne continua pas, Blavet Payant devancé. Condorcet devait aussi annoter l’édition de Roucher. Le volume ne vit pas le jour.
La première édition du Traité cl’Economie politique de J.-R. Say parut en 1803. La seconde édition ne put être publiée sous l’Empire, la direction de l'imprimerie ayant refusé son autorisation. Ce fut seulement sous la Restauration que cette seconde édition put paraître.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,41 %.
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