Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Adapte la taille de l’image à la fenêtre
Rotation antihoraire 90°
Rotation antihoraire 90°
Imprimer la page

- TABLE DES MATIÈRES
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- PAGE DE TITRE (Première image)
- Les ancêtres (p.9)
- Les dirigeables (p.19)
- Les planeurs (p.23)
- Les aéroplanes. Les bilans vainqueurs de 1908 (p.27)
- L'école française (p.33)
- Les appareils Voisin frères (p.33)
- L'appareil Ferber (p.37)
- L'école américaine (p.37)
- L'aéroplane Wright (p.37)
- Les monoplans (p.45)
- Les appareils Blériot (p.45)
- Le Monoplan R.E.P. 2 bis (R. Esnault-Pelterie) (p.49)
- L'aéroplane Antoinette (p.53)
- Aéroplane Astra (Système Kapferer) (p.55)
- L'aéroplane Bayard-Clément (p.55)
- A. de Pischof et P. Koechlin (p.55)
- Les « demoiselles » Santos-Dumont (p.59)
- Les hélicoptères (p.61)
- Le giroplane Bréguet-Richet n° 2 bis (p.61)
- Les modèles (p.65)
- Les modèles monoplans (p.67)
- d'André (p.67)
- Vérien (p.67)
- Henri Belin (p.68)
- J. Bruyère-Sarrazin (p.68)
- Jourdain (p.69)
- A. Neyrolles (p.69)
- Georges Rupalley (p.69)
- (Jean Schaerff) Labiche (p.71)
- H. Sergeant (p.71)
- Vendôme (p.71)
- Vignetti (p.73)
- Modèles biplans (p.75)
- Henri Berger (p.75)
- Denis Lance (p.75)
- Théo Latapie (p.77)
- Georges Lebeau (p.77)
- Lejeune (p.78)
- Rebut et Sarazin (p.78)
- A. Trochu (p.79)
- J. Rollé (p.79)
- L'Hélicoplane Paul Cornu (p.80)
- Appareil Lataste (p.80)
- Les moteurs d'aviation (p.81)
- Le moteur Antoinette (p.81)
- Le moteur Bayard-Clément (p.83)
- Le moteur Buchet (p.85)
- Le moteur E.N.V. (p.85)
- Le moteur Esnault Pelterie (p.85)
- L'Aéromoteur Farcot (p.87)
- Le moteur FIAT (p.87)
- Le moteur Gnôme (Omega) (p.87)
- Le moteur Gobron-Brillié (p.89)
- Le moteur Pipe (p.90)
- Le moteur Renault frères (p.90)
- Le moteur Wright (p.91)
- Bibliographie des principaux ouvrages sur l'aviation 1734-1909. Par F.-Louis Vivien, Libraire-Editeur (n.n.)
- Table des matières (n.n.)
- Dernière image
LES ANCÊTRES
.-j ç.
L’ŒUVRE DU COLONEL RENARD
Une légende qui s’est accréditée pendant toute la vie du colonel Charles Renard, et qui a probablement cours après sa mort, est la suivante : a Le colonel Renard est un partisan absolu du plus léger que l’air et un ennemi systématique du plus lourd que l’air : il ne veut pas entendre parler d’aviation. « Cette légende vient sans doute de ce que tout le monde a pu voir le savant officier présider à la construction de ballons libres ou captifs, organiser, grâce à ces engins, le' service de l’Aérostation Militaire, construire et manœuvrer le premier aérostat véritablement dirigeable, et consacrera l’aérostation la plus grande partie des ressources en matériel et en personnel dont il pouvait disposer. S’il a agi de la sorte, c’est uniquement qu’au cours de sa carrière aéronautique officielle (1875-1905) la navigation aérienne lui a paru, et avec raison, susceptible d’une solution plus rapide par l’aérostation que par l’aviation. Le poids des moteurs était trop élevé, jusqu’à ces dernières années, pour permettre raisonnablement d’essayer d’enlever des aéroplanes, tandis qu’on pouvait avec un certain succès les appliquer à imprimer à des aérostats allongés une vitesse suffisante. En faisant principalement de l’aérostation, le colonel Charles Renard n’obéissait donc pas à un parti pris systématique, il faisait, comme il le disait lui-même, de l’opportunisme, c’est-à-dire qu’il travaillait principalement en vue d’obtenir plus promptement des résultats utiles.
Mais il ne négligeait pas pour cela l’aviation, dont il avait prévu tout l’intérêt. Ses premières recherches aéronautiques, alors qu’il était simple lieutenant du génie à Arras, avaient porté sur des appareils plus lourds que l’air. Il n’a jamais cessé de s’en occuper et je me rappelle que, lorsqu’en 1879 je devins son collaborateur, il me disait : « Nous allons travailler à faire un ballon dirigeable; aux yeux de tout le monde cela passe pour une utopie, mais j’ai la conviction de réussir d’ici à quelques années. Mais le dirigeable n’est pas pour moi le dernier mot de la navigation aérienne; à mon avis, l’avenir est aux aéroplanes. Garde-toi seulement d’en parler : on te prendrait pour, un fou. » Tel était, en effet, l’état d’esprit général il y a une trentaine d’années.
Quoi qu’il en soit, le colonel Charles Renard ne cessa de s’intéresser aux questions d’aviation. Il fit de nombreuses études atmosphériques et des expériences plus nombreuses encore sur la résistance de l’air. Nul mieux que lui n’en connaissait les lois et n’en possédait les secrets. Chaque année, au cours de ce qu’on appelait la période d’instruction, pendant laquellle des officiers de différentes armes venaient apprendre à Chalais les principes de l’aéronautique et s’initier à ses applications militaires, il clôturait son cours par une conférence sur l’aviation dans laquelle il ouvrait des aperçus nouveaux sur ce qui semblait alors appartenir au rêve plus qu’à la réalité. Plusieurs
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,34 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
.-j ç.
L’ŒUVRE DU COLONEL RENARD
Une légende qui s’est accréditée pendant toute la vie du colonel Charles Renard, et qui a probablement cours après sa mort, est la suivante : a Le colonel Renard est un partisan absolu du plus léger que l’air et un ennemi systématique du plus lourd que l’air : il ne veut pas entendre parler d’aviation. « Cette légende vient sans doute de ce que tout le monde a pu voir le savant officier présider à la construction de ballons libres ou captifs, organiser, grâce à ces engins, le' service de l’Aérostation Militaire, construire et manœuvrer le premier aérostat véritablement dirigeable, et consacrera l’aérostation la plus grande partie des ressources en matériel et en personnel dont il pouvait disposer. S’il a agi de la sorte, c’est uniquement qu’au cours de sa carrière aéronautique officielle (1875-1905) la navigation aérienne lui a paru, et avec raison, susceptible d’une solution plus rapide par l’aérostation que par l’aviation. Le poids des moteurs était trop élevé, jusqu’à ces dernières années, pour permettre raisonnablement d’essayer d’enlever des aéroplanes, tandis qu’on pouvait avec un certain succès les appliquer à imprimer à des aérostats allongés une vitesse suffisante. En faisant principalement de l’aérostation, le colonel Charles Renard n’obéissait donc pas à un parti pris systématique, il faisait, comme il le disait lui-même, de l’opportunisme, c’est-à-dire qu’il travaillait principalement en vue d’obtenir plus promptement des résultats utiles.
Mais il ne négligeait pas pour cela l’aviation, dont il avait prévu tout l’intérêt. Ses premières recherches aéronautiques, alors qu’il était simple lieutenant du génie à Arras, avaient porté sur des appareils plus lourds que l’air. Il n’a jamais cessé de s’en occuper et je me rappelle que, lorsqu’en 1879 je devins son collaborateur, il me disait : « Nous allons travailler à faire un ballon dirigeable; aux yeux de tout le monde cela passe pour une utopie, mais j’ai la conviction de réussir d’ici à quelques années. Mais le dirigeable n’est pas pour moi le dernier mot de la navigation aérienne; à mon avis, l’avenir est aux aéroplanes. Garde-toi seulement d’en parler : on te prendrait pour, un fou. » Tel était, en effet, l’état d’esprit général il y a une trentaine d’années.
Quoi qu’il en soit, le colonel Charles Renard ne cessa de s’intéresser aux questions d’aviation. Il fit de nombreuses études atmosphériques et des expériences plus nombreuses encore sur la résistance de l’air. Nul mieux que lui n’en connaissait les lois et n’en possédait les secrets. Chaque année, au cours de ce qu’on appelait la période d’instruction, pendant laquellle des officiers de différentes armes venaient apprendre à Chalais les principes de l’aéronautique et s’initier à ses applications militaires, il clôturait son cours par une conférence sur l’aviation dans laquelle il ouvrait des aperçus nouveaux sur ce qui semblait alors appartenir au rêve plus qu’à la réalité. Plusieurs
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,34 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



