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  • Arcet, Jean-Pierre-Joseph d' (1777-1844) - Description d'une magnanerie salubre, au moyen ...
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    • Description d'une magnanerie salubre [...] (p.1)
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    • Magnanerie établie chez M. de Grimaudet à Villemomble, département de la Seine (pl.613)
    • Détails de la magnanerie établie chez M. de Grimaudet à Villemomble (pl.614)
    • Magnanerie établie chez M. de Grimaudet à Villemomble (pl.615)
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VERS A. SOIE.

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Je supposerai maintenant, pour plus.de clarté, une des deux magnaneries entièrement occupée; je vais dire comment le travail de la ventilation doit s y faire, et œ qui suit sera applicable en tout point à la seconde magnanerie formant le côté gauche du bâtiment, lorsque cette salle servira à l’éducation des vers à soie.

J’admets qu’on est bien d’accord sur le degré de chaleur (i), d’humidité et de ventilation qu’il faut entretenir constamment dans la magnanerie : cela posé, voici comment j’opérerais.

Ayant attaché des thermomètres contre les carreaux de deux des portes vitrées de la chambre à air, et ayant placé symétriquement, à i“»,6 au dessus du plancher de la magnanerie, deux thermomètres et deux hygromètres pareils, je ferais du feu dans le calorifère 4» si l’air extérieur était trop froid, je mettrais de la glace dans les caisses 18, si cet air était trop chaud, et je mettrais enfin de l’eau dans ces caisses ou dans quelques unes d’elles, si l’air employé à la ventilation était trop sec : on conçoit que j’arriverais ainsi facilement, en pratique, à donner au courant ventilateur le degré de chaleur et d’humidité le plus convenable pour entretenir les vers à soie en bon état de santé et pour les faire parvenir au plus grand développement possible (2).

Quant au degré do ventilation à donner à la magnanerie , le fait de l’existence de vers à soie à l’état naturel, sur les arbres et en plein air, à la Chine, prouve qu'ici on pourrait ne pas craindre d’outre-passer les limites nécessaires à l’assainissement de la salle, .mais il vaudra mieux ne faire que les atteindre, et il ne faudra que s’aider de l’odorat pour arriver à ce but : il suffira, en effet, de ne ventiler la magnanerie que ce qu’il faudra pour que l’air ne s’y infecte pas vers le haut de la pièce; ce qu’on pourra recon-

(1) Les propriétaires de magnaneries ne sauraient trop adopter l’usage du thermomètre à index} pour s’assurer constamment si la température prescrite a été observée en leur absence. Cet instrument se trouve décrit et figuré dans le Bulletin de la Société d’Encouragement, année 1824, p. 235, et dans mon Traité d’éducation des vers à soie. ( Bonafous. )

(2) Une température trop basse ou trop élevée peut, en effet, contrarier la croissance des vers

à soie; mais c’est la chaleur principalement qui leur est nuisible: en excitant chez ces

insectes un appétit qui n’est pas en rapport avec leurs forces digestives; 20 en favorisant la fermentation de leur litière. Certains magnaniers, accoutumés à se guider d’après une routine aveugle , s’imaginent mal à propos qu’une litière épaisse est nécessaire pour entretenir la chaleur des vers à soie , et cette erreur me paraît une des plus contraires à la réussite des éducations. Non seulement il faut fréquemment déliter les vers ; mais , dans cette opération, au lieu de jeter et de déposer à terre la litière des claies, comme on le fait ordinairement, on doit l’enlever avec soin et la transporter loin des habitations. J’ai vu dans mes ateliers la mortalité s’arrêter comme par enchantement par le simple enlèvement de la litière. (Bonafous.)

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