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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Rapport remis à Monsieur le Dauphin, par un membre de la Société, lequel a été chargé par Monseigneur d'en donner connaissance au Conseil général (p.1)
- Avertissement (p.8)
- Lettre adressée à M. Delavau, Conseiller d'état, Préfet de police, etc., par le Conseiller de Salubrité (en 1822) (p.9)
- Instruction du Conseil de Salubrité sur la sur la construction des latrines publiques, et sur l'assainissement des latrines et des fosses d'aisances (p.11)
- Chapitre premier. Théorie de l'assainissement des fosses d'aisances par le moyen de la ventilation forcée (p.12)
- Chapitre II. Application de la théorie expliquée dans le chapitre précédent (p.13)
- Chapitre III. Des moyens à employer pour établir, à volonté ou en tout temps, dans la cheminée d'appel B D, le courant d'air ascensionnel convenable (p.17)
- Chapitre IV. Descriptions de plusieurs latrines ventilées et assainies au moyen de fourneaux d'appel spéciaux (p.23)
- Dernière image
s
La Grande-Force, où les Hommes sont détenus, éprouve dans quelques pièces l’infection à laquelle il s’agit de remédier; et elle y est à un haut degré. Celle de la prison des femmes est encore plus insupportable. On a peine à concevoir ce qu’ont à souffrir cent cinquante à deux cents femmes réunies au sein de ces exhalaisons mé -phitiques.
Les fourneaux nécessaires ont été commencés : ils seront finis dans la semaine.
Le Conseil, dans le cours de ses travaux, a souvent recommandé qu’on prît le plus grand soin de purifier l’air des prisons. Je n’ai rien a lui apprendre touchant les conséquences funestes qu’entraîne un air corrompu-, et cependant, je crois devoir consigner, dans le rapport que j’ai l’honneur de lui faire, une observation particulière qui résulte d’une expérience de plusieurs années. La prison de Clermont (Oise) est divisée en deux partie^. L’une, occupée par les hommes , est dans une exposition malsaine et voit le nord; la mortalité y est annuellement au terme moyen d’un prisonnier sur seize , et on voit souvent les plus robustes succomber. On respire un meilleur air dans le quartier des femmes ; et la mortalité n’y est que d’une personne sur quarante-trois, pendant la même durée d’une année.
On peut encore citer le résultat obtenu , à l’hôpital Saint-Louis, d’après les avis du Conseil de Salubrité ; la désinfection des latrines y a rendu les salles également salubres dans toutes leurs parties , tandis que, avant cette opération, on était obligé d’éloigner des portes des lieux d’aisance, les lits des malades. On peut aussi rappeler les succès obtenus au laboratoire de la monnaie, dans les ateliers de doreurs, dans les fabriques de bleu de Prusse , de fer-blanc , de cendres gravelées, dans lés cuisines, dans les soufroirs, dans la construction des appareils fumigatoires à l’usage des hôpitaux, etc. , etc . C’est surtout à l’obligeance constante de M, D’Arcet , qu’on doit ces succès généralement obtenus.
Je ne crois pas qu’on puisse, avec une dépense de 100,000 francs , procurer une amélioration plus utile et plus générale que celle dont il rs’agit. Une multitude de prisonniers que l’infection tourmentait peu-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 97,98 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
La Grande-Force, où les Hommes sont détenus, éprouve dans quelques pièces l’infection à laquelle il s’agit de remédier; et elle y est à un haut degré. Celle de la prison des femmes est encore plus insupportable. On a peine à concevoir ce qu’ont à souffrir cent cinquante à deux cents femmes réunies au sein de ces exhalaisons mé -phitiques.
Les fourneaux nécessaires ont été commencés : ils seront finis dans la semaine.
Le Conseil, dans le cours de ses travaux, a souvent recommandé qu’on prît le plus grand soin de purifier l’air des prisons. Je n’ai rien a lui apprendre touchant les conséquences funestes qu’entraîne un air corrompu-, et cependant, je crois devoir consigner, dans le rapport que j’ai l’honneur de lui faire, une observation particulière qui résulte d’une expérience de plusieurs années. La prison de Clermont (Oise) est divisée en deux partie^. L’une, occupée par les hommes , est dans une exposition malsaine et voit le nord; la mortalité y est annuellement au terme moyen d’un prisonnier sur seize , et on voit souvent les plus robustes succomber. On respire un meilleur air dans le quartier des femmes ; et la mortalité n’y est que d’une personne sur quarante-trois, pendant la même durée d’une année.
On peut encore citer le résultat obtenu , à l’hôpital Saint-Louis, d’après les avis du Conseil de Salubrité ; la désinfection des latrines y a rendu les salles également salubres dans toutes leurs parties , tandis que, avant cette opération, on était obligé d’éloigner des portes des lieux d’aisance, les lits des malades. On peut aussi rappeler les succès obtenus au laboratoire de la monnaie, dans les ateliers de doreurs, dans les fabriques de bleu de Prusse , de fer-blanc , de cendres gravelées, dans lés cuisines, dans les soufroirs, dans la construction des appareils fumigatoires à l’usage des hôpitaux, etc. , etc . C’est surtout à l’obligeance constante de M, D’Arcet , qu’on doit ces succès généralement obtenus.
Je ne crois pas qu’on puisse, avec une dépense de 100,000 francs , procurer une amélioration plus utile et plus générale que celle dont il rs’agit. Une multitude de prisonniers que l’infection tourmentait peu-
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