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EXPÉRIENCES SUR LE GOUDRONNAGE DE CHAUSSÉES EN MACADAM. 5
à cause des frais considérables, à construire une chaussée, en véritable tar-macadam. On pouvait prévoir que la chaussée, sous un épais revêtement de goudron, offrirait un aspect analogue à celui d’une chaussée en asphalte. 11 ne pouvait y avoir doute que sur un point : comment se comporterait semblable chaussée par des temps chauds? Afin d’être fixé sur cette question, on effectua en l’année 1907, sur la Edlichstrasse, l’essai décrit ci-dessous :
Après que le répandage de la pierraille eut été fait sur une épaisseur de 12 cm sur l’enrochement existant, et après cylindrage de l’empierrement avec le sable et l’eau nécessaires, on procéda, lorsque la chaussée fut redevenue absolument sèche, — voir le plan en annexe (Stadtisches Tiefbauamt, Bau.Nr. 1118), — au déversement d’une chape de goudron au moyen d’une voiture répandeuse. Le goudronnage fut entrepris par la Société Westrumit, de Dresde, qui employa à cet effet l’appareil construit par J. Lassailly. Sur cette chape de goudron fut répandue une couche, épaisse de 2 cm, de scories de cuivre poréuses de Mansfeld, concassées à 2 cm maximum. Cette couche de scories fut cylindrée au rouleau à vapeur jusqu’à ce qu’elle adhérât complètement à la chape de goudron. Ensuite on procéda, au moyen de l’appareil susdit, à un second goudronnage de la surface de la chaussée. Le goudron fut répandu sur une épaisseur suffisante pour remplir les interstices des fragments de scorie, ainsi que les pores de cette scorie. Finalement la section de chaussée ainsi traitée fut recouverte à nouveau de crasses de cuivre plus fines, et cette nouvelle couche fut encore légèrement cylindrée au moyen du rouleau à vapeur. La chaussée ainsi aménagée put être livrée immédiatement à la circulation.
Après l’achèvement de ces travaux au mois d’août, on observa tout d’abord que les fines scories de cuivre qui servaient de dernier revêtement subissaient encore, sous le passage des véhicules, un mouvement de pénétration dans la couche de goudron. La couche de goudron durcit progressivement, et la chaussée acquit bientôt l’aspect d’une chaussée en asphalte. On constata que la poussière ne se formait qu’en très petite quantité.
En ce qui concerne le nettoyage de la chaussée, on traitait celle-ci de la même manière qu’une chaussée en asphalte. Elle était de temps en temps aspergée d’eau et nettoyée au moyen de rabots à lame en caoutchouc. Malgré que des froids rigoureux eussent parfois sévi au cours de l’hiver, la chaussée y a très bien résisté, et se trouvait au printemps dans l’état observé peu après son établissement. Par de fortes pluies on ne constata pas de ramollissement du goudron, alors que semblable ramollissement avait été remarqué sur d’autres rues simplement goudronnées de la manière décrite au début de la présente communication. Toutefois, par les très fortes chaleurs, les roues, des véhicùles marquent dans le revêtement de légères traces, mais ce fait n’entraîne pas une déformation du
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,60 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
à cause des frais considérables, à construire une chaussée, en véritable tar-macadam. On pouvait prévoir que la chaussée, sous un épais revêtement de goudron, offrirait un aspect analogue à celui d’une chaussée en asphalte. 11 ne pouvait y avoir doute que sur un point : comment se comporterait semblable chaussée par des temps chauds? Afin d’être fixé sur cette question, on effectua en l’année 1907, sur la Edlichstrasse, l’essai décrit ci-dessous :
Après que le répandage de la pierraille eut été fait sur une épaisseur de 12 cm sur l’enrochement existant, et après cylindrage de l’empierrement avec le sable et l’eau nécessaires, on procéda, lorsque la chaussée fut redevenue absolument sèche, — voir le plan en annexe (Stadtisches Tiefbauamt, Bau.Nr. 1118), — au déversement d’une chape de goudron au moyen d’une voiture répandeuse. Le goudronnage fut entrepris par la Société Westrumit, de Dresde, qui employa à cet effet l’appareil construit par J. Lassailly. Sur cette chape de goudron fut répandue une couche, épaisse de 2 cm, de scories de cuivre poréuses de Mansfeld, concassées à 2 cm maximum. Cette couche de scories fut cylindrée au rouleau à vapeur jusqu’à ce qu’elle adhérât complètement à la chape de goudron. Ensuite on procéda, au moyen de l’appareil susdit, à un second goudronnage de la surface de la chaussée. Le goudron fut répandu sur une épaisseur suffisante pour remplir les interstices des fragments de scorie, ainsi que les pores de cette scorie. Finalement la section de chaussée ainsi traitée fut recouverte à nouveau de crasses de cuivre plus fines, et cette nouvelle couche fut encore légèrement cylindrée au moyen du rouleau à vapeur. La chaussée ainsi aménagée put être livrée immédiatement à la circulation.
Après l’achèvement de ces travaux au mois d’août, on observa tout d’abord que les fines scories de cuivre qui servaient de dernier revêtement subissaient encore, sous le passage des véhicules, un mouvement de pénétration dans la couche de goudron. La couche de goudron durcit progressivement, et la chaussée acquit bientôt l’aspect d’une chaussée en asphalte. On constata que la poussière ne se formait qu’en très petite quantité.
En ce qui concerne le nettoyage de la chaussée, on traitait celle-ci de la même manière qu’une chaussée en asphalte. Elle était de temps en temps aspergée d’eau et nettoyée au moyen de rabots à lame en caoutchouc. Malgré que des froids rigoureux eussent parfois sévi au cours de l’hiver, la chaussée y a très bien résisté, et se trouvait au printemps dans l’état observé peu après son établissement. Par de fortes pluies on ne constata pas de ramollissement du goudron, alors que semblable ramollissement avait été remarqué sur d’autres rues simplement goudronnées de la manière décrite au début de la présente communication. Toutefois, par les très fortes chaleurs, les roues, des véhicùles marquent dans le revêtement de légères traces, mais ce fait n’entraîne pas une déformation du
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- Expériences sur le goudronnage de chaussées en macadam à Leipzig durant les années 1904 à 1907
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