- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.r5)
- PREMIÈRE PARTIE. COUP D'ŒIL SUR LA TOPOGRAPHIE ET SUR LE CLIMAT DES ÉTATS-UNIS. PREMIERS PLANS ET PREMIERS ESSAIS DE TRAVAUX PUBLICS (p.1)
- SECTION I. ÉTENDUE ET POPULATION DES ETATS-UNIS (p.1)
- SECTION II. RÉGION DE L'ATLANTIQUE (p.17)
- SECTION III. REGION CENTRALE (p.33)
- CHAP. I. ASPECT GÉNÉRAL ET DIVISION DE CETTE RÉGION (p.33)
- CHAP. II. PLATEAU DES LACS (p.36)
- CHAP. III. BASSIN DU SAINT-LAURENT (p.46)
- CHAP. IV. BASSIN DU MISSISSIPI (p.63)
- Grandes dimensions de ce bassin. Il est formé en éventail. Régularité de sa constitution géologique. Absence de terrain volcanique ou trachytique. Stratification horizontale. Prairies qui en occupent une partie; elles sont susceptibles d'une bonne culture ; elles se prêtent mieux aux chemins de fer qu'aux canaux. Supériorité du Mississipi sur le Saint-Laurent. Abondance de ses eaux et de celles du Saint-Laurent. Comparaisons avec les fleuves de France et avec le Nil. Sous-division du bassin en cinq parties (p.63)
- 1re SOUS-DIVISION. Vallée du haut Mississipi. Sources du fleuve. Elles sont sur un plateau formant comme un deuxième étage au-dessus du plateau des grands lacs, qui dépendent du Saint-Laurent. Dédale de lacs et de marécages d'où sort le fleuve. Ses affluents. Pente modérée d'un grand nombre de ceux de ses affluents qui ont leur source au midi des grands lacs. Rapides et chutes du haut Mississipi (p.63)
- 2e SOUS-DIVISION. Vallée de l'Ohio. L'Ohio est formé à Pittsburg par deux puissantes rivières. Les deux versants de sa vallée sont dissemblables ; l'un a une pente rapide, l'autre a une pente plus douce. Profondeur de la cuvette au fond de laquelle il coule. Description de la forme de la vallée, par M. Bourne. Nombreux affluents de l'Ohio. Navigation facile de ceux de droite qui ont leur source le plus à l'ouest ; la Wabash. Beauté de la vallée de l'Ohio ; richesse de la culture ; la vigne n'y réussit pas mieux que dans le reste des États-Unis (p.63)
- 3e SOUS-DIVISION. Vallée du Missouri. Ses sources sont voisines de celles de la Columbia qui se jette dans l'Océan Pacifique. Grand circuit qu'il décrit. Ses affluents ; ils n'ont pas de cataractes. Vaste espace occupé par ses sources ; après qu'il a reçu les rivières Dearborne et Marie, il n'offre plus de cataractes. Ligne de navigation à vapeur continue de cinq cents myriamètres. La vallée est pittoresque au cœur des montagnes ; elle semble désolée ensuite. Indication de richesses minérales (p.63)
- 4e SOUS-DIVISION. Vallée du bas Mississipi. Ses dimensions. Ses deux versants, l'un, celui de droite, est large; l'autre, celui de gauche, est resserré. Largeur médiocre du fleuve ; sa grande profondeur ; profondeur du Mississipi en diverses parties de son cours. Ses inondations périodiques. Comment cette inondation est graduée par l'épanchement successif des affluents. Ordre dans lequel ils subissent leurs crues. Arbres qu'ils charrient. Chicots (snags) qui s'arrêtent dans le lit du fleuve et qui compromettent les bateaux. Les bords immédiats du fleuve sont plus élevés que le reste de la plaine ; marécages qui bordent le fleuve des deux côtés, seulement à une faible distance de ses bords. Cet exhaussement des bords immédiats doit être un caractère commun aux fleuves qui débordent régulièrement. Le Mississipi n'en occupe pas moins le point le plus bas de la vallée. Le Pô et le Nil sont dans un cas semblable. Plateaux ou bluffs qui de loin en loin viennent border le fleuve. Levée construite par les Français, pour préserver de l'inondation les bords immédiats. Hauteur des crues du Mississipi ; crues de quelques autres fleuves et entre autres du Nil. Comment il ressent l'action de la marée. Son Delta. Bras qu'il lance à droite et à gauche, appelés bayous. Pendant l'étiage quelques-uns des bayous lui apportent de l'eau. Saillie du lit du fleuve au delà du littoral. Embouchures du fleuve. Barre difficile à franchir. Mobilité extrême du terrain aux environs de l'embouchure. Soulèvement et destruction successifs des îles (p.63)
- 5e SOUS-DIVISION. Petits bassins latéraux. Indication de ces bassins. Leur superficie. Configuration du littoral du bassin du Mississipi et des vallées latérales qui en dépendent. Superficie générale du bassin. Population du bassin; comment elle se développe. L'Ouest doit acquérir bientôt la prépondérance dans l'Union. Itinéraire le long du Mississipi, de l'Ohio et de l'Illinois (p.63)
- SECTION IV. DU CLIMAT SOUS LE RAPPORT DE LA TEMPÉRATURE, ET DE L'ABONDANCE DES EAUX PLUVIALES (p.95)
- SECTION V. DES PREMIERS ESSAIS DE TRAVAUX PUBLICS AUX ÉTATS-UNIS, DES PLANS QUI ONT ÉTÉ PROPOSÉS POUR UN SYSTÈME GÉNÉRAL DE COMMUNICATIONS (p.113)
- CHAP. I. FACILITÉS QU'OFFRE LE SOL DES ÉTATS-UNIS POUR UN RÉSEAU DE COMMUNICATIONS ÉTENDU SUR TOUT LE PAYS (p.113)
- CHAP. II. PREMIERS ESSAIS DE CANALISATION (p.120)
- CHAP. III. PLAN DE M. GALLATIN, en 1808 (p.135)
- CHAP. IV. CLASSEMENT DES CANAUX ET DES CHEMINS DE FER EXÉCUTÉS OU A EXÉCUTER SUR LE SOL DES ÉTATS-UNIS (p.142)
- SECONDE PARTIE. LIGNES TRACÉES DE L'EST A L'OUEST AU TRAVERS DES ALLEGHANYS, OU ENTRE LE LITTORAL DE L'ATLANTIQUE ET LA VALLÉE CENTRALE DE L'AMÉRIQUE DU NORD (p.147)
- SECTION I. LIGNES DE L'EST A L'OUEST DANS L'ÉTAT DE NEW-YORK, ET EMBRANCHEMENTS DE CES LIGNES (p.147)
- CHAP. I. COUP D'OEIL HISTORIQUE SUR LES TRAVAUX EXÉCUTÉS DANS L'ÉTAT DE NEW-YORK (p.147)
- CHAP. II. CANAL ÉRIÉ (p.153)
- Construction primitive. Tracé du canal. Trois communications avec l'Hudson et trois avec le lac Érié. Pente et contre-pente. Prise d'eau dans le lac Érié. Alimentation ; difficulté entre Montezuma et le lac Érié; développement de 256 kilom. alimenté par une seule prise d'eau pendant l'été. Traversée des ruisseaux de plain-pied ; substitution de ponts-aqueducs. Principaux ouvrages. Dimensions du canal ; dimensions des écluses. Comparaison avec les canaux anglais et les canaux français Construction des écluses. Danger de mêler des pierres aux terrassements des talus. Ingratitude de la législature envers Clinton. Itinéraire (p.153)
- Reconstruction du canal. Loi de 1835 en faveur de cet agrandissement ; arrêté des Commissaires des Canaux, en date du 3 juillet 1835 ; un an après ils adoptent définitivement des dimensions plus considérables. Dépense probable de l'entreprise, triple de ce qu'a coûté la construction primitive. Délai dans lequel on espère qu'elle sera à son terme. Difficultés à vaincre ; largeur avec laquelle la mesure est conçue. Portée commerciale et politique de l'entreprise. Le canal Érié agrandi doit faire concurrence au Mississipi et au Saint-Laurent ; calcul présenté par M. Samuel B. Ruggles (p.153)
- CHAP. III. CANAL CHAMPLAIN. LIGNE DIRECTE DE NEW-YORK A QUÉBEC (p.171)
- Canal Champlain. Tracé et longueur du canal ; faible élévation du bief de partage. Dimensions. Rigoles ; celle de Glen's Falls est un véritable canal. Navigation dans l'Hudson au-dessus de Troy jusqu'à Waterford. Agrandissement probable du canal Champlain (p.175)
- Ligne de l'Hudson au Saint-Laurent ; canal Chambly; chemin de fer de la Prairie. Rivière Richelieu, qui lie le lac Champlain au Saint-Laurent. Dimensions et dépense du canal Chambly. Chemin de fer de la Prairie pour rendre à Montréal le commerce du lac Champlain. Trajet de New York à Québec et à Montréal (p.175)
- CHAP. IV. EMBRANCHEMENTS DU CANAL ÉRIÉ (p.175)
- CHAP. V. AMÉLIORATION DE L'HUDSON (p.189)
- CHAP. VI. FRAIS DE CONSTRUCTION ET D'EXPLOITATION DES CANAUX DE L'ÉTAT DE NEW-YORK (p.197)
- CHAP. VII. MOUVEMENT COMMERCIAL DES CANAUX DE L'ÉTAT DE NEW-YORK (p.213)
- CHAP. VIII. DU MOUVEMENT COMPARÉ DES DIVERS CANAUX DE L'ÉTAT DE NEW-YORK (p.232)
- CHAP. IX. DU COMMERCE DES AUTRES ÉTATS QUI S'OPÈRE PAR LES CANAUX DE L'ÉTAT DE NEW-YORK. DES PÉAGES QUE PRODUIT CE COMMERCE (p.236)
- CHAP. X. MODES ET FRAIS DE TRANSPORT POUR LES HOMMES ET POUR LES MARCHANDISES (p.242)
- CHAP. XI. DURÉE DE LA NAVIGATION SUR LES CANAUX DE L'ÉTAT (p.250)
- CHAP. XII. DES PÉAGES SUR LES CANAUX (p.254)
- CHAP. XIII. INFLUENCE DES CANAUX DE L'ÉTAT DE NEW-YORK SUR LA RICHESSE PUBLIQUE ET PRIVÉE (p.260)
- CHAP. XIV. LIGNE DE CHEMINS DE FER PARALLÈLE AU CANAL ÉRIÉ (p.266)
- CHAP. XV. CHEMIN DE FER DE NEW-YORK AU LAC ÉRIÉ (p.280)
- CHAP. XVI. PROLONGEMENT, DANS LA NOUVELLE-ANGLETERRE, DES LIGNES TRACÉES DE L'EST A L'OUEST DANS L'ÉTAT DE NEW-YORK (p.291)
- CHAP. XVII. RECAPITULATION (p.316)
- SECTION II. LIGNES TRACÉES DE L'EST A L'OUEST AU TRAVERS DE L'ÉTAT DE PENNSYLVANIE, AVEC LEURS EMBRANCHEMENTS (p.319)
- CHAP. I. APERÇU HISTORIQUE (p.319)
- CHAP. II. PREMIÈRE PARTIE DE LA LIGNE DE PHILADELPHIE A PITTSBURG. CHEMIN DE FER DE PHILADELPHIE A COLUMBIA (p.332)
- CHAP. III. EXPLOITATION DU CHEMIN DE FER DE COLUMBIA. TRACTION ET PÉAGE (p.350)
- CHAP. IV. LOCOMOTIVES AMÉRICAINES (p.381)
- CHAP. V. DEUXIÈME PARTIE DE LA LIGNE DE PHILADELPHIE A PITTSBURG. CANAL LATÉRAL A LA SUSQUEHANINAH ET A LA JUNIATA, DE COLUMBIA A HOLLIDAYSBURG (p.390)
- CHAP. VI. TROISIEME PARTIE DE LA LIGNE DE PHILADELPHIE A PITTSBURG. CHEMIN DE FER DU PORTAGE (p.395)
- CHAP. VII. QUATRIÈME PARTIE DE LA LIGNE DE PHILADELPHIE A PITTSBURG. CANAL LATÉRAL AU CONEMAUGH ET A L'ALLHGHANY OU DE JOHNSTOWN A PITTSBURG, ET LIGNE DE KITTANING A FREEPORT (p.417)
- CHAP. VIII. DROITS DE PEAGE SUR LES CANAUX DE L'ÉTAT DE PENNSYLVANIE, ET TRANSPORT ENTRE PHILADELPHIE ET PITTSBURG (p.424)
- CHAP. IX. EMBRANCHEMENTS DE LA LIGNE DE PHILADELPHIE A PITTSBURG (p.442)
- CHAP. X. LIGNE NAVIGABLE DE PHILADELPHIE A LA SUSQUEHANNAH. 1re PARTIE. CANAL DU SCHUYLKILL (p.447)
- CHAP. XI. 2e PARTIE DE LA LIGNE NAVIGABLE DE PHILADELPHIE A LA SUSQUEHANNAH, ou CANAL DE L'UNION (p.469)
- CHAP. XII. CANAL LATÉRAL A LA SUSQUEHANNAH ET A SES DEUX GRANDES BRANCHES DE L'OUEST ET DU NORD-EST (p.482)
- PREMIÈRE PARTIE. Canal latéral à la Susquehannah, en amont de la Juniata, jusqu'à Northumberland. Tracé, longueur, pente ; dimensions ; largeur des écluses, supérieure à celle qui est admise sur la plupart des canaux de l'État (p.482)
- DEUXIÈME PARTIE. Canal latéral à la Branche Occidentale. Portion terminée en amont jusqu'aux Muncy ripples; embranchement de Lewisburg. Portion comprise entre Muncy et Dunnstown. On a préféré un canal latéral à une navigation en lit de rivière. Bassin du Bald Eagle. Extension de la canalisation jusqu'au Tangascootack. Ecluses coupées dans leur longueur en deux compartiments. Du mode d'amélioration des rivières qui dispense de chemins de halage. Prolongement jusqu'au Sinnemahoning. Utilité du canal de la Branche Occidentale pour l'industrie minérale ; gîtes de houille et de fer ; hauts-fourneaux à la houille. Résumé des éléments du canal latéral à la Branche Occidentale. Distance de Philadelphie au Sinnemahoning (p.483)
- TROISIÈME PARTIE. Canal latéral à la Branche du Nord-Est. Tracé, pentes, écluses, prises d'eau. Premier tronçon terminé au Lackawana. Deuxième tronçon allant du Lackawana à Athènes. Gîtes de combustible que ce dernier mettra en valeur. Détails sur ce deuxième tronçon ; division du Tioga ; division du Wyalusing. Du prolongement jusqu'à la frontière de l'État de New-York. Résumé des éléments du canal latéral à la Branche du Nord-Est. Récapitulation des travaux de l'État dans la vallée de la Susquehannah, en amont de la Juniata (p.487)
- CHAP. XIII. EMBRANCHEMENTS DES CANAUX DE LA SUSQUEHANNAH, AU-DESSUS DE LA JUNIATA. EMBRANCHEMENTS DE LA SUSQUEHANNAH PROPREMENT DITE (p.494)
- CHAP. XIV. CANAL LATÉRAL A LA SUSQUEHANNAH, DE COLUMBIA A LA MER (p.499)
- CHAP. XV. CHEMIN DE FER CONTINU DE PHILADELPHIE A L'OHIO (p.504)
- CHAP. XVI. CANAL CONTINU DE PHILADELPHIE A PITTSBURG (p.508)
- CHAP. XVII. CANAUX SITUÉS A L'OUEST DE L'OHIO ET DE L'ALLEGHANY, OU ENTRE PITTSBURG ET LE LAC ÉRIÉ. LIGNE DU FRENCH CREEK. LIGNE DU BEAVER (p.508)
- CHAP XVIII. DÉPENSES ET PRODUITS DU RÉSEAU DES TRAVAUX PUBLICS APPARTENANT A L'ÉTAT (p.522)
- CHAP. XIX. MOUVEMENT COMMERCIAL DES CANAUX ET DES CHEMINS DE FER DE L'ÉTAT DE PENNSYLVANIE (p.530)
- CHAP. XX. RÉCAPITULATION DES CANAUX ET DES CHEMINS DE FER DE LA PENNSYLVANIE (p.539)
- ERRATA (n.n.)
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RÉGION DE L’ATLANTIQUE.
l’autre. On dirait que ce sont des rides uniformes dues à un redressement oit à un plissement régulier que les couches de la croûte terrestre auraient simultanément éprouvé, sur un immense espace, par l’elfet de la contraction que le refroidissement a pu produire dans la masse du globe, ou par toute autre cause.
La direction générale des Alléghanys est du nord-est au sud-ouest 5 mais entre ces deux extrémités, elle subit des inflexions qui modifient l’aspect général de la chaîne, le nombre et l’espacement des crêtes parallèles, et des angles desquels partent quelques ramifications. Elle décrit un de ces détours, qu’on pourrait aussi bien qualifier de renflements, dans la Pensylvanie, qui est ainsi presque toute comprise dans le périmètre de la chaîne proprement dite. Le nombre des crêtes parallèles varie de six à douze. Il est plus habituellement de huit. Elles changent de nom suivant les lieux et suivant les accidents de terrain qui les ont réunies ou séparées. La chaîne occupe une largeur moyenne de 10 à 20 myriam. M. Darby évalue à 6,000 ou 7,000m environ la largeur de la base de chaque crête, ce qui laisserait 15,000 il 17,000m pour largeur moyenne dessillons. Ces sillons sont le plus souvent susceptibles de recevoir une belle culture; c’est toujours le cas lorsqu’ils reposent sur le calcaire bleu de formation ancienne, qui est si abondant aux États-Unis.
D’après la régularité de configuration qui distingue les Alléghanys, on serait tenté de croire que les fleuves et les rivières ont dû se creuser un lit dans le sens des sillons qui séparent les crêtes. Il n’en est rien cependant. Ces sillons ne forment pas des vallées, quoique quelques-unes en portent le nom. Les rivières se rendent à la mer en traversant les crêtes successives. Elles s’y sont fait jour violemment à la faveur de quelque révolution terrestre. Les crêtes présentent ainsi des tranchées larges et profondes, par où les fleuves continuent leur chemin vers la mer, quelquefois même sans que leur cours soit précisément interrompu en ce point par des rapides ou des chutes. L’une des plus remarquables de ces ouvertures est celle d’Harper’s Ferry où le Potomac et le Shénandoah, unissant leurs eaux, ont forcé la crête connue sous le nom de Blue Ridge (Montagne Bleue). Ces brèches, qui offrent ordinairement des sites pittoresques(1), sont de la plus grande utilité pour les communications. Elles donnent le moyen de se rendre d’un sillon à un autre, sans avoir à franchir aucun sommet. Le défilé d’Harper’s Ferry, par exemple, a été ainsi mis à profit par un canal, par une route et par deux chemins de fer.
Entre l’Hudson et le milieu de la Virginie, la plupart des fleuves et des rivières prennent naissance sur les flancs d’une crête centrale à laquelle on a donné le nom d’Allé-ghany ou de Montagne Apalache, et qui a une hauteur à peu près constante de 800 à 1000m au-dessus de la mer.
Parmi les crêtes allongées qui, marchant parallèles les unes aux autres, composent la chaîne des Alléghanys, on en distingue, indépendamment de la crête centrale, deux qui comprennent entre elles l’ensemble de la chaîne comme un faisceau. Ce sont le
(1) Jefferson a dit que la passe d’Harper’s Ferry valait, à elle seule, le voyage au travers de l’Atlantique.
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