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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- LISTE DES VOLUMES
- Première image
- PAGE DE TITRE
- SUITE DE LA SECONDE PARTIE (p.1)
- SECTION III. COMMUNICATIONS ENTRE LA BAIE DE CHESAPEAKE ET L'OHIO (p.1)
- CHAP. I. CHEMIN DE FER DE BALTIMORE A L'OHIO (p.1)
- CHAP. II. EMBRANCHEMENTS DU CHEMIN DE FER DE BALTIMORE A L'OHIO (p.32)
- CHAP. III. CANAL DE LA CHESAPEAKE A L'OHIO (p.43)
- CHAP. IV. EMBRANCHEMENT DU CANAL DE LA CHESAPEAKE A L'OHIO. CANAL DE MARYLAND. AMELIORATION DU SHENANDOAH (p.62)
- CHAP. V. SUITE DES EMBRANCHEMENTS DU CANAL DE LA CHESAPEAKE A L'OHIO. CANAL D'ALEXANDRIE. PONT-AQUEDUC DE GEORGETOWN (p.65)
- CHAP. VI. CHEMIN DE FER DE BALTIMORE A LA SUSQUEHANNAH (p.86)
- CHAP. VII. RÉCAPITULATION DES CANAUX ET DES CHEMINS DE FER DU MARYLAND (p.90)
- SECTION IV. LIGNE TRACÉE DE L'EST A L'OUEST AU TRAVERS DE L'ÉTAT DE VIRGINIE, OU LIGNE DU JAMES-RIVER ET DU KANAWHA (p.93)
- CHAP I. ANCIENS TRAVAUX. NOUVEAU CANAL DU JAMES-RIVER ET DU JACKSON'S RIVER (p.93)
- CHAP. II. COMPLÉMENT DE L'ARTÈRE DE VIRGINIE. CHEMIN DE FER AU TRAVERS DES ALLEGHANYS. AMELIORATION DU KANAWHA (p.112)
- CHAP. III. Embranchement de l'artère (p.117)
- CHAP. IV. D'un chemin de fer continu de Richmond A l'Ouest (p.120)
- CHAP. V. Navigation du Roanoke (p.124)
- CHAP. VI. De la caisse des Travaux Publics (p.127)
- CHAP. VII. Récapitulation des canaux et des chemins de fer de la Virginie (p.144)
- SECTION V. Ligne de Charleston a l'Ohio (p.137)
- SECTION VI. Lignes tracées de l'est à l'ouest au travers de l'État de Géorgie, ou chemins de fer de Savannah et d'Augusta vers l'Ohio (p.173)
- TROISIÈME PARTIE. COMMUNICATIONS ENTRE LE BASSIN DU MISSISSIPI ET CELUI DU SAINT-LAURENT (p.185)
- SECTION I. Communications entre le réseau des Grands Lacs et les affluents du Mississipi (p.185)
- CHAP. I. Observations sur les États que traversent ces lignes. La civilisation y est toute moderne. Lors de l'Indépendance, les Anglo-Américains n'avaient aucun établissement à l'ouest de l'Ohio. Établissements français. Les Indiens ; obstacles qu'ils opposaient à la mise en culture. Victoire décisive du général Wayne qui rend la sécurité aux colons. Caractère de la population qui est venue se fixer dans ces nouveaux États. Sa croissance. Privation de débouchés jusqu'à l'invention du bateau à vapeur. Nombre des bateaux à vapeur de l'Ouest. Prix des transports extrêmement modique. Grandeur des entreprises de travaux publics des jeunes États de l'Ouest. Ils se sont procuré, par l'emprunt, les ressources nécessaires. Comment l'emprunt, avec cette destination, leur était plus facile, toutes choses égales d'ailleurs, qu'aux États européens. De la différence, à l'égard des emprunts réservés aux travaux publics, entre un pays engagé dans le système militaire et un autre pays qui en est dégagé. Ce que coûte le système militaire à la France et à l'Europe. Dans les États de l'Ouest presque tous les travaux ont été exécutés au compte de l'État (p.185)
- CHAP. II. Canal Ohio (p.193)
- CHAP. III. Embranchements du canal Ohio (p.214)
- CHAP. IV. Canal Miami (p.221)
- CHAP. V. Dépenses de l'État d'Ohio pour les travaux publics (p.229)
- CHAP. VI. Canal de la Wabash au lac Érié (p.232)
- CHAP. VII. Autres canaux de l'État d'Indiana (p.237)
- CHAP. VIII. Chemins de fer de l'État d 'Indiana (p.247)
- CHAP. IX. Dépenses de l'État d 'Indiana pour les travaux publics (p.251)
- CHAP. X. Canal Michigan, ou du lac Michigan à l'Illinois (p.255)
- CHAP. XI. Chemins de fer de l'État d'Illinois (p.260)
- CHAP. XII. Canal du Rock-River au lac Michigan (p.266)
- CHAP. XII. Canal de Wisconsin au lac Michigan par le Fox (ou Neenah). Jonction du Wisconsin et du Fox. Tracé du canal jusqu'à Green-Bay. Caractère du Fox, commun à d'autres cours d'eau de la même région (p.268)
- SECTION II. Améliorations au régime des deux fleuves de la vallée centrale de l'Amérique du Nord (p.271)
- CHAP. I. Lignes commencées ou projetées au travers des deux Péninsules du Michigan ou du Haut-Canada (p.271)
- CHAP. II. Canal Welland, du lac Érié au lac Ontario (p.277)
- CHAP. III. Canalisation du Saint-Laurent (p.291)
- CHAP. IV. Canal de Louisville à Portland (p.306)
- CHAP. V. Travaux divers dans le lit du Mississipi et de l'Ohio. Obstacles divers qui gênent la navigation dans le lit du Mississipi et de l'Ohio. Roches isolées ou en place. Rapides des Moines ; Grand Chain. Bancs de sable ou de gravier. Peu de profondeur de l'Ohio sur les bancs à l'étiage. Épis construits pour approfondir le chenal; ils ont eu de bons résultats; la profondeur minimum du chenal. Des effets probables du déboisement de la vallée de l'Ohio. Le fleuve se prêterait bien à recevoir des barrages-mobiles. Barre du Mississipi. Difficulté d'améliorer les passes. Trois systèmes proposés. Le dragage a été préféré quant à présent. Évaluation de la quantité de matières à enlever. Premier navire dragueur. Épuisement des fonds. Somme nécessaire pour l'opération entière. Arbres échoués ou chicots (snags). Comment les chicots se forment. Description des bateaux imaginés par le capitaine Shreve pour enlever les chicots. Résultats de la première campagne (1829). Dépense par chicot enlevé. Mesure préventive consistant à abattre les bois sur la rive. Détails sur les opérations des dernières années. État actuel du chenal. Les accidents sont devenus plus rares. Précaution adoptée dans la construction des bateaux. Sommes allouées par le Congrès pour l'amélioration du cours du Mississipi, de l'Ohio et de leurs affluents. Observation sur l'emploi de la machine à vapeur dans les travaux (p.316)
- SECTION III. Embranchements de la grande artère de la vallée centrale de l'Amérique du Nord (p.327)
- QUATRIÈME PARTIE. COMMUNICATIONS DU NORD AU MIDI LE LONG DE L'ATLANTIQUE (p.351)
- SECTION 1. Ligne de navigation (p.351)
- CHAP. I. Première partie de la ligne. Canaux projetés de la baie de Massachusetts au détroit de la Longue-Ile et à la baie de Narragansett (p.351)
- CHAP. II. Seconde partie. Canal du Raritan à la Delaware (p.353)
- CHAP. III. Troisième partie. Canal de la Delaware à la Chesapeake (p.358)
- CHAP. IV. Quatrième partie. Canal du Dismal Swamp (p.364)
- CHAP. V. Continuation de la ligne de navigation (p.367)
- SECTION II. Ligne de chemins de fer parallèle au littoral (p.371)
- CHAP. I. Motifs généraux qui rendaient désirables l'établissement d'une ligne de chemins de fer, le long des métropoles du littoral (p.371)
- CHAP. II. Deuxième partie de la ligne. De Boston à New-York (p.383)
- CHAP. III. Troisième partie de la ligne. De New-York à Philadelphie. Double direction (p.392)
- CHAP. IV. Quatrième partie de la ligne. De Philadelphie à Baltimore (p.407)
- CHAP. V. Cinquième partie de la ligne. De Baltimore à Charleston (p.410)
- CHAP. VI. Sixième partie de la ligne. De Charleston a la Nouvelle-Orléans (p.432)
- CINQUIÈME PARTIE. LIGNES QUI RAYONNENT AUTOUR DES MÉTROPOLES (p.430)
- SIXIÈME PARTIE. LIGNES ÉTABLIES AUTOUR DES MINES DE CHARBON (p.449)
- SECTION I. Considérations générales (p.449)
- SECTION II. Lignes débouchant dans l'Hudson (p.455)
- SECTION III. Lignes pénétrant dans le terrain anthraxifère par le Lehigh (p.463)
- CHAP. I. Canal du Lehigh. Chemin de fer de White Haven à Wilkesbarre (p.463)
- CHAP. II. Embranchements du Lehigh canalisé desservant les diverses mines d'anthracite (p.472)
- CHAP. III. Canal Morris. Tracé. Plans inclinés; intervalles qui les séparent; détails sur ce double sujet. Alimentation. Exécuté de 1825 à 1831. Mécomptes; mauvais matériaux aux plans inclinés. Quantité de produits transportée; anthracite. Prolongement en 1835; longueur; dimensions. Dépense en 1837. Frais de traction. Perfection des mécanismes. Projet d'imiter ce système dans l'Etat de New-York, sur les canaux de la Genesee et du Black-River ; pourquoi on y a renoncé. Dimensions. Application que ce système pourrait recevoir en France; navigation et irrigation de la contrée sous-pyrénéenne. Description détaillée du mécanisme d'un de ces plans. Explication des figures (p.476)
- CHAP. IV. Canal latéral à la Delaware (p.490)
- SECTION IV. Lignes qui servent a l'écoulement de l'anthracite par la vallée du Schuylkill (p.493)
- RÉCAPITULATION GÉNÉRALE DES CANAUX ET CHEMINS DE FER DE L'AMÉRIQUE DU NORD (p.527)
- APPENDICE SUR LA CONSTRUCTION DES PONTS EN AMÉRIQUE (p.551)
- Première partie. Ponts en maçonnerie ; anciens ponts en bois. Ponts en maçonnerie. Petit nombre des ponts en maçonnerie ; pont de L 'Horse Shoe Bend ; viaduc de Carrolton. Ouvrage rustique; viaduc Thomas. Fortifications de Boston. Carrière de Quincy; nature de la pierre ; taille; prix. Pont sur le Schuylkill, à la sortie du souterrain de Black Rock. Usage du marbre à Philadelphie, à New-York. Anciens ponts en bois. Pont de Trenton. Grands arceaux en bois. Pont de New-Hope : système analogue. Pont sur le Schuylkill, à Philadelphie. Pont de Portsmouth (p.551)
- Ponts en bois modernes. Ponts du colonel Long. Ponts de Burr. Ponts-aqueducs sur le canal Érié et sur les eaux de la Pennsylvanie. Pont-aqueduc sur le Potomac, pour le canal de la Chesapeake à l'Ohio. Pont de Burr et pont de Town pour les chemins de fer. Pont projeté sur le Will's Creek. Description détaillée. Pont de Peter's Island, pour le chemin de fer de Columbia ; description détaillée. Les piles de ces ponts sont, en général, mal établies. Éperon pour briser les glaces. Rapidité de construction. Avec le système de Burr on peut placer le tablier du pont à telle hauteur qu'on le juge convenable. Exemple de ce que coûtent ces ponts. Ponts de Columbia, pont de Peter's Island; pont sur le Cenestogo; pont sur la Brandywine ; pont sur la Monongahela, à Pittsburg ; pont sur l'Alleghany. Ponts proposés pour le chemin de fer de New-York au lac Érié (p.557)
- Ponts en bois modernes. Deuxième série. Ponts en treillis. Description générale. Tablier à toute hauteur. Inflexibilité de ces ponts. La force du pont dépend, toutes choses égales d'ailleurs, de la hauteur du treillis, ou du nombre des losanges compris dans cette hauteur. Avec de trop grandes travées, ces ponts sont sujets à gauchir. Comment on renforce ces ponts. Rapidité d'exécution; exemple du pont sur le Wissahiccon. Les piles peuvent être très-faibles. Prix de cette charpente; exemples. Piles creuses du pont de Tuscaloosa. Première suite d'exemples de l'application de ce système sur les chemins de fer. Pont sur le Nottoway; chemin de Petersburg au Roanoke. Pont sur l'Opequon; chemin de Winchester à Harper's Ferry. Pont situé sur le chemin de fer de Philadelphie à Mount Carbon, au-dessous de Reading. Appareil avec lequel se fabriquent les chevilles en chêne. Charpente proposée pour le pont canal de Georgetown sur le Potomac. Exemples plus récents. Pont de Richmond. Description détaillée. Quantité de bois et de fer comparée à ce qu'a exigé le pont d'Asnières, du chemin de fer de Paris à Saint-Germain. Piles. Détail des pièces de bois. Pont voisin des écluses de Peacock. Défauts du pont de Richmond ; comment on les a évités cette fois. Longueur moindre des travées; treillis plus haut et plus serré; un cordon de plus ; chevilles en fer à l'extrémité des cordons; moïses verticales ajoutées. Les deux voies du chemin rapprochées. Piles un peu moins maigres. Quantité de bois absorbée. Détail des pièces de bois. Pont biais sur la route du Centre. Description détaillée (p.564)
- TABLE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE DEUXIÈME VOLUME (p.583)
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2
SECONDE PARTIE. SECTION III. CHAPITRE I.
Chemin de fer de Baltimore à l’Ohio.
Lorsque l’État de New-York eut montré par son exemple qu’il était possible de rattacher les lacs ou les fleuves de l’Ouest aux baies dont est parsemé le littoral de l’Atlantique, par des voies de communication perfectionnées, toutes les grandes villes situées à la limite de la navigation maritime le long de la ligne des cataractes (1), se sentirent animées d’une passion extraordinaire pour les entreprises de travaux publics. Les négociants de Baltimore, que leur audace commerciale, pendant les guerres de Napoléon contre l’Angleterre, avait rendus célèbres, et qui s’étaient enrichis alors, et à côté d’eux les habitants de Washington qui s’appuyaient sur le gouvernement fédéral, partagèrent l’enthousiasme universel. Ils s’arrêtèrent, ceux-ci à un canal, ceux-là à un chemin de fer, destinés l’un et l’autre à remonter la vallée du Potomac, et à passer, à travers la chaîne entière des Alleghanys, dans la vallée de l’Ohio. Les deux ouvrages furent commencés le même jour, le 4 juillet 1828, onze ans après que le premier coup de pioche avait été donné au canal Érié.
Les citoyens de Baltimore, qui, d’abord, avaient songé à un canal direct entre leur ville et l’Ohio, et qui en avaient reconnu toutes les difficultés, sous le rapport financier et sous celui de l’exécution matérielle, déployèrent beaucoup d’ardeur et de zèle pour le chemin de fer projeté. En février 1827, dans une assemblée publique convoquée à cet effet, on nomma un comité composé des plus notables h abitants, avec mission de rédiger un rapport sur le chemin de fer. Ce rapport, qui servit de base à l’acte d’autorisation accordé la même année par la législature, était conçu dans les termes les plus approbatifs. Il y était dit qu’un canal de Baltimore à l’Ohio coûterait 117,300,000 fr., et aurait 627 kilomètres de long, tandis que pour le chemin de fer, qui ne devait avoir, assurait-on , que 400 kilomètres, il suffirait de 26,666,667 fr. Les membres du comité annonçaient que, par le chemin de fer, les frais de transport entre Baltimore et l’Ohio seraient moindres d’un tiers. Avec le chemin de fer, les habitants de Baltimore voyaient leur cité supplanter toutes les autres métropoles du littoral. Après que l’entreprise eut été autorisée par la législature du Maryland, des souscriptions réunies pour une valeur totale de 21,333,333 fr. , prouvèrent que leur conviction était profonde. Malheureusement de nombreux mécomptes ne tardèrent pas à dissiper les illusions dont ils s’étaient bercés, sans cependant abattre leur courage.
Le chemin de fer de Baltimore à l’Ohio, a son point de départ proprement dit au coin de Pratt-Street et de la route de Washington, en dehors de la portion bâtie de la ville. C’est là que sont situés le dépôt et les ateliers ; c’est là que les machines locomo-. tives s’arrêtent. Cependant le chemin de fer pénètre dans la ville même, et s’étend au niveau du pavé, le long de Pratt-Street, jusqu’au port appelé City Dock, à 3,000 mètres du dépôt, en passant à côté de l’autre port désigné sous le nom du Bassin ( Basin ), et
(1) Voir tome I, pages 24 et suivantes.
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SECONDE PARTIE. SECTION III. CHAPITRE I.
Chemin de fer de Baltimore à l’Ohio.
Lorsque l’État de New-York eut montré par son exemple qu’il était possible de rattacher les lacs ou les fleuves de l’Ouest aux baies dont est parsemé le littoral de l’Atlantique, par des voies de communication perfectionnées, toutes les grandes villes situées à la limite de la navigation maritime le long de la ligne des cataractes (1), se sentirent animées d’une passion extraordinaire pour les entreprises de travaux publics. Les négociants de Baltimore, que leur audace commerciale, pendant les guerres de Napoléon contre l’Angleterre, avait rendus célèbres, et qui s’étaient enrichis alors, et à côté d’eux les habitants de Washington qui s’appuyaient sur le gouvernement fédéral, partagèrent l’enthousiasme universel. Ils s’arrêtèrent, ceux-ci à un canal, ceux-là à un chemin de fer, destinés l’un et l’autre à remonter la vallée du Potomac, et à passer, à travers la chaîne entière des Alleghanys, dans la vallée de l’Ohio. Les deux ouvrages furent commencés le même jour, le 4 juillet 1828, onze ans après que le premier coup de pioche avait été donné au canal Érié.
Les citoyens de Baltimore, qui, d’abord, avaient songé à un canal direct entre leur ville et l’Ohio, et qui en avaient reconnu toutes les difficultés, sous le rapport financier et sous celui de l’exécution matérielle, déployèrent beaucoup d’ardeur et de zèle pour le chemin de fer projeté. En février 1827, dans une assemblée publique convoquée à cet effet, on nomma un comité composé des plus notables h abitants, avec mission de rédiger un rapport sur le chemin de fer. Ce rapport, qui servit de base à l’acte d’autorisation accordé la même année par la législature, était conçu dans les termes les plus approbatifs. Il y était dit qu’un canal de Baltimore à l’Ohio coûterait 117,300,000 fr., et aurait 627 kilomètres de long, tandis que pour le chemin de fer, qui ne devait avoir, assurait-on , que 400 kilomètres, il suffirait de 26,666,667 fr. Les membres du comité annonçaient que, par le chemin de fer, les frais de transport entre Baltimore et l’Ohio seraient moindres d’un tiers. Avec le chemin de fer, les habitants de Baltimore voyaient leur cité supplanter toutes les autres métropoles du littoral. Après que l’entreprise eut été autorisée par la législature du Maryland, des souscriptions réunies pour une valeur totale de 21,333,333 fr. , prouvèrent que leur conviction était profonde. Malheureusement de nombreux mécomptes ne tardèrent pas à dissiper les illusions dont ils s’étaient bercés, sans cependant abattre leur courage.
Le chemin de fer de Baltimore à l’Ohio, a son point de départ proprement dit au coin de Pratt-Street et de la route de Washington, en dehors de la portion bâtie de la ville. C’est là que sont situés le dépôt et les ateliers ; c’est là que les machines locomo-. tives s’arrêtent. Cependant le chemin de fer pénètre dans la ville même, et s’étend au niveau du pavé, le long de Pratt-Street, jusqu’au port appelé City Dock, à 3,000 mètres du dépôt, en passant à côté de l’autre port désigné sous le nom du Bassin ( Basin ), et
(1) Voir tome I, pages 24 et suivantes.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,36 %.
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