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- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES CHAPITRES ET DES MATIÈRES contenues en cet Ouvrage (n.n.)
- A Monsieur de Valliere, Lieutenant-Général des armées du Roy, Grand-Croix de l'Ordre royal-militaire de Saint-Louis, et Directeur général des écoles d'artillerie (p.r3)
- Préface (p.r5)
- Approbation (n.n.)
- Privilège du Roy (n.n.)
- PREMIÈRE PARTIE. DE LA FORTIFICATION RÉGULIÈRE ET IRRÉGULIÈRE (p.1)
- CHAPITRE I. Explication de quelques Principes de Géométrie, nécessaires aux Fortifications (p.1)
- CHAPITRE II. De l'Invention & des progrès de la Fortification. Plan de cet Ouvrage (p.7)
- CHAPITRE III. Explication des parties d'une Place, des différens dehors qu'on y ajoute; des angles & des lignes qui composent ses parties, & des lignes occultes qui servent à la construction (p.9)
- CHAPITRE IV. Des Maximes générales des Fortifications (p.14)
- CHAPITRE V. De la Construction des Ouvrages selon la première Méthode de M. de Vauban (p.17)
- Construction de la ligne magistrale, du Rempart, du Fossé, du Chemin couvert, & du glacis (p.18)
- De la manière de décrire le profil du Rempart avec son revêtement, du Fossé, du chemin couvert, & de la contre-Escarpe (p.29)
- Construction du Bastion à orillons (p.31)
- Construction des embrazures & des Batteries à barbettes (p.32)
- Construction des Cavaliers (p.33)
- Construction des Guérites (p.34)
- Construction de la tenaille simple, de la tenaille double, & de la caponière, ou chemin couvert au-devant de la tenaille (p.34)
- Construction des demi-Lunes sans flancs, des demi-Lunes avec flancs, des grandes & petites Lunettes (p.36)
- Construction des Ouvrages à corne (p.38)
- Construction d'un Ouvrage à couronne (p.40)
- Construction des Ouvrages à tenaille simple & double, des Ouvrages à queuë & à contre-queuë d'Hironde, & des Bonnets à Prêtres (p.40)
- Construction des Traverses, des Redoutes, Bonnettes, ou Flèches qu'on met à l'extrémité du glacis, de l'avant-fossé, & des Pâtés (p.42)
- CHAPITRE VI. De la seconde & troisième Méthode de M. de Vauban (p.45)
- CHAPITRE VII. Des Méthodes de différens Auteurs. Méthode d'Errard (p.59)
- Méthode à l'Italienne de Sardis (p.60)
- Méthode Espagnole (p.63)
- De l'Ordre renforcé (p.63)
- Méthode du Chevalier de Ville (p.64)
- Méthode du Chevalier de S. Julien pour les grandes Places (p.65)
- Méthode du Chevalier de S. Julien pour les petites Places (p.68)
- Méthode Hollandoise de Marolois (p.69)
- Méthode de Bombelle (p.71)
- Méthode de Blondel (p.72)
- Méthode Anonyme (p.75)
- Seconde Méthode Anonyme (p.81)
- Troisième Méthode Anonyme (p.83)
- Méthode du Comte de Pagan (p.85)
- Méthode qu'un Auteur moderne préfère à celle de Neuf-Brisach (p.89)
- Méthode de la Fortification à rebours (p.97)
- Première Méthode du Baron de Coëhorn (p.103)
- Seconde Méthode du Baron de Coëhorn (p.111)
- Troisième Méthode du Baron de Coëhorn (p.116)
- Méthode de Schéeiter (p.120)
- Méthode de Sturmius (p.124)
- CHAPITRE VIII. De la Fortification Irrégulière & de la Construction des Citadelles & des Réduits (p.128)
- Rendre régulière une Place irrégulière lorsqu'on le peut (p.129)
- Trouver les côtés extérieurs d'une Place, lorsqu'on n'a que les intérieurs (p.131)
- Fortifier une Place irrégulière, dont les côtés & les angles sont réguliers (p.136)
- Fortifier une Ovale (p.138)
- Fortifier un long côté (p.148)
- Manière de tracer une Place régulière avec un long côté (p.151)
- Fortifier un côté trop court (p.161)
- Fortifier les Places situées sur une Rivière, sur le bord de la Mer, sur une hauteur, etc. & celles dont on veut conserver l'ancienne enceinte (p.165)
- Remarque. Description de la Ville de Luxembourg (p.167)
- Noms des principales parties de la Fortification de Luxembourg (p.169)
- De la Construction des Citadelles & des Réduits (p.171)
- SECONDE PARTIE. DE L'ATTAQUE ET DE LA DÉFENSE DES PLACES (p.175)
- CHAPITRE I. De l'Attaque des Places (p.175)
- Surprise par Escalade (p.179)
- Des Surprises par le Pétard (p.186)
- Des Surprises par Stratagèmes (p.192)
- Des Surprises par intelligence & par trahison (p.194)
- Des Attaques par canonade & bombardement (p.199)
- Des Attaques d'Emblée (p.199)
- Des Attaques par forme (p.200)
- De l'Investiture d'une Place (p.201)
- Du Campement de l'Armée, & des lignes de circonvallation & contrevallation (p.203)
- Des préparatifs pour l'Attaque, de l'Ouverture de la tranchée, & de son avancement à la Fascine (p.208)
- Du profil de la Tranchée, des grandes & petites Places d'Armes, de leur profil, & de leurs distances entr'elles (p.214)
- Avancement de la Tranchée par Sappe (p.217)
- Des Batteries de canon (p.220)
- Des Batteries à bombes & des Pierriers (p.224)
- De la prise du chemin couvert, & des logemens sur le glacis & la contre-Escarpe (p.225)
- De la descente du Fossé & de la prise de la demi-Lune (p.230)
- Du passage du Fossé, & de l'attaque du Bastion (p.234)
- Des Mines & contremines (p.238)
- Ce qu'on doit faire pour empêcher les secours qu'on peut donner à la Place attaquée (p.255)
- De l'Attaque des Places irrégulières (p.259)
- Explication des Attaques d'une Place située dans un marais (p.264)
- Explication des premières Attaques d'une Place située sur une grande Rivière (p.266)
- Explication de la suite des Attaques d'une Place située sur une Rivière (p.267)
- De l'Attaque brusque d'une Place (p.268)
- De l'Attaque d'une Place par famine (p.270)
- De la Reddition d'une Place (p.271)
- De la levée d'un Siège (p.273)
- Des anciennes Attaques (p.274)
- CHAPITRE DERNIER. De la Défense des Places (p.275)
- De la Défense contre l'Escalade (p.275)
- De la garde d'une Place (p.276)
- Contre le Pétard, les Stratagèmes, & la Trahison (p.282)
- Contre les Attaques d'Emblée, & celles de bombardement (p.284)
- De la Défense des Attaques par Siège (p.284)
- De la Défense des Places irrégulières (p.298)
- De la Défense contre les Attaques brusques (p.300)
- De la Défense contre les Blocus (p.300)
- De la Capitulation & Reddition d'une Place (p.300)
- Ce qu'il faut faire lorsque l'Ennemi lève le Siège (p.302)
- Journal du Siège de la Ville de Lille (p.303)
- Relation du Siége de la Ville de Namur (p.321)
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- Première image
- PAGE DE TITRE
- Planche 1. Fig. 1 à 22 (pl.1)
- Planche 2. Pentagone. Hexagone Eptagone. Octogone. Eneagone. Décagone. Ondecagone. Dodecagone (pl.2)
- Planche 3. [S.n.] (pl.3)
- Planche 4. Fig. 1 à 4 (pl.4)
- Planche 5. Fig. 1 à 4 (pl.5)
- Planche 6. Fig. 1 à 6 (pl.6)
- Planche 7. Fig. 1 à 2 (pl.7)
- Planche 8. Fig. 1 à 4 (pl.8)
- Planche 9. Fig. 1 à 4 (pl.9)
- Planche 10. Fig. 1 à 3 (pl.10)
- Planche 11. Fig. 1 à 3 (pl.11)
- Planche 12. Fig. 1 à 4 (pl.12)
- Planche 13. [Profils]. Élévation des deux faces de la contregarde (pl.13)
- Planche 14. Fig. 1 à 4 (pl.14)
- Planche 15. Fig. 1 à 7 (pl.15)
- Planche 16. Fig. 1 à 4. Fortification du Chevalier de Ville. Orillon et casemate. Fortification du Chevalier Saint-Julien (pl.16)
- Planche 17. Fig. 1 à 5. Seconde manière du Chevalier Saint-Julien. Fortification de Marolois. Fortification de Blondel (pl.17)
- Planche 18. Fig. 1 à 8. Fig. 8. Seconde fortification anonyme (pl.18)
- Planche 19. Fig. 1 à 4. 1. Fig. 1. Fortification anonyme. Fig. 3. Fortification du comte de Pagan avec la 1e disposition des dehors. Fig. 4. Fortification du comte de Pagan avec la 2e disposition des dehors (pl.19)
- Planche 20. Fig. 1 à 3. Fig. 1. Méthode qu'un auteur moderne préfère à celle de Neuf-Brisach. Fig. 2. Fortificazione a Rovescio, en Français, Fortification à rebours (pl.20)
- Planche 21. Fig. 1. 1ere méthode de Coehorn. Fig. 2. Plan de l'orillon (pl.21)
- Planche 22. Fig. 1. 2e méthode de Mr. De Coehorn. Fig. 2. Palissade baissée. Palissade relevée (pl.22)
- Planche 23. 3e méthode de Mr. De Coehorn (pl.23)
- Planche 24. Fig. 1 à 4. Fig. 1. Fortification de Scheither. Fig. 4. Fortification desturmius (pl.24)
- Planche 25. Fig. 1 à 6 (pl.25)
- Planche 26. Fig. 1 à 4 (pl.26)
- Planche 27. Fig. 1 à 4 (pl.27)
- Planche 28. Fig. 1 à 4 (pl.28)
- Planche 29. Fig. 1 à 5 (pl.29)
- Planche 30. Fig. 1 à 2 (pl.30)
- Planche 31. Plan de Luxembourg avec ses nouveaux ouvrages (pl.31)
- Planche 32. Fig. 1. à 4 (pl.32)
- Planche 33. Fig. 1 à 18 (pl.33)
- Planche 34. [Plan] (pl.34)
- Planche 35. Barrière tournant. Manière de trouver la distance du glacis à l'ouverture de la tranchée. Blinde. Crochet de sape. Fagot de sape. Fascine. Fourche de sape. Mantelet. Hoyau. Pic hoyau. Pic à roc. Pic à tête. Feuille de sauge. Escoupe. Bêche. Profil de la sape. Profil d'une sape coupée sur la longueur (pl.35)
- Planche 36. Plan d'une attaque depuis l'ouverture de la tranchée jusqu'au glacis. Profil d'une batterie de canon. Plan d'une batterie de bombe. Profil d'une batterie de bombe. Élévation d'une batterie dont l'épaulement est de sacs de laine. Plan d'une batterie avec des sacs à laine. Profil d'un cavalier de tranchée (pl.36)
- Planche 37. Plan d'une attaque depuis l'ouverture de la tranchée jusqu'au glacis (pl.37)
- Planche 38. Plan des attaques depuis la 3e passerelle jusqu'à la prise de la place (pl.38)
- Planche 39. Renvoi du profil. Profil de la communication des galeries. Plan des contremines (pl.39)
- Planche 40. Mine simple. Mine double ou en T. Mine triple ou tressée. Sonde à tarrier de plusieurs pièces. Sonde pour des terres. Grande pince. Pince à pied de chèvre. Petite pince. Poinçon à grain d'orge. Louchet. Louchet pour faire les rigoles des augets. Saucisson. Auget. Profil de la galerie. Ciseau demi plat. Ciseau plat. Équerre. Plan de la chambre d'une mine avec un bout de galerie. Profil de la chambre d'une mine avec un bout de galerie (pl.40)
- Planche 41. Fig. 1 à 14. Excavation de la mine. Fig. 14. Plan coupant. Chandelier dont on se servait autrefois pour faire des épaulements (pl.41)
- Planche 42 (pl.42)
- Planche 43. Corps de la place (pl.43)
- Planche 44. Corps de la place. [Suite des attaques d'une place située sur une rivière] (pl.44)
- Planche 45. Fig. 1 à 3. Anciennes attaques. Ancien mantelet simple. Ancien mantelet double (pl.45)
- Planche 46. Plan de l'investiture et du siège de Lille (pl.46)
- Planche 47. Plan des attaques de la ville de Lille (pl.47)
- Planche 48. Plan des attaques de la citadelle de Lille (pl.48)
- Planche 49. Plan des lignes de circonvallation du Roy [roi] devant la ville et château de Namur (pl.49)
- Planche 50. Plan de la ville et château de Namur et ses attaques en May [mai] 1692 (p.50)
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r 8é Le Parfait
forties que la Garnifon pourroit faire, & les obliger peu à peu à fe rendre, en quoi cependant on courroit grand rifque ; car fi cette Garnifon tenoit ferme, ôc qu’il arrivât un prompt fecours , il feroit bien difficile de pouvoir s’en tirer fans avoir du def-fous. ,
Quand on eft maître de la Place, le Corps de troupes qui étoit refté en-dehors, fe diftribue aux Portes pour les garder, on défarme la Garnifon, on fait prêter ferment de fidélité aux Ha-birans, on nomme de nouveaux Magiftrats, Ôc l’on fait enfin venir des munitions que l’on doit avoir fait préparer auparavant, fi la Place n’en avoit point.
Si f entreprifene réuffifToit pas, ôc qu’on fut repouffé, le Corps de troupes du dehors fe «endroit en bataille, jufqu’à ce quon eut raffemblé tous ceux qui étoient entrés , ôc s’oppoferoit aux forties que la Garnifon pourroit faire, tandis qu’on feroit défiler les autres.
L’Efcalade, le Pétard, Ôc la plupart des autres furprifes dont nous allons parler, ne font plus d’ufage aujourd’hui ; la maniéré dont les Places font fortifiées, rendent ces entreprifes trop difficiles. Cependant il eft bon de ne pas les ignorer, ôc de s’ob-ferver toujours comme fi on le pratiquoit, parce qu’un Ennemi fin ôc rufé, pourroit bien s’en fervir avec d’autant plus d’avaa-tage, qu’on s’y feroit moins préparé.
Des Surprises par le Pétardi
Le Pétard eft un infiniment à feu inventé en France, Ôc dont les autres Nations fe font enfuite fervi pour rompre les Portes , Ponts-levis, herfes, grilles, Ôc tout ce qui tient lieu de portes, pour abbatre des murailles Impies ôc non-terraffées, Ôc pour éventer des Mines, pourvu qu’il n’y ait pas beaucoup de terre entre-deux.
On peut lui donner plufieurs figures ,dont la meilleure eft celle qui reffemble à une Cloche, comme on voit ici dans la Fig. 8. PL 33. qui reprefénte le P'etard tel qu’il paroît au-dehors. Les Fig. g. & 10. le repréfentent tel qu’on le verroit en- dedans fi on le coupoit par le milieu du haut en bas. On y merdes anfes par îefqueîs on l’attache fortement au madrier fur lequel on le met, comme nous dirons bientôt. On peut auffi fe fervir des anfes feulement pour le porter, ôc y faire un bord £ien fort avec quatre
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forties que la Garnifon pourroit faire, & les obliger peu à peu à fe rendre, en quoi cependant on courroit grand rifque ; car fi cette Garnifon tenoit ferme, ôc qu’il arrivât un prompt fecours , il feroit bien difficile de pouvoir s’en tirer fans avoir du def-fous. ,
Quand on eft maître de la Place, le Corps de troupes qui étoit refté en-dehors, fe diftribue aux Portes pour les garder, on défarme la Garnifon, on fait prêter ferment de fidélité aux Ha-birans, on nomme de nouveaux Magiftrats, Ôc l’on fait enfin venir des munitions que l’on doit avoir fait préparer auparavant, fi la Place n’en avoit point.
Si f entreprifene réuffifToit pas, ôc qu’on fut repouffé, le Corps de troupes du dehors fe «endroit en bataille, jufqu’à ce quon eut raffemblé tous ceux qui étoient entrés , ôc s’oppoferoit aux forties que la Garnifon pourroit faire, tandis qu’on feroit défiler les autres.
L’Efcalade, le Pétard, Ôc la plupart des autres furprifes dont nous allons parler, ne font plus d’ufage aujourd’hui ; la maniéré dont les Places font fortifiées, rendent ces entreprifes trop difficiles. Cependant il eft bon de ne pas les ignorer, ôc de s’ob-ferver toujours comme fi on le pratiquoit, parce qu’un Ennemi fin ôc rufé, pourroit bien s’en fervir avec d’autant plus d’avaa-tage, qu’on s’y feroit moins préparé.
Des Surprises par le Pétardi
Le Pétard eft un infiniment à feu inventé en France, Ôc dont les autres Nations fe font enfuite fervi pour rompre les Portes , Ponts-levis, herfes, grilles, Ôc tout ce qui tient lieu de portes, pour abbatre des murailles Impies ôc non-terraffées, Ôc pour éventer des Mines, pourvu qu’il n’y ait pas beaucoup de terre entre-deux.
On peut lui donner plufieurs figures ,dont la meilleure eft celle qui reffemble à une Cloche, comme on voit ici dans la Fig. 8. PL 33. qui reprefénte le P'etard tel qu’il paroît au-dehors. Les Fig. g. & 10. le repréfentent tel qu’on le verroit en- dedans fi on le coupoit par le milieu du haut en bas. On y merdes anfes par îefqueîs on l’attache fortement au madrier fur lequel on le met, comme nous dirons bientôt. On peut auffi fe fervir des anfes feulement pour le porter, ôc y faire un bord £ien fort avec quatre
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