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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES DU TEXTE (p.159)
- INTRODUCTION (p.1)
- Considérations historiques (p.1)
- Henri IV. Sully (p.1)
- Colbert (p.2)
- Turgot, maîtrises et jurandes (p.5)
- Traité de 1786 avec l'Angleterre (p.8)
- Révolution. Lois de l'Assemblée constituante sur l'industrie et le commerce (p.12)
- Convention. École Polytechnique (p.14)
- Directoire. Première exposition des produits de l'industrie (p.15)
- Consulat. Renaissance de l'industrie. Progrès des arts chimiques et mécaniques. Expositions de 1801 et de 1802. Métiers Jacquart (p.18)
- Empire. Exposition de 1806. Ternaux, Conté, Bertholler, Chaptal, Edouard Adam, Dépouilly, Schirmer, Oberkampf. Système continental, brûlement des marchandises anglaises (p.21)
- Restauration. Renaissance et premières déceptions du commerce maritime. Expositions de 1819, de 1823 et de 1827. Mérinos. Soies lisses, laines peignées. Traitement du fer à la houille, machines à vapeur, etc. (p.24)
- Voies de communication. Canaux. Chemins de fer. Ponts suspendus (p.29)
- CHAPITRE I. OUVERTURE DE L'EXPOSITION. 1er MAI 1834 (p.31)
- CHAPITRE II. BRONZES (p.35)
- CHAPITRE III. PORCELAINES, FAÏENCE ET POTERIES (p.48)
- CHAPITRE IV. VERRERIES ET CRISTAUX (p.71)
- CHAPITRE V. ÉBÉNISTERIE (p.84)
- CHAPITRE VI. LUTHÉRIE. PIANOS (p.97)
- CHAPITRE VII. PRODUITS CHIMIQUES (p.101)
- CHAPITRE VIII. ORFÉVRERIE. PLAQUÉ (p.107)
- CHAPITRE IX. FOURNEAUX. CHEMINÉES. EMPLOI DU CALORIQUE DANS L'INDUSTRIE (p.110)
- CHAPITRE X. ECLAIRAGE. LAMPES (p.119)
- CHAPITRE XI. HORLOGERIE (p.127)
- CHAPITRE XII. TISSUS ET LEURS MATIÈRES PREMIÈRES (p.131)
- CHAPITRE XIII. INDUSTRIES DIVERSES (p.144)
- CHAPITRE XIV. MÉTAUX ET MACHINES (p.151)
- LISTE DES RÉCOMPENSES ACCORDÉES À L'EXPOSITION (p.155)
- Dernière image
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Vue générale des quatre bâtiments de l'Exposition de l'Industrie en 1834, sur la Place Louis XV (pl.1)
- Vue d'un des bâtiments de l'Exposition de l'Industrie (pl.2)
- Vue extérieure de la boutique de M. Batton, Fleuriste du Roi. Vue intérieure d'une boutique de la Galerie d'Orléans (pl.3)
- Métiers Jacquard. Briquetterie (pl.4)
- Chemin de fer de Manchester à Liverpool, Tranchée du Mont-Olive (pl.5)
- Pont des Invalides. Tunnel sous la Tamise (pl.6)
- Table et Vases de M. Deniere (pl.7)
- Candélabre et Pendule de M. Ledurel (pl.8)
- Temple de M. Thomirel (pl.9)
- Profil de la cheminée de M. Lerolle. Table de M. Deniere. Cheminée de M. Lerolle (pl.10)
- Cheminée en porcelaine de M. Jacob Petit (pl.11)
- Vase rocaille. Pendule rocaille. Brûle-parfums. Vase de M. Jacob Petit (pl.12)
- Thé de M. Clauss. Tasses à thé et à déjeuner de M. Jacob Petit. Formes étrusques. Thé façon anglaise (pl.13)
- Poterie de Sarreguemine. Porcelaine dure de Bayeux. Imitation de Porphyre de Sarreguemine. Cristaux de Choisy (pl.14)
- Cristaux. Verre en cristal moulé (pl.15)
- Verres étrusques, terre de Creil. Vase antique de Sèvres. Commode de M. Meynard (pl.16)
- Secrétaire de M. Fischer (face et profil) (pl.17)
- Fauteuil forme Anglaise. Fauteuil de cabinet de M. Fischer (pl.18)
- Lit de M. Chenavard (pl.19)
- Fauteuil. Table de M. Chenavard (pl.20)
- Chauffeuse. Chaise cannée en bois noir. Canapé causeuse (pl.21)
- Piano droit de M. Erard (face et profil). Plaqué de M. Hardelet (pl.22)
- Treuil d'arrimage des Bois d'Acajou. Hangar à l'acajou (Doch' des Indes orientales) (pl.23)
- Tapis de M. Chenavard (pl.24)
- Casserole à entremets. Soupière de M. Odiot (pl.25)
- Moutardier. Salière de M. Odiot. Dessus de cheminée de M. Deniere (pl.26)
- Tapis (prie-dieu) de M. Sallandrouze (pl.27)
- Vase Lafayette, par M. Fauconnier (pl.28)
- Fourneau fumivore de M. Lefroy. Elévation, plan et coupe de la partie du fourneau renfermant la Moufle pour la révivification du ciment (pl.29)
- Fourneau fumivore de M. Lefroy. Elévation, plan et coupe de la Chauffe (pl.30)
- Partie du scha Ispahan de M. Gaussen, dessin de M. Couder (pl.31)
- Dessins de cachemires. Les mêmes dessins rétablis dans leur trait primitif (pl.32)
- Voiture à vapeur fesant le service de Londres à Paddington (pl.33)
- Niches pour l'Exhibition des Tissus (pl.34)
- Machine de bateau à vapeur (pl.35)
- Appareil de M. Roth pour le raffinage du sucre (pl.36)
- Sucrerie des colonies (pl.37)
- Atelier de machines à vapeur de M. Maudslay à Londres (pl.38)
- Dernière image
8
L’INDUSTRIE.
promesse ; et les électeurs, éclairés sur l’esprit réactionnaire de cette époque, tenaient bon compte à leurs candidats de ces engagemens.
Il nous reste quelques mots à dire sur T urgot. L’industrie ne lui doit pas seulement de la reconnaissance pour cette hardie et généreuse tentative faite pour son affranchissement, et qui lui fit perdre le ministère. Turgot fut plus heureux pour d’autres mesures. Intendant de la généralité de Limoges , il y suivit avec une inébranlable fermeté l’acte de 1763, rendu pour la libre circulation des grains à l’intérieur. Les hommes de la génération actuelle, nés sous un régime de liberté et avec ce sentiment de nationalité dont la Révolution a si fortemement empreint nos moeurs en constituant l’unité française, se demanderont s’il est vrai que moins de trois quarts de siècle les séparent du temps où le blé pouvait valoir, dans la généralité de Limoges, moitié moins qu’à Paris où régnait la famine, sans que Limoges pût secourir Paris, séparés qu’ils étaient par des douanes intérieures. Ce que l’on croira moins encore, c’est qu’après avoir donné la liberté au commerce des grains en 1763 , le gouvernement de Louis XV ait pu se décider à révoquer cette mesure en 1770. Louis XVI honora son avènement en revenant à l’acte de 1763, d’après les conseils de Turgot, qui, cette fois, n’eut pas la douleur de voir abandonner de nouveau cette mesure, l’une des plus importantes pour le développement du travail agricole et manufacturier de la France.
D’autres mesures encore sont dues à Turgot , et l’on n’en peut pas citer une seule sans se demander comment l’industrie pouvait vivre et marcher enlacée d’autant de liens. Le 24 décembre 1775 , il faisait déclarer libre l’art de polir les ouvrages d’acier; en 1776 , il supprimait la corvée, et ordonnait la confection des routes à prix d’argent; en avril 1776 , et ce fut son dernier acte, il ordonnait la libre circulation des vins dans toute l’étendue du royaume, et concédait à tous la faculté de les emmagasiner, vendre, exporter en toute saison par tous les ports. Un fait incroyable et qui prouve quels rapides et profonds progrès se sont accomplis depuis soixante ans, c’est que Bordeaux qui, aujourd’hui, est en tête des villes de commerce pour la demande de la réforme du système douanier, en 1776 , fit difficulté d’enregistrer l’édit pour la libre circulation des vins.
TRAITÉ DE I-86 AVEC L,’ANGLETERRE.
Nous venons de parler de la réforme si vive-
ment sollicitée, par plusieurs de nos ports de mer et de nos villes manufacturières, dans le système douanier qui règle les rapports de notre commerce et les débouchés de notre industrie avec les nations étrangères. C’est aujourd’hui une des questions qui occupent le plus, et certes à juste titre, tous les esprits ; il est donc utile autant qu’opportun de faire connaître ce traité de commerce , conclu par la France en 1786 avec l’Angleterre, traité qui levait en grande partie les prohibitions par lesquelles jusqu’alors les deux pays avaient repoussé mutuellement leurs produits analogues ; traité, objet encore de discussions si vives, d’interprétations si diverses, et où les hommes des opinions les plus opposées en matière d’industrie et de commerce puisent des argumens en faveur du système de prohibitions ou du système de liberté.
Mais, avant défaire connaître ce traité de commerce, jetons, pour mieux en faire apprécier les dispositions, un coup-d’œil rapide sur la situation de l’industrie de l’Angleterre à cette époque.
Trois ouvriers anglais, un constructeur de moulins, Brindley ; un faiseur d’instrumens de mathématiques, Watt; un charpentier, Hargra-ves , avaient, depuis près de vingt ans, changé la face de l’industrie anglaise. En 1767, Har-graves avait inventé la machine à filer le coton ; en 1769, Brindley ouvrait pour le duc de Bridge-water le premier canal d’Angleterre ; dans cette même année 1769, Watt faisait, dans la construction de la machine à vapeur , les modifications si ingénieuses qui en ont rendu la construction plus simple, l’emploi plus économique, et ont permis d’en généraliser l’application; immense bienfait qui place son auteur au premier rang des hommes utiles à l’humanité, mais qui ne doit pas obscurcir la gloire de Denis Pa-pin , Français, savant profond autant que modeste , véritable inventeur du principe d’action de la machine à vapeur , dont il indiqua aussi les principales applications (1).
En 1786, les principaux ateliers de l’Angleterre travaillaient avec des machines de Watt ; près de cinq cents lieues de canaux étaient déjà tracées dans les parties les plus riches et les plus manufacturières de l’Angleterre ; Brindley avait donné le plan de la plupart de ces lignes navigables, toutes exécutées par des compa-
(i) Yoir, pour les détails et les preuves, le beau travail de M. Arago sur l’invention de la machine à vapeur , dans \Annuaire du bureau des longitudes pour 1829.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,45 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
L’INDUSTRIE.
promesse ; et les électeurs, éclairés sur l’esprit réactionnaire de cette époque, tenaient bon compte à leurs candidats de ces engagemens.
Il nous reste quelques mots à dire sur T urgot. L’industrie ne lui doit pas seulement de la reconnaissance pour cette hardie et généreuse tentative faite pour son affranchissement, et qui lui fit perdre le ministère. Turgot fut plus heureux pour d’autres mesures. Intendant de la généralité de Limoges , il y suivit avec une inébranlable fermeté l’acte de 1763, rendu pour la libre circulation des grains à l’intérieur. Les hommes de la génération actuelle, nés sous un régime de liberté et avec ce sentiment de nationalité dont la Révolution a si fortemement empreint nos moeurs en constituant l’unité française, se demanderont s’il est vrai que moins de trois quarts de siècle les séparent du temps où le blé pouvait valoir, dans la généralité de Limoges, moitié moins qu’à Paris où régnait la famine, sans que Limoges pût secourir Paris, séparés qu’ils étaient par des douanes intérieures. Ce que l’on croira moins encore, c’est qu’après avoir donné la liberté au commerce des grains en 1763 , le gouvernement de Louis XV ait pu se décider à révoquer cette mesure en 1770. Louis XVI honora son avènement en revenant à l’acte de 1763, d’après les conseils de Turgot, qui, cette fois, n’eut pas la douleur de voir abandonner de nouveau cette mesure, l’une des plus importantes pour le développement du travail agricole et manufacturier de la France.
D’autres mesures encore sont dues à Turgot , et l’on n’en peut pas citer une seule sans se demander comment l’industrie pouvait vivre et marcher enlacée d’autant de liens. Le 24 décembre 1775 , il faisait déclarer libre l’art de polir les ouvrages d’acier; en 1776 , il supprimait la corvée, et ordonnait la confection des routes à prix d’argent; en avril 1776 , et ce fut son dernier acte, il ordonnait la libre circulation des vins dans toute l’étendue du royaume, et concédait à tous la faculté de les emmagasiner, vendre, exporter en toute saison par tous les ports. Un fait incroyable et qui prouve quels rapides et profonds progrès se sont accomplis depuis soixante ans, c’est que Bordeaux qui, aujourd’hui, est en tête des villes de commerce pour la demande de la réforme du système douanier, en 1776 , fit difficulté d’enregistrer l’édit pour la libre circulation des vins.
TRAITÉ DE I-86 AVEC L,’ANGLETERRE.
Nous venons de parler de la réforme si vive-
ment sollicitée, par plusieurs de nos ports de mer et de nos villes manufacturières, dans le système douanier qui règle les rapports de notre commerce et les débouchés de notre industrie avec les nations étrangères. C’est aujourd’hui une des questions qui occupent le plus, et certes à juste titre, tous les esprits ; il est donc utile autant qu’opportun de faire connaître ce traité de commerce , conclu par la France en 1786 avec l’Angleterre, traité qui levait en grande partie les prohibitions par lesquelles jusqu’alors les deux pays avaient repoussé mutuellement leurs produits analogues ; traité, objet encore de discussions si vives, d’interprétations si diverses, et où les hommes des opinions les plus opposées en matière d’industrie et de commerce puisent des argumens en faveur du système de prohibitions ou du système de liberté.
Mais, avant défaire connaître ce traité de commerce, jetons, pour mieux en faire apprécier les dispositions, un coup-d’œil rapide sur la situation de l’industrie de l’Angleterre à cette époque.
Trois ouvriers anglais, un constructeur de moulins, Brindley ; un faiseur d’instrumens de mathématiques, Watt; un charpentier, Hargra-ves , avaient, depuis près de vingt ans, changé la face de l’industrie anglaise. En 1767, Har-graves avait inventé la machine à filer le coton ; en 1769, Brindley ouvrait pour le duc de Bridge-water le premier canal d’Angleterre ; dans cette même année 1769, Watt faisait, dans la construction de la machine à vapeur , les modifications si ingénieuses qui en ont rendu la construction plus simple, l’emploi plus économique, et ont permis d’en généraliser l’application; immense bienfait qui place son auteur au premier rang des hommes utiles à l’humanité, mais qui ne doit pas obscurcir la gloire de Denis Pa-pin , Français, savant profond autant que modeste , véritable inventeur du principe d’action de la machine à vapeur , dont il indiqua aussi les principales applications (1).
En 1786, les principaux ateliers de l’Angleterre travaillaient avec des machines de Watt ; près de cinq cents lieues de canaux étaient déjà tracées dans les parties les plus riches et les plus manufacturières de l’Angleterre ; Brindley avait donné le plan de la plupart de ces lignes navigables, toutes exécutées par des compa-
(i) Yoir, pour les détails et les preuves, le beau travail de M. Arago sur l’invention de la machine à vapeur , dans \Annuaire du bureau des longitudes pour 1829.
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