Cnum - Conservatoire numérique des Arts et Métiers - retour page d'accueil
  • À propos
  • Catalogue général
Recherche avancée
  • Aide  
  • roue dentee  
  • Fils RSS des actualités de la bibliothèque numérique
  • Accueil
  •  > 
  • Catalogue général
  •  > 
  • Flachat, Stéphane (1800-1884) - L'industrie : exposition de 1834
  •  > 
  • p.11 - vue 20/240
Première page Page précédente
Page suivante Dernière page Illustration précédente Illustration suivante Réduire l’image 100% Agrandir l’image Revenir à la taille normale de l’image Adapte la taille de l’image à la fenêtre Rotation antihoraire 90° Rotation antihoraire 90° Imprimer la page
Basculer à gauche  Basculer à droite
Fermer
  • TABLE DES MATIÈRES
  • TABLE DES ILLUSTRATIONS
  • RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
  • TEXTE OCÉRISÉ
  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • TABLE DES MATIÈRES DU TEXTE (p.159)
    • INTRODUCTION (p.1)
      • Considérations historiques (p.1)
      • Henri IV. Sully (p.1)
      • Colbert (p.2)
      • Turgot, maîtrises et jurandes (p.5)
      • Traité de 1786 avec l'Angleterre (p.8)
      • Révolution. Lois de l'Assemblée constituante sur l'industrie et le commerce (p.12)
      • Convention. École Polytechnique (p.14)
      • Directoire. Première exposition des produits de l'industrie (p.15)
      • Consulat. Renaissance de l'industrie. Progrès des arts chimiques et mécaniques. Expositions de 1801 et de 1802. Métiers Jacquart (p.18)
      • Empire. Exposition de 1806. Ternaux, Conté, Bertholler, Chaptal, Edouard Adam, Dépouilly, Schirmer, Oberkampf. Système continental, brûlement des marchandises anglaises (p.21)
      • Restauration. Renaissance et premières déceptions du commerce maritime. Expositions de 1819, de 1823 et de 1827. Mérinos. Soies lisses, laines peignées. Traitement du fer à la houille, machines à vapeur, etc. (p.24)
      • Voies de communication. Canaux. Chemins de fer. Ponts suspendus (p.29)
    • CHAPITRE I. OUVERTURE DE L'EXPOSITION. 1er MAI 1834 (p.31)
      • Réflexions générales. Disposition des bâtimens. Noms des membres du jury (p.31)
    • CHAPITRE II. BRONZES (p.35)
      • Exposition du bronze. De la fonte et de la ciselure. MM. Richard et Quesnel, M. Soyez, Bronze de la colonne Vendôme. De la dorure sur bronze. Mauvaise voie où cette industrie est engagée. Mouvement commercial de l'industrie des bronzes. Détails sur les ouvriers de cette profession. Association entre les fabricans. Revue des bronzes exposés (p.35)
    • CHAPITRE III. PORCELAINES, FAÏENCE ET POTERIES (p.48)
      • Poterie commune. Faïence commune. Faïence fine. Cailloutage en terre anglaise, et terre de pipe. Poterie de grès. Porcelaine dure et porcelaine tendre. Tarifs des fabriques de faïence de Montereau, de Creil, de Sarreguemines, de la porcelaine. Du tarif protecteur des faïenceries françaises. Enquête sur ce tarif. Déclaration des principaux fabricans. Revue des poteries et faïences exposées. Revue des produits de porcelaine (p.48)
    • CHAPITRE IV. VERRERIES ET CRISTAUX (p.71)
      • Composition des verres et cristaux. Verres à vitre et à gobeletterie. Cylindres soufflés. Bouteilles. Glaces. Cristaux. Peinture sur verre. Flint-Glass. Crown-Glass. Verroterie. Statistique de ces diverses industries. Du tarif protecteur des fabricans de verres et cristaux (p.71)
    • CHAPITRE V. ÉBÉNISTERIE (p.84)
      • Considérations générales. Plan incliné d'Alpnach. Revue des meubles exposés. Des incrustations. Abus qui en a été fait. État actuel de l'ébénisterie parisienne (p.84)
    • CHAPITRE VI. LUTHÉRIE. PIANOS (p.97)
      • Violons. Pianos. Le double échappement de M. Pierre Erard. Le mécanisme en-dessus de M. Pape (p.97)
    • CHAPITRE VII. PRODUITS CHIMIQUES (p.101)
    • CHAPITRE VIII. ORFÉVRERIE. PLAQUÉ (p.107)
      • Revue des produits exposés. Orfévrerie. Nielles. Plaqué. Du titre du plaqué (p.107)
    • CHAPITRE IX. FOURNEAUX. CHEMINÉES. EMPLOI DU CALORIQUE DANS L'INDUSTRIE (p.110)
      • Des combustibles. Fourneaux. Fourneau fumivore de M. Lefroy. Calorifères. Cheminées. Cheminée-poëles. Poëles. Comparaison des divers appareils (p.110)
    • CHAPITRE X. ECLAIRAGE. LAMPES (p.119)
      • Eclairage par les matières solides. Chandelle. Bougie de diverses sortes. Eclairage par les matières liquides. Des diverses sortes de lampes. Comparaison des divers modes d'éclairage. Phares (p.119)
    • CHAPITRE XI. HORLOGERIE (p.127)
    • CHAPITRE XII. TISSUS ET LEURS MATIÈRES PREMIÈRES (p.131)
      • Laines. Draps. Etoffes rases. Tapis. Cachemire. Tissus de chanvre et de lin. Filature du coton. Tissus de coton, soies et tissus de soie. Dentelles, tulles et blondes. Teintures (p.131)
    • CHAPITRE XIII. INDUSTRIES DIVERSES (p.144)
      • Papeterie et papiers peints. Typographie. Raffinage du sucre. Peaux et maroquins. Armes (p.144)
    • CHAPITRE XIV. MÉTAUX ET MACHINES (p.151)
    • LISTE DES RÉCOMPENSES ACCORDÉES À L'EXPOSITION (p.155)
  • Dernière image
  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • Vue générale des quatre bâtiments de l'Exposition de l'Industrie en 1834, sur la Place Louis XV (pl.1)
    • Vue d'un des bâtiments de l'Exposition de l'Industrie (pl.2)
    • Vue extérieure de la boutique de M. Batton, Fleuriste du Roi. Vue intérieure d'une boutique de la Galerie d'Orléans (pl.3)
    • Métiers Jacquard. Briquetterie (pl.4)
    • Chemin de fer de Manchester à Liverpool, Tranchée du Mont-Olive (pl.5)
    • Pont des Invalides. Tunnel sous la Tamise (pl.6)
    • Table et Vases de M. Deniere (pl.7)
    • Candélabre et Pendule de M. Ledurel (pl.8)
    • Temple de M. Thomirel (pl.9)
    • Profil de la cheminée de M. Lerolle. Table de M. Deniere. Cheminée de M. Lerolle (pl.10)
    • Cheminée en porcelaine de M. Jacob Petit (pl.11)
    • Vase rocaille. Pendule rocaille. Brûle-parfums. Vase de M. Jacob Petit (pl.12)
    • Thé de M. Clauss. Tasses à thé et à déjeuner de M. Jacob Petit. Formes étrusques. Thé façon anglaise (pl.13)
    • Poterie de Sarreguemine. Porcelaine dure de Bayeux. Imitation de Porphyre de Sarreguemine. Cristaux de Choisy (pl.14)
    • Cristaux. Verre en cristal moulé (pl.15)
    • Verres étrusques, terre de Creil. Vase antique de Sèvres. Commode de M. Meynard (pl.16)
    • Secrétaire de M. Fischer (face et profil) (pl.17)
    • Fauteuil forme Anglaise. Fauteuil de cabinet de M. Fischer (pl.18)
    • Lit de M. Chenavard (pl.19)
    • Fauteuil. Table de M. Chenavard (pl.20)
    • Chauffeuse. Chaise cannée en bois noir. Canapé causeuse (pl.21)
    • Piano droit de M. Erard (face et profil). Plaqué de M. Hardelet (pl.22)
    • Treuil d'arrimage des Bois d'Acajou. Hangar à l'acajou (Doch' des Indes orientales) (pl.23)
    • Tapis de M. Chenavard (pl.24)
    • Casserole à entremets. Soupière de M. Odiot (pl.25)
    • Moutardier. Salière de M. Odiot. Dessus de cheminée de M. Deniere (pl.26)
    • Tapis (prie-dieu) de M. Sallandrouze (pl.27)
    • Vase Lafayette, par M. Fauconnier (pl.28)
    • Fourneau fumivore de M. Lefroy. Elévation, plan et coupe de la partie du fourneau renfermant la Moufle pour la révivification du ciment (pl.29)
    • Fourneau fumivore de M. Lefroy. Elévation, plan et coupe de la Chauffe (pl.30)
    • Partie du scha Ispahan de M. Gaussen, dessin de M. Couder (pl.31)
    • Dessins de cachemires. Les mêmes dessins rétablis dans leur trait primitif (pl.32)
    • Voiture à vapeur fesant le service de Londres à Paddington (pl.33)
    • Niches pour l'Exhibition des Tissus (pl.34)
    • Machine de bateau à vapeur (pl.35)
    • Appareil de M. Roth pour le raffinage du sucre (pl.36)
    • Sucrerie des colonies (pl.37)
    • Atelier de machines à vapeur de M. Maudslay à Londres (pl.38)
  • Dernière image
t

INTRODUCTION.

11

été violé dans une de ses stipulations. Les droits y étaient fixés, comme on l’a vu, à la valeur, et aucune précaution n’y était prise contre les fausses déclarations de valeur ; les fabricans anglais avaient abusé de cette lacune du traité, au-delà de toute mesure, et, par des déclarations très-inférieures à la valeur réelle, ils s’étaient dérobés à la presque totalité du droit. Mais la cpn-vention du 15 janvier 1787 avait immédiatement porté remède à cet abus.

Cette première impression de frayeur s’est, par la tradition, beauoup étendue au-delà du cercle où elle avait réellement été ressentie ; quand on parle aujourd’hui du traité de 1786, il semble qu’on réveille le souvenir d’une Saint-Barthélemy industrielle , et que- la France tout entière se soit alors révoltée contre un acte arbitraire et insensé d’une administration ignorante.

Des pièces et des chiffres qui ne sont pas contestables prouvent que les faits ne sont pas tels qu’on les a présentés y

Les documens qui peuvent le mieux mettre à même de juger de l’état des esprits, à cette époque, sont les cahiers où les électeurs résumèrent leurs instructions à leurs députés aux Etats-Généraux. Eh bien! l'on n’y trouve de plaintes contre le traité de 1786 , que de la part de quelques villes : Rouen , Etampes, ïroyes, Rennes , le Cotentin. Si le mal produit par le traité eût été profond et grave autant qu’on l’a prétendu, le reste du royaume aurait-il gardé le silence P

Maintenant consultons les chiffres. En 1787, l’importation de la bonneterie, draperie, etc. en France, fut de 3,898,000 fr.; en 1788, de 1,905,800 fr.; en 1789, de 1,090,000fr., et pendant que nos fabriques repoussaient ainsi l’imprudente irruption des fabriques anglaises, elles étendaient le cercle de leurs opérations au dehors ; les exportations des mêmes matières furent, en 1787, de 22,406,000; en 1788, de 24,247,000 ; en 1789, de 26,269,000.

Il est très-positif que, pour les étoffes de coton , l’Angleterre obtint momentanément un débit considérable ; les importations de ce pro-duitfurent, en 1787, de 53,856,000 fr., sur lesquels les envois de l’Angleterre furent au moins de 25 millions; mais, en 1788, elles tombèrent à 12,235,000, et en 1789, à 11,401,000. Le commerce extérieur de la France n’en souffrit aucunement d’ailleurs ; ses exportations d’étoffes de coton furen t,enl787,del9,386,000f.; en 1788, de 19,232,000; et, en 1789 , de 19,778,000 fr.

Il est certain enfin que, pendant les trois années qui ont suivi le traité, le change a été constamment à l’avantage de la France ; ce qui prouve que si l’Angleterre lui vendait beaucoup , elle vendait plus encore à l’Angleterre. Il est certain aussi que beaucoup de fabriques de coton de l’Angleterre furent ruinées par l’imprudence avec laquelle elles avaient encombré le marché français , où elles avaient ensuite été obligées de vendre à tout prix, et en réalisant des pertes considérables. Suivant les mémoires du temps, il y eut en Angleterre, en 1 787 et 1788, plus de 40 millions de faillites.

Au reste, tandis que quelques villes manufacturières de France accusaient de leur ruine M. de Rayneval, Guillaume Eden était accusé à son tour dans le Parlement d’avoir sacrifié à la France les intérêts de l’Angleterre. On disait en France que M. de Rayneval avait reçu un million de l’Angleterre ; on disait en Angleterre que M. Eden avait reçu deux millions de la France. Ces deux négociateurs sont morts pauvres et honorés de tous les gens de bien.

En somme, il nous paraît certain que le traité de 1786 n’a point été aussi désavantageux à nos manufactures que l’ont assuré quelques-unes d’entre elles; qu’il a contribué pour beaucoup à répandre l’emploi des mécaniques anglaises, et qu’il a été très-utile à notre agriculture, cette grande et principale industrie de la France. Telle est aussi l’opinion formelle d’un juge grave et désintéressé, de M. Schœll, conseiller-d’Etat de Prusse, dans son beau recueil des Traités de paix. Toutefois , il faut reconnaître que quelques droits avaient été calculés à une limite trop rapprochée de celle où se faisait la contrebande, et cette faiblesse dans le droit devait provoquer ce soudain envahissement du marché français, qui a laissé de si profonds souvenirs. M. de Rayneval le sentait bien. « Nous faisons, disait-il, une opération chirurgicale, qui sera d'abord douloureuse, mais qui obligera nos manufacturiers à améliorer leur fabrication. » Tel fut le tort véritable du traité de 1786. Produire le bien par le mal, c’est vouloir que le bien soit méconnu: cette destinée n’a pas manqué au traité de 1786. Mais le moment est venu où justice doit être rendue aux bonnes intentions de ceux qui le négocièrent, où le bien qu’il produisit doit être proclamé. C’est un facile devoir pour nous qui, grâce à ces enseigaemens , arrivons au temps où, même en matière de douanes, le progrès s’obtiendra par une sage pondération de tous les intérêts , et non par des opérations chirurgicales.




Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,05 %.

La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.