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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
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ledge paraît s’être préoccupé en mettant dans le commerce ce produit nouveau a été de transformer le sparte ou l’alfa en une matière comparable aux chiffons de bonne qualité. Dans le paper-stock, la plante se présente en brins entiers, avec sa longueur normale, mais la forme arrondie en a disparu, et les déchirures longitudinales de la tige montrent qu’une modification profonde s’est produite dans sa structure intime; les matières pectiques, agglutinatives, ont disparu, et le végétal, dont le nom (Stipa, tenacissima) dit si bien la dureté, s’est transformé en un amas de fibres parallèles, faciles à séparer les unes des autres et à transformer en pâte à papier. Déjà traité par un bain de chlorure de chaux, mais n’ayant acquis encore qu’aux trois quarts la blancheur que le papier doit posséder, le produit nouveau doit, au moment où le fabricant veut en achever le traitement, être jeté dans une pile blanchisseuse, additionné de à à 6 kilogr. de chlorure de chaux par 100 kilogr. de sec, puis, après blanchiment complet, conduit directement à la raffineuse.
Ce produit est d’une belle qualité; son rôle peut devenir important dans la papeterie, et, dès lors, nous devons à son prix une sérieuse attention. M. Routledge a adopté pour la vente de son paper-stock un système qui, de prime abord, semble singulier et déplaisant. Au lieu de facturer à l’acheteur le nombre de tonnes de produit sec qu’il reçoit, ou de produit humide, réfaction faite pour l’humidité constatée, M. Routledge livre au commerce 1 e paper-stock au prix de 3y5 à ùoo francs par tonne de sparte brut, étant établi, d’ailleurs, que le rendement en produit commercial compté à l’état sec est de 65o à 700 kilogr. par tonne. M. Routledge a été amené à adopter cette manière de faire par suite de la difficulté qu’il a rencontrée à maintenir pendant le transport, et surtout pendant le transport par mer, ce produit à un état constant de, siccité. C’est donc, pour ainsi dire, de confiance que les achats doivent être faits, et le fabricant se trouve alors placé dans une situation inverse de celle dans laquelle il se trouve quand il achète au marchand de chiffons des drilles tout-venant dont il fixe lui-même le rendement.
En rapprochant les unes des autres les données qui précèdent, et en y joignant quelques autres renseignements que nous a fournis M. Routledge, nous sommes arrivé à la conclusion suivante, que nous croyons, sinon absolument vraie, du moins très-voisine de la vérité : le sparte préparé, ou paper-stock, peut être considéré comme l’équivalent des chiffons toile et coton non écrémés; sa coloration est faible et telle qu’il suffit, pour la faire disparaître, de A à 6 kilogr. de chlorure par 100 kilogr. de sec; le déchet qu’il fournit paraît être de 25 à 3o p. 0/0 environ; son prix enfin, par rapport à 10 0 kilogr. de matière sèche, varie entre 55 et 5 7 francs, sui-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,03 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
ledge paraît s’être préoccupé en mettant dans le commerce ce produit nouveau a été de transformer le sparte ou l’alfa en une matière comparable aux chiffons de bonne qualité. Dans le paper-stock, la plante se présente en brins entiers, avec sa longueur normale, mais la forme arrondie en a disparu, et les déchirures longitudinales de la tige montrent qu’une modification profonde s’est produite dans sa structure intime; les matières pectiques, agglutinatives, ont disparu, et le végétal, dont le nom (Stipa, tenacissima) dit si bien la dureté, s’est transformé en un amas de fibres parallèles, faciles à séparer les unes des autres et à transformer en pâte à papier. Déjà traité par un bain de chlorure de chaux, mais n’ayant acquis encore qu’aux trois quarts la blancheur que le papier doit posséder, le produit nouveau doit, au moment où le fabricant veut en achever le traitement, être jeté dans une pile blanchisseuse, additionné de à à 6 kilogr. de chlorure de chaux par 100 kilogr. de sec, puis, après blanchiment complet, conduit directement à la raffineuse.
Ce produit est d’une belle qualité; son rôle peut devenir important dans la papeterie, et, dès lors, nous devons à son prix une sérieuse attention. M. Routledge a adopté pour la vente de son paper-stock un système qui, de prime abord, semble singulier et déplaisant. Au lieu de facturer à l’acheteur le nombre de tonnes de produit sec qu’il reçoit, ou de produit humide, réfaction faite pour l’humidité constatée, M. Routledge livre au commerce 1 e paper-stock au prix de 3y5 à ùoo francs par tonne de sparte brut, étant établi, d’ailleurs, que le rendement en produit commercial compté à l’état sec est de 65o à 700 kilogr. par tonne. M. Routledge a été amené à adopter cette manière de faire par suite de la difficulté qu’il a rencontrée à maintenir pendant le transport, et surtout pendant le transport par mer, ce produit à un état constant de, siccité. C’est donc, pour ainsi dire, de confiance que les achats doivent être faits, et le fabricant se trouve alors placé dans une situation inverse de celle dans laquelle il se trouve quand il achète au marchand de chiffons des drilles tout-venant dont il fixe lui-même le rendement.
En rapprochant les unes des autres les données qui précèdent, et en y joignant quelques autres renseignements que nous a fournis M. Routledge, nous sommes arrivé à la conclusion suivante, que nous croyons, sinon absolument vraie, du moins très-voisine de la vérité : le sparte préparé, ou paper-stock, peut être considéré comme l’équivalent des chiffons toile et coton non écrémés; sa coloration est faible et telle qu’il suffit, pour la faire disparaître, de A à 6 kilogr. de chlorure par 100 kilogr. de sec; le déchet qu’il fournit paraît être de 25 à 3o p. 0/0 environ; son prix enfin, par rapport à 10 0 kilogr. de matière sèche, varie entre 55 et 5 7 francs, sui-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,03 %.
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