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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
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vant la qualité du sparte et le soin plus ou moins grand apporté à la préparation.
Dans ces conditions, étant données d’ailleurs les belles qualités du sparte au point de vue de la fabrication des papiers, et surtout des papiers d’impression, on peut considérer le produit de M. Routledge comme étant de nature à rendre à la papeterie des services sérieux : telle a été, du reste, l’opinion des manufacturiers auxquels nous avons soumis les échantillons qu’a bien voulu nous donner M. Routledge.
Mais, tout en accordant au paper-stock de M. Routledge les éloges qu’il mérite, nous ne pouvons nous empêcher de regretter que la fabrication de semblables produits ne se développe pas dans notre pays plus largement qu elle ne l’a fait jusqu ici; une matière première telle que l’alfa, dont la végétation active couvre en Algérie de si vastes territoires, dont le traitement est lié si intimement à la fabrication de la soude et des chlorures décolorants, ne semble-t-elle pas destinée à venir se transformer en France, sur les bords de la Méditerranée, à proximité des puissantes fabriques de produits chimiques de Marseille, et du groupe si intelligent de nos papetiers de l’Isère et de l’Ardèche? Des essais importants, il est vrai, ont été entrepris depuis quelques années dans ce sens, mais sur une échelle trop restreinte, et leur importance n’est pas telle qu’il nous soit permis d’y insister ici longuement; cependant il est bon et juste de rappeler à ce propos les succès industriels obtenus par M. Orioli, de Pontcharra; par M. E. Rreton, de Granville; par M. Gruzel, de Dieppe, et enfin par MM. Dambricourt, de Saint-Omer, pour la transformation en pâte blanche et fibreuse des succédanés tels que le sparte, le palmier nain, etc.
Pâte mécanique de bois. — Le bois; divisé, moulu mécaniquement par le frottement contre une meule animée d’un mouvement rapide, est devenu aujourd’hui un élément important de l’industrie papetière.On ne le fait, en général, entrer que dans les papiers communs, papiers de pliage ou papiers de journaux; c’est là une sage mesure; il faut, en effet, savoir profiter des qualités de ce produit, et ne pas lui demander plus qu’il ne peut donner : c est à tort qu’on le considérerait comme une véritable pâte à papier; il n’a ni la structure fibreuse ni les propriétés feutrantes qu’on doit attendre d un produit ainsi dénomme; il constitue, à proprement parler, une farine formée de fragments irréguliers, d’une souplesse limitée, dans laquelle la cellulose fibreuse reste emprisonnée par la totalité de la matière incrustante; il ne saurait donc contribuer à donner au papier de la solidité, mais il lui donne du corps, de l’épais, et rend, sous ce rapport, de signalés services comme matière de remplissage.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,20 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
vant la qualité du sparte et le soin plus ou moins grand apporté à la préparation.
Dans ces conditions, étant données d’ailleurs les belles qualités du sparte au point de vue de la fabrication des papiers, et surtout des papiers d’impression, on peut considérer le produit de M. Routledge comme étant de nature à rendre à la papeterie des services sérieux : telle a été, du reste, l’opinion des manufacturiers auxquels nous avons soumis les échantillons qu’a bien voulu nous donner M. Routledge.
Mais, tout en accordant au paper-stock de M. Routledge les éloges qu’il mérite, nous ne pouvons nous empêcher de regretter que la fabrication de semblables produits ne se développe pas dans notre pays plus largement qu elle ne l’a fait jusqu ici; une matière première telle que l’alfa, dont la végétation active couvre en Algérie de si vastes territoires, dont le traitement est lié si intimement à la fabrication de la soude et des chlorures décolorants, ne semble-t-elle pas destinée à venir se transformer en France, sur les bords de la Méditerranée, à proximité des puissantes fabriques de produits chimiques de Marseille, et du groupe si intelligent de nos papetiers de l’Isère et de l’Ardèche? Des essais importants, il est vrai, ont été entrepris depuis quelques années dans ce sens, mais sur une échelle trop restreinte, et leur importance n’est pas telle qu’il nous soit permis d’y insister ici longuement; cependant il est bon et juste de rappeler à ce propos les succès industriels obtenus par M. Orioli, de Pontcharra; par M. E. Rreton, de Granville; par M. Gruzel, de Dieppe, et enfin par MM. Dambricourt, de Saint-Omer, pour la transformation en pâte blanche et fibreuse des succédanés tels que le sparte, le palmier nain, etc.
Pâte mécanique de bois. — Le bois; divisé, moulu mécaniquement par le frottement contre une meule animée d’un mouvement rapide, est devenu aujourd’hui un élément important de l’industrie papetière.On ne le fait, en général, entrer que dans les papiers communs, papiers de pliage ou papiers de journaux; c’est là une sage mesure; il faut, en effet, savoir profiter des qualités de ce produit, et ne pas lui demander plus qu’il ne peut donner : c est à tort qu’on le considérerait comme une véritable pâte à papier; il n’a ni la structure fibreuse ni les propriétés feutrantes qu’on doit attendre d un produit ainsi dénomme; il constitue, à proprement parler, une farine formée de fragments irréguliers, d’une souplesse limitée, dans laquelle la cellulose fibreuse reste emprisonnée par la totalité de la matière incrustante; il ne saurait donc contribuer à donner au papier de la solidité, mais il lui donne du corps, de l’épais, et rend, sous ce rapport, de signalés services comme matière de remplissage.
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