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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
14 —
Un seul appareil est, aujourd’hui, usité pour la préparation de la pâte mécanique de bois, c’est la machine Wœlter; nous possédons, en France, un grand nombre de ces machines, et dans l’Isère, notamment, dans les Vosges, partout enfin où le bois se trouve à proximité de chutes d’eau utilisables, la fabrication de la pâte de bois a pris une importance considérable.
Il en est de même dans toutes les contrées où prospère et se développe la fabrication du papier, en Allemagne notamment, et surtout en Suède. C’est aux usines de ce pays que vont principalement s’approvisionner les manufacturiers anglais. Aussi, et comme on devait s’y attendre, les fabricants de la Suède se sont-ils fait soigneusement représenter à l’Exposition actuelle de Londres. D’après les renseignements qu’abien voulu nous fournir le commissaire suédois, M. Thorsten Nordenfelt, remplaçant M. le baron Fock, il existe en Suède plusieurs fabriques importantes de pâte mécanique de bois. Quatre d’entre elles, marchant chacune à deux machines Wœlter, figuraient à l’Exposition : c’était la fabrique de Rosendabl, située à Troliâtan, sur la grande chute si pittoresque du Gotha Elf, et qui, à côté des pâtes quelle livre au commerce, produit également, comme nous le verrons bientôt, des papiers de mérite; celle de Sürstafors, près de Stramholm, sur le Malâre; celle de Djupafors, près de Karlskrôna, et enfin celle d’Amal Baldersnâs, appartenant à M. Wern.
Toutes ces manufactures opèrent par le même procédé; le bois de tremble ou de sapin blanc est écorcé, puis, en grosses bûchettes de ao centimètres de diamètre, porté à la machine Wœlter; la pâte, épurée à l’aide de tambours et amenée à l’état de finesse convenable, est jetée au presse-pâte, et, au sortir de cet appareil, conduite sur un cylindre, qui la reçoit en couches minces et où elle s’enroule jusqu’à ce qu’une cinquantaine d’épaisseurs se trouvent superposées; enlevée alors, la masse est refendue, ouverte longitudinalement au couteau, de manière à obtenir autant de feuilles mesurant environ 7 5 centimètres sur lx 5. Les pâtes mécaniques exposées par les fabricants suédois étaient d’une remarquable blancheur et d’une grande finesse de grains. Leur prix n’est pas beaucoup plus élevé que le prix des pâtes préparées sur le continent; en effet, d’après les renseignements qui nous ont été fournis, ces pâtes sèches sont vendues à bord, à Gothembourg ou à Stockholm, de 36 à Û5 francs les 100 kilogrammes, suivant la beauté. Les produits que l’on obtient en France et dans les pays voisins, moins blancs à coup sûr, livrés d’ailleurs à l’état humide, ce qui augmente les frais de transport, ne valent pas moins de 29 à 3/i francs les 100 kilogrammes de pâte calculée à l’état sec.
A côté des exposants suédois se trouvait également représentée une
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,61 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Un seul appareil est, aujourd’hui, usité pour la préparation de la pâte mécanique de bois, c’est la machine Wœlter; nous possédons, en France, un grand nombre de ces machines, et dans l’Isère, notamment, dans les Vosges, partout enfin où le bois se trouve à proximité de chutes d’eau utilisables, la fabrication de la pâte de bois a pris une importance considérable.
Il en est de même dans toutes les contrées où prospère et se développe la fabrication du papier, en Allemagne notamment, et surtout en Suède. C’est aux usines de ce pays que vont principalement s’approvisionner les manufacturiers anglais. Aussi, et comme on devait s’y attendre, les fabricants de la Suède se sont-ils fait soigneusement représenter à l’Exposition actuelle de Londres. D’après les renseignements qu’abien voulu nous fournir le commissaire suédois, M. Thorsten Nordenfelt, remplaçant M. le baron Fock, il existe en Suède plusieurs fabriques importantes de pâte mécanique de bois. Quatre d’entre elles, marchant chacune à deux machines Wœlter, figuraient à l’Exposition : c’était la fabrique de Rosendabl, située à Troliâtan, sur la grande chute si pittoresque du Gotha Elf, et qui, à côté des pâtes quelle livre au commerce, produit également, comme nous le verrons bientôt, des papiers de mérite; celle de Sürstafors, près de Stramholm, sur le Malâre; celle de Djupafors, près de Karlskrôna, et enfin celle d’Amal Baldersnâs, appartenant à M. Wern.
Toutes ces manufactures opèrent par le même procédé; le bois de tremble ou de sapin blanc est écorcé, puis, en grosses bûchettes de ao centimètres de diamètre, porté à la machine Wœlter; la pâte, épurée à l’aide de tambours et amenée à l’état de finesse convenable, est jetée au presse-pâte, et, au sortir de cet appareil, conduite sur un cylindre, qui la reçoit en couches minces et où elle s’enroule jusqu’à ce qu’une cinquantaine d’épaisseurs se trouvent superposées; enlevée alors, la masse est refendue, ouverte longitudinalement au couteau, de manière à obtenir autant de feuilles mesurant environ 7 5 centimètres sur lx 5. Les pâtes mécaniques exposées par les fabricants suédois étaient d’une remarquable blancheur et d’une grande finesse de grains. Leur prix n’est pas beaucoup plus élevé que le prix des pâtes préparées sur le continent; en effet, d’après les renseignements qui nous ont été fournis, ces pâtes sèches sont vendues à bord, à Gothembourg ou à Stockholm, de 36 à Û5 francs les 100 kilogrammes, suivant la beauté. Les produits que l’on obtient en France et dans les pays voisins, moins blancs à coup sûr, livrés d’ailleurs à l’état humide, ce qui augmente les frais de transport, ne valent pas moins de 29 à 3/i francs les 100 kilogrammes de pâte calculée à l’état sec.
A côté des exposants suédois se trouvait également représentée une
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