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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
Société anglaise, North of Europe Company, dont les produits paraissaient intéressants, mais sur laquelle nous n’avons pu obtenir aucun renseignement.
Pâte chimique de bois. — Nous arrivons enfin à la question capitale du moment, à celle où les meilleurs esprits croient voir aujourd’hui l’avenir véritable de la papeterie : à la fabrication de la pâte chimique de bois. Notre intention n’est pas de faire ici l’historique détaillé de cette question, ce serait fatiguer inutilement le lecteur; nous nous contenterons de rappeler que l’idée d’utiliser à la fabrication du papier la partie fibreuse du bois est bien ancienne déjà, et, sans remonter aux essais entrepris dans le siècle dernier, nous nous bornerons à extraire du célèbre brevet pris en Angleterre par Mathias Koops, le 17 février 1801, le passage où il dit que son intention est de fabriquer du papier avec de la paille, les déchets de chanvre et de lin, différentes sortes de bois et d’écorce, en les trempant ou les faisant bouillir dans l’eau, à laquelle on ajoute, en certains cas, de la potasse ou des cristaux de soude.
Depuis l’époque où fut pris ce brevet, d’autres lui ont succédé, que l’on pourrait compter peut-être par centaines; mais c’est en vain que, dans ces manifestations nombreuses de l’attrait qu’a toujours inspiré le traitement des succédanés, on chercherait quelque invention bien caractérisée, quelque point de vue réellement nouveau. Soumettre les tissus végétaux à l’action de la potasse ou de la soude, faire intervenir ensuite soit le chlore gazeux, soit le chlorure de chaux, opérer tantôt à l’air libre, tantôt sous des pressions s’élevant jusqu’à 5 atmosphères, tel est le thème unique auquel tous les inventeurs successifs sont venus proposer, pendant soixante ans, des variations sans grande importance.
Cependant, et malgré tous ces brevets, la question de la transformation par voie chimique des fibres du bois en pâte à papier paraissait devoir rester à l’état d’utopie, et l’on peut affirmer que, malgré quelques courageuses tentatives, elle n’était pas, il y a quinze ans, beaucoup plus avancée quelle ne l’était en 1801.
Depuis de longues années, la constitution du bois avait été établie par M. Payen; ce savant avait montré que le tissu végétal, formé primitivement de cellules allongées, souples et fibreuses, constituées par de la cellulose pure, se compliquait peu à peu, en vieillisant, du fait de l’incrustation de ces fibres par des matières nouvelles, nombreuses, variées, qu il avait désignées sous le nom générique de matières incrustantes, et caractérisées par ce fait, qu’en général elles comportent dans leur composition plus de carbone que la cellulose pure. Dès longtemps M. Payen
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,97 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Pâte chimique de bois. — Nous arrivons enfin à la question capitale du moment, à celle où les meilleurs esprits croient voir aujourd’hui l’avenir véritable de la papeterie : à la fabrication de la pâte chimique de bois. Notre intention n’est pas de faire ici l’historique détaillé de cette question, ce serait fatiguer inutilement le lecteur; nous nous contenterons de rappeler que l’idée d’utiliser à la fabrication du papier la partie fibreuse du bois est bien ancienne déjà, et, sans remonter aux essais entrepris dans le siècle dernier, nous nous bornerons à extraire du célèbre brevet pris en Angleterre par Mathias Koops, le 17 février 1801, le passage où il dit que son intention est de fabriquer du papier avec de la paille, les déchets de chanvre et de lin, différentes sortes de bois et d’écorce, en les trempant ou les faisant bouillir dans l’eau, à laquelle on ajoute, en certains cas, de la potasse ou des cristaux de soude.
Depuis l’époque où fut pris ce brevet, d’autres lui ont succédé, que l’on pourrait compter peut-être par centaines; mais c’est en vain que, dans ces manifestations nombreuses de l’attrait qu’a toujours inspiré le traitement des succédanés, on chercherait quelque invention bien caractérisée, quelque point de vue réellement nouveau. Soumettre les tissus végétaux à l’action de la potasse ou de la soude, faire intervenir ensuite soit le chlore gazeux, soit le chlorure de chaux, opérer tantôt à l’air libre, tantôt sous des pressions s’élevant jusqu’à 5 atmosphères, tel est le thème unique auquel tous les inventeurs successifs sont venus proposer, pendant soixante ans, des variations sans grande importance.
Cependant, et malgré tous ces brevets, la question de la transformation par voie chimique des fibres du bois en pâte à papier paraissait devoir rester à l’état d’utopie, et l’on peut affirmer que, malgré quelques courageuses tentatives, elle n’était pas, il y a quinze ans, beaucoup plus avancée quelle ne l’était en 1801.
Depuis de longues années, la constitution du bois avait été établie par M. Payen; ce savant avait montré que le tissu végétal, formé primitivement de cellules allongées, souples et fibreuses, constituées par de la cellulose pure, se compliquait peu à peu, en vieillisant, du fait de l’incrustation de ces fibres par des matières nouvelles, nombreuses, variées, qu il avait désignées sous le nom générique de matières incrustantes, et caractérisées par ce fait, qu’en général elles comportent dans leur composition plus de carbone que la cellulose pure. Dès longtemps M. Payen
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