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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
32 —
exécution; quelques-uns de ces cylindres mesuraient jusqu’à im,8o de longueur sur 20 centimètres de diamètre ; puis des cylindres à vélin, chargés, de même, de dessins en relief, et permettant de répéter à la machine quatre et même six fois le même fdigrane; c’étaient aussi des échantillons de fds d’une extrême finesse, ne mesurant pas trois dizièmes de millimètre de diamètre et pesant environ 10 grammes au kilomètre; des toiles fines pour fond, des toiles de tout calibre portant par pouce carré (25mX25“) depuis h jusqu’à iq,ooo trous, etc. Mais ce qui, dans cette exposition, nous a le plus vivement intéressé, ce sont les formes pour le travail à la cuve et le nouveau procédé de montage adopté par M. Potter; dans les formes ordinaires, les fils vergeurs, on le sait, sont cousus sur le sommet des pontuseaux, et ce sont les fils de couture qui, par leur saillie, sont chargés de faire la tranche fine. A ce système, qui présente certains inconvénients, M. Potter a substitué le suivant : chaque pontuseau est muni, à son sommet, d’une rainure longitudinale, véritable gouttière dans laquelle on insère une bandelette de cuivre à arête mousse et percée, un peu au-dessous de cette arête, d’une série de trous que traversent longitudinalement les fils vergeurs; c’est, dans ce cas, la bande de cuivre elle-même qui forme la tranche fine. Ce procédé de monture semble devoir donner des formes plus solides et plus durables que le procédé ordinaire.
Dans la collection exposée par M. Donkin, nous avons remarqué de belles plaques à tailles pour épurateurs, un grand cylindre à vélin, monté économiquement sur une grosse toile métallique dont les mailles ont environ un millimètre de côté, que maintiennent de longues baguettes disposées parallèlement suivant les génératrices, et dont la surface ouvrière est formée enfin par la toile fine de fond; à côté de ce cylindre et de ces plaques à tailles, des fils cl’une extrême finesse, des toiles nos 60, 70 et même 80.
Chez M. Bryan Corcoran, on trouvait non-seulement les rouleaux vergeurs ou vélins, les fils, les toiles, etc., mais encore toutes les fournitures, feutres, courroies, etc., nécessaires à l’industrie de la papeterie ; tous ces objets paraissaient, d’ailleurs, d’une exécution très-soignée.
Machines à papier. — Deux beaux modèles de machines à papier continu figuraient dans les galeries de la papeterie, l’une construite au quart d’exécution par MM. Bertram pour le musée d’Edimbourg, l’autre construite par M. Donkin au sixième d’exécution. Ces deux machines étaient remarquables par le fini du travail, et celle de M. Donkin surtout, que chaque jour la vapeur mettait en mouvement, attirait vivement l’attention et fixait
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,27 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
exécution; quelques-uns de ces cylindres mesuraient jusqu’à im,8o de longueur sur 20 centimètres de diamètre ; puis des cylindres à vélin, chargés, de même, de dessins en relief, et permettant de répéter à la machine quatre et même six fois le même fdigrane; c’étaient aussi des échantillons de fds d’une extrême finesse, ne mesurant pas trois dizièmes de millimètre de diamètre et pesant environ 10 grammes au kilomètre; des toiles fines pour fond, des toiles de tout calibre portant par pouce carré (25mX25“) depuis h jusqu’à iq,ooo trous, etc. Mais ce qui, dans cette exposition, nous a le plus vivement intéressé, ce sont les formes pour le travail à la cuve et le nouveau procédé de montage adopté par M. Potter; dans les formes ordinaires, les fils vergeurs, on le sait, sont cousus sur le sommet des pontuseaux, et ce sont les fils de couture qui, par leur saillie, sont chargés de faire la tranche fine. A ce système, qui présente certains inconvénients, M. Potter a substitué le suivant : chaque pontuseau est muni, à son sommet, d’une rainure longitudinale, véritable gouttière dans laquelle on insère une bandelette de cuivre à arête mousse et percée, un peu au-dessous de cette arête, d’une série de trous que traversent longitudinalement les fils vergeurs; c’est, dans ce cas, la bande de cuivre elle-même qui forme la tranche fine. Ce procédé de monture semble devoir donner des formes plus solides et plus durables que le procédé ordinaire.
Dans la collection exposée par M. Donkin, nous avons remarqué de belles plaques à tailles pour épurateurs, un grand cylindre à vélin, monté économiquement sur une grosse toile métallique dont les mailles ont environ un millimètre de côté, que maintiennent de longues baguettes disposées parallèlement suivant les génératrices, et dont la surface ouvrière est formée enfin par la toile fine de fond; à côté de ce cylindre et de ces plaques à tailles, des fils cl’une extrême finesse, des toiles nos 60, 70 et même 80.
Chez M. Bryan Corcoran, on trouvait non-seulement les rouleaux vergeurs ou vélins, les fils, les toiles, etc., mais encore toutes les fournitures, feutres, courroies, etc., nécessaires à l’industrie de la papeterie ; tous ces objets paraissaient, d’ailleurs, d’une exécution très-soignée.
Machines à papier. — Deux beaux modèles de machines à papier continu figuraient dans les galeries de la papeterie, l’une construite au quart d’exécution par MM. Bertram pour le musée d’Edimbourg, l’autre construite par M. Donkin au sixième d’exécution. Ces deux machines étaient remarquables par le fini du travail, et celle de M. Donkin surtout, que chaque jour la vapeur mettait en mouvement, attirait vivement l’attention et fixait
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