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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
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à la cuve. Un petit nombre d’usines seulement se livrent en France à celte fabrication, et la plupart d’entre elles donnent à leurs procédés, qui pourtant n ont rien de secret, une allure mystérieuse qui est loin d’être favorable à leurs intérêts; cette manière d’agir, en effet, les tient dans l’isolement; les commandes, par suite, ne viennent pas les chercher, si bien qu’en somme l’industrie des filigranes n’a, dans notre pays, qu’une importance secondaire, il en est tout autrement en Angleterre, où cette industrie possède un développement considérable, surprenant au premier abord, mais dont on trouve bientôt l’explication dans le nombre incalculable des affaires et des entreprises créées depuis vingt ans dans le monde entier.
Trois manufactures représentaient, à l’Exposition de Londres, cette fabrication. C’était d’abord M. Portai, de Laverstoke Mills, concessionnaire du papier à billets de la Banque d’Angleterre; il n’avait exposé qu’une seule feuille filigranée, mais cette feuille était, il faut le dire franchement, une merveille : mesurant un mètre de hauteur environ sur quatre-vingts centimètres de largeur, elle renfermait un grand nombre de dessins variés, d’une netteté, d’une délicatesse parfaites; une bordure de fleurs, notamment, encadrant la feuille entière, se détachait en traits fins et déliés sur un fond bleuâtre d’une pureté absolue.
A côté de cette pièce remarquable, mais à laquelle on pouvait cependant reprocher d’être unique, se développait la riche exposition de la maison Saunders et C10. Parmi les pièces que celte exposition renfermait, quelques-unes avaient été exposées par MM. Haimes et Merchant, comme spécimen du degré de perfection auquel leur fabrication est parvenue. De ce nombre, par exemple, étaient ces feuilles mesurant 60 et 80 centimètres de côté, et portant, en dégradé, un grand lion dont le modelé ne pouvait être comparé qu’à celui des plus belles lithophanies; de ce nombre étaient encore ces dégradés représentant, avec une finesse que l’on ne saurait surpasser, la Joconde, la Vierge à la chaise, etc. Mais à côté de ces œuvres d’art, œuvres exceptionnelles, MM. Haimes et Merchant avaient, par de nombreux échantillons de billets de banques étrangères, titres de sociétés américaines, espagnoles, ottomanes, etc., tenu à montrer combien est considérable aujourd’hui le développement de leur industrie.
MM. Haimes et Merchant ont bien voulu nous admettre à visiter la principale des usines ou se poursuit leur fabrication de papiers filigranés, et, si l’habileté des ouvriers, l’excellence de la direction , ne nous ont causé aucun étonnement, nous n’en saurions dire autant de la grande activité industrielle dont nous avons été témoins en parcourant ces ateliers, activité qui a été pour nous une véritable surprise.
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La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
à la cuve. Un petit nombre d’usines seulement se livrent en France à celte fabrication, et la plupart d’entre elles donnent à leurs procédés, qui pourtant n ont rien de secret, une allure mystérieuse qui est loin d’être favorable à leurs intérêts; cette manière d’agir, en effet, les tient dans l’isolement; les commandes, par suite, ne viennent pas les chercher, si bien qu’en somme l’industrie des filigranes n’a, dans notre pays, qu’une importance secondaire, il en est tout autrement en Angleterre, où cette industrie possède un développement considérable, surprenant au premier abord, mais dont on trouve bientôt l’explication dans le nombre incalculable des affaires et des entreprises créées depuis vingt ans dans le monde entier.
Trois manufactures représentaient, à l’Exposition de Londres, cette fabrication. C’était d’abord M. Portai, de Laverstoke Mills, concessionnaire du papier à billets de la Banque d’Angleterre; il n’avait exposé qu’une seule feuille filigranée, mais cette feuille était, il faut le dire franchement, une merveille : mesurant un mètre de hauteur environ sur quatre-vingts centimètres de largeur, elle renfermait un grand nombre de dessins variés, d’une netteté, d’une délicatesse parfaites; une bordure de fleurs, notamment, encadrant la feuille entière, se détachait en traits fins et déliés sur un fond bleuâtre d’une pureté absolue.
A côté de cette pièce remarquable, mais à laquelle on pouvait cependant reprocher d’être unique, se développait la riche exposition de la maison Saunders et C10. Parmi les pièces que celte exposition renfermait, quelques-unes avaient été exposées par MM. Haimes et Merchant, comme spécimen du degré de perfection auquel leur fabrication est parvenue. De ce nombre, par exemple, étaient ces feuilles mesurant 60 et 80 centimètres de côté, et portant, en dégradé, un grand lion dont le modelé ne pouvait être comparé qu’à celui des plus belles lithophanies; de ce nombre étaient encore ces dégradés représentant, avec une finesse que l’on ne saurait surpasser, la Joconde, la Vierge à la chaise, etc. Mais à côté de ces œuvres d’art, œuvres exceptionnelles, MM. Haimes et Merchant avaient, par de nombreux échantillons de billets de banques étrangères, titres de sociétés américaines, espagnoles, ottomanes, etc., tenu à montrer combien est considérable aujourd’hui le développement de leur industrie.
MM. Haimes et Merchant ont bien voulu nous admettre à visiter la principale des usines ou se poursuit leur fabrication de papiers filigranés, et, si l’habileté des ouvriers, l’excellence de la direction , ne nous ont causé aucun étonnement, nous n’en saurions dire autant de la grande activité industrielle dont nous avons été témoins en parcourant ces ateliers, activité qui a été pour nous une véritable surprise.
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