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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
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RAPPORT DE M. AIMÉ GIRARD,
PROFESSEUR DE CHIMIE INDUSTRIELLE AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET METIERS.
L’industrie de la papeterie est, parmi les industries chimiques de notre pays, l’une des plus considérables. On estime à 50,000 environ le nombre des ouvriers et des ouvrières qu’elle emploie ; les produits qu’elle met chaque année sur le marché représentent une valeur de près de 100 millions de francs, et le poids des matières diverses, houille, chiffons, produits chimiques, aluns, résines, etc., dont cette production exige le transport, n’est guère moindre de 700 à 800,000 tonnes.
Et cependant, malgré cette importance, conviée officiellement à prendre part au concours international de Londres en 1872 , notre papeterie nationale s’était abstenue. Aucun de nos fabricants ne s’était fait représenter à Londres, et ceux-là même qui possèdent en cette ville des comptoirs ou des dépôts (car le papier français se vend en Angleterre) avaient négligé de faire les modestes démarches qu’eût nécessitées l’exposition des produits qu’ils avaient déjà importés sur le marché anglais.
Cette abstention de la part de nos fabricants a été une faute ; la plupart le reconnaissent volontiers aujourd’hui; mais ils objectent qu’au moment ou se poursuivaient les préparatifs de cette exposition les fabricants les plus notables de France, délégués par leur confrères, se voyaient forcés de donner à la défense des intérêts communs de la papeterie les heures de liberté que leur laissaient les affaires. C’est à ce moment, en effet, que se discutaient les bases du nouvel impôt sur le papier, et les préoccupations légitimes que faisait naître chez les manufacturiers cette discussion, la nécessité, pour les délégués de la papeterie française, d’éclairer par des communications fréquentes les législateurs et les représentants du Gouvernement, étaient, il faut le reconnaître, peu compatibles avec les préoccu-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,11 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
PROFESSEUR DE CHIMIE INDUSTRIELLE AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET METIERS.
L’industrie de la papeterie est, parmi les industries chimiques de notre pays, l’une des plus considérables. On estime à 50,000 environ le nombre des ouvriers et des ouvrières qu’elle emploie ; les produits qu’elle met chaque année sur le marché représentent une valeur de près de 100 millions de francs, et le poids des matières diverses, houille, chiffons, produits chimiques, aluns, résines, etc., dont cette production exige le transport, n’est guère moindre de 700 à 800,000 tonnes.
Et cependant, malgré cette importance, conviée officiellement à prendre part au concours international de Londres en 1872 , notre papeterie nationale s’était abstenue. Aucun de nos fabricants ne s’était fait représenter à Londres, et ceux-là même qui possèdent en cette ville des comptoirs ou des dépôts (car le papier français se vend en Angleterre) avaient négligé de faire les modestes démarches qu’eût nécessitées l’exposition des produits qu’ils avaient déjà importés sur le marché anglais.
Cette abstention de la part de nos fabricants a été une faute ; la plupart le reconnaissent volontiers aujourd’hui; mais ils objectent qu’au moment ou se poursuivaient les préparatifs de cette exposition les fabricants les plus notables de France, délégués par leur confrères, se voyaient forcés de donner à la défense des intérêts communs de la papeterie les heures de liberté que leur laissaient les affaires. C’est à ce moment, en effet, que se discutaient les bases du nouvel impôt sur le papier, et les préoccupations légitimes que faisait naître chez les manufacturiers cette discussion, la nécessité, pour les délégués de la papeterie française, d’éclairer par des communications fréquentes les législateurs et les représentants du Gouvernement, étaient, il faut le reconnaître, peu compatibles avec les préoccu-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,11 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



