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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
Kanagavva, et M. Enslie, d’Osaka, ces renseignements ne tardèrent pas à arriver, accompagnés de nombreux échantillons. Les renseignements furent communiqués au Parlement en 1871, et les échantillons remis au musée de Kensington, qui, cette année, avait consenti à les distraire de ses riches collections pour les placer sous les yeux des visiteurs de l’Exposition de 1 872.
Ces échantillons ne le cédaient en rien, sous le rapport de l’intérêt, à ceux que nous avions admirés à Paris en 1867; moins nombreux que ceux-ci, ils étaient peut-être, plus qu’eux encore, dignes d’attention, par suite de leur intérêt technologique; non-seulement, en effet, on voyait figurer parmi eux ces beaux papiers à surface soyeuse, à fibres si longues et si bien feutrées qu’on ne peut les rompre, ces papiers gaufrés couverts de peintures et de dessins si remarquables dans leur naïveté, ces mille objets d’habillement, de décoration, etc., faits de papier, que nous avons appris à connaître il y a quelques années; mais on y voyait aussi, et c’était là le coté le plus instructif de cette exposition, les matières premières et les matières en cours de fabrication, bois de Broussonetia papyrifera, écorces, écorces pelurées, battues, etc. Au milieu de ces éléments si intéressants de la fabrication se trouvait un document plus intéressant encore; c’est un ouvrage dont l’Europe, croyons-nous, ne possède qu’un seul exemplaire, dont le nom japonais Kami-dsuki choho là ne saurait, à la vérité, rien nous apprendre, mais qui, illustré de dessins nombreux et remarquablement exécutés, nous initie à tous les procédés dont les Japonais font usage pour produire leur magnifique papier. Grâce à l’obligeance de M. Owen, nous avons pu avoir communication de cet ouvrage écrit en 1798, et nous avons pu suivre alors, non pas certes sur le texte qui, pour nous, était lettre close, mais sur les dessins, toutes les phases de cette fabrication; les documents présentés au Parlement en 1871 par le Gouvernement britannique nous ont d’ailleurs facilité cette tâche. Voici ce que nous avons réussi- à apprendre de cette façon.
La matière première la plus usitée au Japon pour la fabrication du papier est, comme on le sait depuis longtemps, le Broussonetia papyrifera . ou mûrier à papier, c’est le mulberry des Anglais. L’écorce seule est employée à cette fabrication. La plante est, dans presque toutes les provinces du Japon, cultivée spécialement pour les besoins de l’industrie papetière. Elle se reproduit de boutures; en un an, elle atteint 3o centimètres de hauteur; l’hiver venu, 011 la coupe; l’année suivante, la souche fournit cinq ou six tiges nouvelles, qui s’élèvent à 80 ou 90 centimètres; ces tiges sont coupées à leur tour lorsque vient la mauvaise saison, et l’on répète ces coupes successives jusqu’à la cinquième année. Chaque bouture a en-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,49 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Ces échantillons ne le cédaient en rien, sous le rapport de l’intérêt, à ceux que nous avions admirés à Paris en 1867; moins nombreux que ceux-ci, ils étaient peut-être, plus qu’eux encore, dignes d’attention, par suite de leur intérêt technologique; non-seulement, en effet, on voyait figurer parmi eux ces beaux papiers à surface soyeuse, à fibres si longues et si bien feutrées qu’on ne peut les rompre, ces papiers gaufrés couverts de peintures et de dessins si remarquables dans leur naïveté, ces mille objets d’habillement, de décoration, etc., faits de papier, que nous avons appris à connaître il y a quelques années; mais on y voyait aussi, et c’était là le coté le plus instructif de cette exposition, les matières premières et les matières en cours de fabrication, bois de Broussonetia papyrifera, écorces, écorces pelurées, battues, etc. Au milieu de ces éléments si intéressants de la fabrication se trouvait un document plus intéressant encore; c’est un ouvrage dont l’Europe, croyons-nous, ne possède qu’un seul exemplaire, dont le nom japonais Kami-dsuki choho là ne saurait, à la vérité, rien nous apprendre, mais qui, illustré de dessins nombreux et remarquablement exécutés, nous initie à tous les procédés dont les Japonais font usage pour produire leur magnifique papier. Grâce à l’obligeance de M. Owen, nous avons pu avoir communication de cet ouvrage écrit en 1798, et nous avons pu suivre alors, non pas certes sur le texte qui, pour nous, était lettre close, mais sur les dessins, toutes les phases de cette fabrication; les documents présentés au Parlement en 1871 par le Gouvernement britannique nous ont d’ailleurs facilité cette tâche. Voici ce que nous avons réussi- à apprendre de cette façon.
La matière première la plus usitée au Japon pour la fabrication du papier est, comme on le sait depuis longtemps, le Broussonetia papyrifera . ou mûrier à papier, c’est le mulberry des Anglais. L’écorce seule est employée à cette fabrication. La plante est, dans presque toutes les provinces du Japon, cultivée spécialement pour les besoins de l’industrie papetière. Elle se reproduit de boutures; en un an, elle atteint 3o centimètres de hauteur; l’hiver venu, 011 la coupe; l’année suivante, la souche fournit cinq ou six tiges nouvelles, qui s’élèvent à 80 ou 90 centimètres; ces tiges sont coupées à leur tour lorsque vient la mauvaise saison, et l’on répète ces coupes successives jusqu’à la cinquième année. Chaque bouture a en-
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