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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
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rare, sans application possible, ou d’une plante abondante, prête à satisfaire aux besoins du commerce à dater du jour où celui-ci lui ferait appel.
M. Simmonds, dont on connaît les intéressantes publications sur le commerce et l’industrie, avait également exposé une collection nombreuse et variée de matières propres à la fabrication du papier. L’arrangement scientifique et technologique de cette collection lui donnait une valeur particulière; presque toujours, en effet, a côté de la plante, véritable matière première, on y voyait figurer le produit en voie de traitement, et la pâte, qui en est le résultat définitif; il en était ainsi pour la pâte d’alfa, de palmier nain, d’Adamsonia, de Broussonetia, de graines de coton, de canne à sucre, etc.
Citons enfin, pour terminer, une nouvelle matière textile importée de Queensland (Australie) et désignée sous le nom de Sida refusa. La plante (de la famille des Malvacées) qui lui donne naissance croît, paraît-il, avec une abondance extraordinaire en cette contrée ; ses fibres ont toutes les qualités du chanvre et se blanchissent sans difficulté. L’industrie pape-tière anglaise fonde, en ce moment, de grandes espérances sur l’introduction de cette matière textile, ont 3,ooo tonnes environ ont été déjà importées en Angleterre.
S IV. ARTICLES DE PAPETERIE ET FOURNITURES DE BUREAU.
Il existe, c’est chose depuis longtemps connue, mais qu’on ne saurait trop rappeler, des différences capitales entre les habitudes anglaises et françaises au point de vue de la consommation du papier et des articles de papeterie.
En Angleterre, l’homme qui se respecte attache un grand prix au choix du papier sur lequel il doit écrire; le banquier et le négociant, aussi bien que l’oisif, rougiraient d’adresser un ordre de commerce ou une invitation sur un papier qui ne serait pas fort, résistant, bien lissé, d’une teinte irréprochable.
Il n’en est pas de même en France; à tort ou à raison (à tort suivant nous), ces considérations ne touchent que fort peu l’homme qui écrit; peu lui importe que le papier qui doit servir de messager à sa pensée soit mince, sans corps, sans soutien, souvent de teinte jaune, ou au moins indécise.
Joignons à ce fait que l’habitude d’une correspondance active, nécessitée par l’importance des affaires, facilitée par le taux peu élevé des affranchissements, s’élevant annuellement à vingt-six lettres par individu,
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,29 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
rare, sans application possible, ou d’une plante abondante, prête à satisfaire aux besoins du commerce à dater du jour où celui-ci lui ferait appel.
M. Simmonds, dont on connaît les intéressantes publications sur le commerce et l’industrie, avait également exposé une collection nombreuse et variée de matières propres à la fabrication du papier. L’arrangement scientifique et technologique de cette collection lui donnait une valeur particulière; presque toujours, en effet, a côté de la plante, véritable matière première, on y voyait figurer le produit en voie de traitement, et la pâte, qui en est le résultat définitif; il en était ainsi pour la pâte d’alfa, de palmier nain, d’Adamsonia, de Broussonetia, de graines de coton, de canne à sucre, etc.
Citons enfin, pour terminer, une nouvelle matière textile importée de Queensland (Australie) et désignée sous le nom de Sida refusa. La plante (de la famille des Malvacées) qui lui donne naissance croît, paraît-il, avec une abondance extraordinaire en cette contrée ; ses fibres ont toutes les qualités du chanvre et se blanchissent sans difficulté. L’industrie pape-tière anglaise fonde, en ce moment, de grandes espérances sur l’introduction de cette matière textile, ont 3,ooo tonnes environ ont été déjà importées en Angleterre.
S IV. ARTICLES DE PAPETERIE ET FOURNITURES DE BUREAU.
Il existe, c’est chose depuis longtemps connue, mais qu’on ne saurait trop rappeler, des différences capitales entre les habitudes anglaises et françaises au point de vue de la consommation du papier et des articles de papeterie.
En Angleterre, l’homme qui se respecte attache un grand prix au choix du papier sur lequel il doit écrire; le banquier et le négociant, aussi bien que l’oisif, rougiraient d’adresser un ordre de commerce ou une invitation sur un papier qui ne serait pas fort, résistant, bien lissé, d’une teinte irréprochable.
Il n’en est pas de même en France; à tort ou à raison (à tort suivant nous), ces considérations ne touchent que fort peu l’homme qui écrit; peu lui importe que le papier qui doit servir de messager à sa pensée soit mince, sans corps, sans soutien, souvent de teinte jaune, ou au moins indécise.
Joignons à ce fait que l’habitude d’une correspondance active, nécessitée par l’importance des affaires, facilitée par le taux peu élevé des affranchissements, s’élevant annuellement à vingt-six lettres par individu,
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