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  • Exposition internationale. Londres. 1872 - Papier et papeterie. Rapport
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  • PAGE DE TITRE
    • Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
    • I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
      • Chiffons (p.6)
      • Paille (p.7)
      • Sparte (p.9)
      • Pâte mécanique de bois (p.13)
      • Pâte chimique de bois (p.15)
    • II. Machines pour papeterie (p.26)
      • Machine à couper les chiffons, les cordes, etc (p.27)
      • Lessiveur sphérique rotatif (p.27)
      • Pompes à cylindres de verre (p.30)
      • Toiles métalliques, formes, rouleaux vergeurs (p.31)
      • Machines à papier (p.32)
    • III. Produits fabriqués (p.33)
      • Papiers à journaux (p.39)
      • Papier japonais (p.42)
      • Papier chinois (p.45)
      • Papiers et fibres des Indes (p.46)
    • IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
      • Cahiers d'école (p.51)
      • Valentines (p.52)
      • Gravures, monogrammes (p.53)
      • Costumes en papier (p.54)
      • Cartes, bristols et cartes à jouer (p.54)
      • Encres à écrire (p.55)
      • Plumes d'oie et plumes de fer (p.56)
      • Crayons (p.57)
      • Cires à cacheter (p.58)
      • Fournitures de bureaux (p.59)
    • V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
  • Dernière image
48 —

tandis cju’en notre pays ie nombre des lettres ne dépasse pas, par an, le chiffre de dix, a donné à l’industrie du façonnage, en Angleterre, un développement considérable, et nous comprendrons pourquoi, malgré tout le mérite de nos fabricants, les papiers anglais sont, en moyenne, plus beaux que les nôtres.

C’est ce que l’on reconnaît bien vite lorsque l’on cherche à établir une comparaison entre les papiers façonnés anglais et français; les termes de cette comparaison n’existent pas, et c’est en vain qu’on chercherait a placer en France, auprès du consommateur ordinaire, les papiers à lettres à 12 et 1 5 francs la ramette, dont l’usage est si répandu en Angleterre.

Nous le dirons franchement, c’est aux Anglais que nous donnons raison en cette circonstance; le papier est comme le vêtement, il dit l’homme, et, dans l’un comme dans l’autre, on trouve toujours une empreinte du caractère de celui qui l’a choisi et du sentiment qu’il possède de sa dignité.

Les fabricants habiles et capables de faire beau ne manquent pas en France ; c’est le consommateur qui leur fait défaut, et il ne faut pas s’étonner si quelquefois ils vont chercher en Angleterre ce consommateur, qui, du reste, les accueille fort bien, et les accueillerait mieux encore s’ils consentaient à adopter les formats auxquels nos voisins sont habitués, et à ne pas vouloir leur imposer ceux auxquels les a accoutumés la consommation française.

Ceci posé, le lecteur trouvera tout naturel qu’à l’Exposition de Londres, en 1872, l’Angleterre fût à peu près seule représentée pour les articles de papeterie proprements dits, papiers à lettre, papiers bordés, enveloppes, etc.

Le nombre des exposants était considérable, et la galerie qui contenait leurs produits était longue et bien garnie. On ne pouvait cependant s’empêcher de lui reprocher de se présenter avec l’allure d’un magasin plutôt que d’une exposition. Disposées sans méthode, les vitrines, toutes semblables, remplies d’objets groupés sans ordre, et que n’accompagnait, en général, aucun renseignement, n’avaient réellement rien qui attirât, a priori, l’attention du visiteur sérieux.

Aussi serions-nous en ce moment fort embarrassé pour consacrer à cette exposition les quelques pages qu’exige son examen, si nous n’avions trouvé dans l’un des agents de la Commission anglaise, M. Martin, attaché à l’industrie de la papeterie, un aide aussi consciencieux qu’instruit et bienveillant, qui nous a fourni sur les exposants réunis dans cette partie du palais, sur la valeur et l’importance de leurs maisons, les renseignements les plus utiles.




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