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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
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pations d’ordre tout différent qu’eût exigées l’organisation d’une exposition à Londres.
Telle est l’explication de la faute commise ; faute d’autant plus regrettable, qu’à côté de l’Angleterre largement représentée nos manufacturiers n’eussent rencontré chez les nations étrangères que des produits d’une notable infériorité.
Ils ne doivent pas l’oublier, du reste, l’Angleterre est, pour notre industrie papetière, un débouché sérieux; nos produits y sont estimés, et notre importation s’y élève annuellement à i ,600,000 francs en moyenne. Considérablement amoindrie par suite des événements de 1870-1871, tombée à 1,006,226 francs en 1870, à 92/1,753 francs en 1871, cette importation se relève aujourd’hui avec une rapidité extrême, et, pour les six premiers mois de 1872, elle atteint déjà, d’après les documents anglais, la somme de 1,423,600 francs.
Si élevé que soit ce dernier chiffre, dont l’élévation est due sans doute à des circonstances exceptionnelles, on ne peut s’empêcher de trouver insuffisant encore le progrès de notre importation en Angleterre, lorsqu’on sait, d’une part, avec quelle rapidité augmente la consommation en ce pays, d’une autre, combien y est rapide également le développement des importations belges, importations qui, pour le premier semestre de 1870, étaient de 3,281,625 francs, qui s’élevaient à 4,577,500 francs pour la période correspondante de 1871, et atteignent enfin 5,293,4-25 francs pour les six premiers mois de 1872.
Dans cet accroissement de la consommation anglaise et de l’importation belge en Angleterre, nos manufacturiers doivent trouver un nouveau sujet d’émulation; on ne peut que le répéter : les papiers français se vendent volontiers en Angleterre, pourvu qu’ils soient de format anglais, et nul doute que leur vente ne se trouve encore facilitée par la situation difficile que font aux manufacturiers anglais l’augmentation subite et inouïe du prix du charbon et le prix élevé des mains-d’œuvre.
§ 1er. MATIÈRES PREMIÈRES, PATES SUCCÉDANÉES.
Le premier coup d’œil jeté sur les produits exposés à Londres en 1872 par l’industrie du papier n’élait certes pas encourageant. En laissant de côté, en effet,la magnifique exhibition de MM. Saunders et Cie, les vitrines de MM. Dicldnson, Portai et de quelques autres manufacturiers, on ne trouvait plus, dans la galerie consacrée à l’industrie mère de la classe XII, que quelques rames de papier, souvent sans désignation, et quelques
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 96,41 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
pations d’ordre tout différent qu’eût exigées l’organisation d’une exposition à Londres.
Telle est l’explication de la faute commise ; faute d’autant plus regrettable, qu’à côté de l’Angleterre largement représentée nos manufacturiers n’eussent rencontré chez les nations étrangères que des produits d’une notable infériorité.
Ils ne doivent pas l’oublier, du reste, l’Angleterre est, pour notre industrie papetière, un débouché sérieux; nos produits y sont estimés, et notre importation s’y élève annuellement à i ,600,000 francs en moyenne. Considérablement amoindrie par suite des événements de 1870-1871, tombée à 1,006,226 francs en 1870, à 92/1,753 francs en 1871, cette importation se relève aujourd’hui avec une rapidité extrême, et, pour les six premiers mois de 1872, elle atteint déjà, d’après les documents anglais, la somme de 1,423,600 francs.
Si élevé que soit ce dernier chiffre, dont l’élévation est due sans doute à des circonstances exceptionnelles, on ne peut s’empêcher de trouver insuffisant encore le progrès de notre importation en Angleterre, lorsqu’on sait, d’une part, avec quelle rapidité augmente la consommation en ce pays, d’une autre, combien y est rapide également le développement des importations belges, importations qui, pour le premier semestre de 1870, étaient de 3,281,625 francs, qui s’élevaient à 4,577,500 francs pour la période correspondante de 1871, et atteignent enfin 5,293,4-25 francs pour les six premiers mois de 1872.
Dans cet accroissement de la consommation anglaise et de l’importation belge en Angleterre, nos manufacturiers doivent trouver un nouveau sujet d’émulation; on ne peut que le répéter : les papiers français se vendent volontiers en Angleterre, pourvu qu’ils soient de format anglais, et nul doute que leur vente ne se trouve encore facilitée par la situation difficile que font aux manufacturiers anglais l’augmentation subite et inouïe du prix du charbon et le prix élevé des mains-d’œuvre.
§ 1er. MATIÈRES PREMIÈRES, PATES SUCCÉDANÉES.
Le premier coup d’œil jeté sur les produits exposés à Londres en 1872 par l’industrie du papier n’élait certes pas encourageant. En laissant de côté, en effet,la magnifique exhibition de MM. Saunders et Cie, les vitrines de MM. Dicldnson, Portai et de quelques autres manufacturiers, on ne trouvait plus, dans la galerie consacrée à l’industrie mère de la classe XII, que quelques rames de papier, souvent sans désignation, et quelques
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 96,41 %.
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