Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Adapte la taille de l’image à la fenêtre
Rotation antihoraire 90°
Rotation antihoraire 90°
Imprimer la page

- TABLE DES MATIÈRES
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
— 56
ces deux fabricants, le dernier avait exposé des marques obtenues sur toile à l’aide de l’encre qu’il désigne sous le nom de jetoline, encre qui n’exige ni chauffage ni préparation aucune, et que l’intensité de la coloration noire obtenue, la netteté de l’écriture, ne laissaient absolument rien à désirer.
Plumes d’oie et plumes de fer. —L’immense développement qu’a pris, depuis trente ans, la fabrication des plumes métalliques, n’a point, en Angleterre du moins, détrôné la vieille plume d’oie, et la préparation des plumes animales est encore, dans ce pays, l’objet d’üne industrie sérieuse. Ce résultat, assez peu connu du reste, trouve sa raison d’être dans l’habitude, depuis longtemps contractée par le commerce anglais, d’employer un système d’écriture large, courante, dont les caractères imparfaits et mal formés rendent souvent la lecture difficile, que facilite outre mesure le lissage exagéré du papier, mais auquel le bec souvent rebelle de la plume de fer se prête, en général, moins bien que le bec complaisant de la plume d’oie. Aussi ne faut-il pas s’étonner si le commerce des plumes animales occupait à l’Exposition une place importante. Deux maisons surtout y étaient largement représentées; c’étaient, d’abord, celle de MM. Hill et fils, qui, dans une des grandes vitrines de la galerie, avaient réuni une nombreuse collection de plumes d’oie, importées, pour la plupart, de la baie d’Hudson, de plumes de cygne tirées de Riga et destinées à la fabrication des pinceaux, etc.; puis celle de M. Cooper, qui à une collection non moins intéressante avait eu l’excellente idée de joindre la série d’outils et appareils nécessaires à la préparation des plumes : l’étau chauffé à travers lequel on les écrase pour les éclaicir et leur enlever l’aspect opaque quelles possèdent naturellement, le couteau à l’aide duquel on en découpe les brins, et enfin la peau de requin dont on les frotte pour achever de les polir.
Quant à la fabrication des plumes métalliques, elle était représentée par trois grands manufacturiers, deux venus de Birmingham, MM. Mitchell et Brandaüer, l’autre, venu de France, M. Blanzv-Poure, de Boulogne-sur-Mer. Tout le monde connaît aujourd’hui la fabrication des plumes métalliques, et il n’est pas de voyageur qui n’ait visité, a Birmingham, quelqu’un de ces ateliers, propres, élégants, bien entendus, ou l’on sait si rapidement transformer en une plume parfaite une mince plaque d’acier que l’on fait passer successivement sous douze ou quinze presses à main, garnies de découpoirs et mandrins de plus en plus compliqués. C’est dans ces ateliers que l’on rencontre l’un des exemples les plus frappants des résultats économiques auxquels conduit la division savante du travail; c’est là, peut-être, qu’on apprécie le mieux par quels procédés, tout en
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,32 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
ces deux fabricants, le dernier avait exposé des marques obtenues sur toile à l’aide de l’encre qu’il désigne sous le nom de jetoline, encre qui n’exige ni chauffage ni préparation aucune, et que l’intensité de la coloration noire obtenue, la netteté de l’écriture, ne laissaient absolument rien à désirer.
Plumes d’oie et plumes de fer. —L’immense développement qu’a pris, depuis trente ans, la fabrication des plumes métalliques, n’a point, en Angleterre du moins, détrôné la vieille plume d’oie, et la préparation des plumes animales est encore, dans ce pays, l’objet d’üne industrie sérieuse. Ce résultat, assez peu connu du reste, trouve sa raison d’être dans l’habitude, depuis longtemps contractée par le commerce anglais, d’employer un système d’écriture large, courante, dont les caractères imparfaits et mal formés rendent souvent la lecture difficile, que facilite outre mesure le lissage exagéré du papier, mais auquel le bec souvent rebelle de la plume de fer se prête, en général, moins bien que le bec complaisant de la plume d’oie. Aussi ne faut-il pas s’étonner si le commerce des plumes animales occupait à l’Exposition une place importante. Deux maisons surtout y étaient largement représentées; c’étaient, d’abord, celle de MM. Hill et fils, qui, dans une des grandes vitrines de la galerie, avaient réuni une nombreuse collection de plumes d’oie, importées, pour la plupart, de la baie d’Hudson, de plumes de cygne tirées de Riga et destinées à la fabrication des pinceaux, etc.; puis celle de M. Cooper, qui à une collection non moins intéressante avait eu l’excellente idée de joindre la série d’outils et appareils nécessaires à la préparation des plumes : l’étau chauffé à travers lequel on les écrase pour les éclaicir et leur enlever l’aspect opaque quelles possèdent naturellement, le couteau à l’aide duquel on en découpe les brins, et enfin la peau de requin dont on les frotte pour achever de les polir.
Quant à la fabrication des plumes métalliques, elle était représentée par trois grands manufacturiers, deux venus de Birmingham, MM. Mitchell et Brandaüer, l’autre, venu de France, M. Blanzv-Poure, de Boulogne-sur-Mer. Tout le monde connaît aujourd’hui la fabrication des plumes métalliques, et il n’est pas de voyageur qui n’ait visité, a Birmingham, quelqu’un de ces ateliers, propres, élégants, bien entendus, ou l’on sait si rapidement transformer en une plume parfaite une mince plaque d’acier que l’on fait passer successivement sous douze ou quinze presses à main, garnies de découpoirs et mandrins de plus en plus compliqués. C’est dans ces ateliers que l’on rencontre l’un des exemples les plus frappants des résultats économiques auxquels conduit la division savante du travail; c’est là, peut-être, qu’on apprécie le mieux par quels procédés, tout en
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,32 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



