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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
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Cires à cacheter. — Les cires végétales destinées au cachetage des lettres sont formées essentiellement de gomme laque fondue avec un peu de térébenthine, additionnée de camphre pour les sortes fines, de résine pour les sortes communes, et colorée par le mélange d’une quantité convenable de vermillon. Fondues ensemble à température basse, ces matières sont amenées à l’état pâteux, puis façonnées, sous forme de bâton, par l’ouvrier, qui les bat sur un marbre, à la main d’abord, puis avec une réglette en bois. Polis à la laine après refroidissement, frappés enfin au timbre chaud, qui imprime la marque du fabricant, les bâtons sortent de ses mains prêts à livrer au commerce. L’usage des enveloppes gommées à la patte a enlevé à cette fabrication une grande partie de son importance, et même, on peut le dire, cet usage a presque entièrement fait disparaître la fabrication des sortes communes. Mais les belles sortes ont encore leur emploi, et cette limitation même de la production a rendu celle-ci plus intéressante.
Le fabricant le plus important de l’Angleterre, M. Hyde, est, en même temps, fournisseur de l’administration des Contributions, de celle des Domaines, et enfin de celle des Postes; il livre au Gouvernement anglais, en cette qualité, d’énormes quantités de cire à cacheter, qui, pour cette dernière administration seulement, s’élèvent à près de a5,ooo kilogrammes par an. Cette cire est destinée principalement au cachetage des sacs, des boîtes, etc.; la fermeture des plis exige, d’un autre côté, 1,000 à i,5oo kilogrammes de cire superfine. Nous avons déjà dit quelques mots de la belle exposition de M. Hyde, à propos de sa fabrication d’encre et de papier carbonique; nous ne pouvons que répéter ici ce que nous en avons dit déjà, c’est que les échantillons exposés témoignent d’une fabrication aussi habile que soignée. Parmi les diverses sortes de cire à cacheter qu’avait exposées M. Hyde, une surtout se recommandait à l’attention du public anglais; nous voulons parler de la cire employée pour fermer les correspondances à destination des Indes. Celle-ci, en effet, doit être de composition spéciale pour résister, sans fondre, aux températures élevées des contrées que les lettres doivent traverser; les échantillons exposés par M. Hyde satisfaisaient à cette condition, car, essayés par nous, ils se sont montrés rebelles à la fusion jusqu’à la température de 55 degrés centigrades.
Cependant, malgré l’importance de sa production, M. Hyde n’est point le seul grand fabricant de cires à cacheter dont les produits aient, à Londres, mérité l’attention, et c’est avec un vif intérêt que le connaisseur s’arrêtait devant la vitrine où M. Field, pour montrer l’excellence de sa fabrication, avait réuni une collection de sceaux d’une délicatesse, d’un
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Cires à cacheter. — Les cires végétales destinées au cachetage des lettres sont formées essentiellement de gomme laque fondue avec un peu de térébenthine, additionnée de camphre pour les sortes fines, de résine pour les sortes communes, et colorée par le mélange d’une quantité convenable de vermillon. Fondues ensemble à température basse, ces matières sont amenées à l’état pâteux, puis façonnées, sous forme de bâton, par l’ouvrier, qui les bat sur un marbre, à la main d’abord, puis avec une réglette en bois. Polis à la laine après refroidissement, frappés enfin au timbre chaud, qui imprime la marque du fabricant, les bâtons sortent de ses mains prêts à livrer au commerce. L’usage des enveloppes gommées à la patte a enlevé à cette fabrication une grande partie de son importance, et même, on peut le dire, cet usage a presque entièrement fait disparaître la fabrication des sortes communes. Mais les belles sortes ont encore leur emploi, et cette limitation même de la production a rendu celle-ci plus intéressante.
Le fabricant le plus important de l’Angleterre, M. Hyde, est, en même temps, fournisseur de l’administration des Contributions, de celle des Domaines, et enfin de celle des Postes; il livre au Gouvernement anglais, en cette qualité, d’énormes quantités de cire à cacheter, qui, pour cette dernière administration seulement, s’élèvent à près de a5,ooo kilogrammes par an. Cette cire est destinée principalement au cachetage des sacs, des boîtes, etc.; la fermeture des plis exige, d’un autre côté, 1,000 à i,5oo kilogrammes de cire superfine. Nous avons déjà dit quelques mots de la belle exposition de M. Hyde, à propos de sa fabrication d’encre et de papier carbonique; nous ne pouvons que répéter ici ce que nous en avons dit déjà, c’est que les échantillons exposés témoignent d’une fabrication aussi habile que soignée. Parmi les diverses sortes de cire à cacheter qu’avait exposées M. Hyde, une surtout se recommandait à l’attention du public anglais; nous voulons parler de la cire employée pour fermer les correspondances à destination des Indes. Celle-ci, en effet, doit être de composition spéciale pour résister, sans fondre, aux températures élevées des contrées que les lettres doivent traverser; les échantillons exposés par M. Hyde satisfaisaient à cette condition, car, essayés par nous, ils se sont montrés rebelles à la fusion jusqu’à la température de 55 degrés centigrades.
Cependant, malgré l’importance de sa production, M. Hyde n’est point le seul grand fabricant de cires à cacheter dont les produits aient, à Londres, mérité l’attention, et c’est avec un vif intérêt que le connaisseur s’arrêtait devant la vitrine où M. Field, pour montrer l’excellence de sa fabrication, avait réuni une collection de sceaux d’une délicatesse, d’un
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