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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Rapport de M. Aimé Girard, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et métiers (p.3)
- I. Matières premières, pates succédanées (p.4)
- II. Machines pour papeterie (p.26)
- III. Produits fabriqués (p.33)
- IV. Articles de papeterie et fournitures de bureau (p.47)
- V. Machines pour façonnage et petites ateliers (p.60)
- Dernière image
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substituèrent la sciure de bois, dont la distillation avait constitué, jusqu’alors, l’utilisation la plus avantageuse, et peu à peu, le prix de la sciure s’élevant à son tour, le développement de cette industrie s’arrêta; elle a presque cessé aujourd’hui.
La paille est utilisée en papeterie de deux façons. Abandonnée pendant quelques semaines à la macération à froid, au contact d’un lait de chaux, ou bien lessivée rapidement sous pression, quelquefois à l’aide du même agent, quelquefois à l’aide de la soude caustique, elle fournit sous la meule, sous le molleton, ou même dans la pile, un défilé coloré qui tantôt, en cet état même, est soumis à un raffinage sommaire et employé directement à la fabrication des papiers de pliage, tantôt, au contraire, blanchi au chlorure de chaux liquide, devient alors l’élément essentiel de la fabrication des papiers blancs pour journaux.
En France, la paille est largement utilisée de l’une et de l’autre façon ; la production des papiers de pliage se rencontre, on peut le dire, sur tout le territoire, et, d’autre part, il est peu de nos journaux dans la pâte desquels la paille blanchie n’entre pour une portion notable. Cependant nous sommes loin de faire de ce succédané un usage aussi étendu que les Anglais. Dès 1860, nous trouvions en Angleterre plusieurs journaux, et notamment le Daily Telegraph, le Mormng Star, etc., imprimés sur papier de paille, et aujourd’hui, parmi les journaux de ce pays, il n’en est qu’un petit nombre, tels que le Times, le Morning Post, qui excluent la paille de la composition de leurs pâtes.
On l’emploie rarement seule; elle donne un papier trop sec, trop peu amoureux, suivant l’expression si pittoresque de nos typographes, et les manufacturiers ont pour coutume de l’adoucir, de lui donner du corps, en France avec du chiffon, en Angleterre avec du sparte.
Le traitement et le blanchiment de la paille sont d’ailleurs des opérations trop connues pour que nous y insistions longuement; nous indiquerons seulement à quels principes généraux l’expérience a conduit les manufacturiers; c’est à la paille de seigle en France, à la paille de froment en Angleterre, que ces principes s’appliquent en général.
L’emploi des hautes pressions pour le lessivage de la paille est aujourd’hui généralement abandonné en Angleterre ; dans plusieurs usines de ce pays, nous avons vu la pression maintenue à une atmosphère un quart, une atmosphère et demie au plus. S’il s’agit de papiers à blanchir, la chaux est laissée de côté, et les lessives alcalines sont seules employées; elles sont fortes d’ailleurs, et marquent de 3°5 à â° Baumé. La quantité de soude caustique à 6o° qu’exige le lessivage n’est pas moindre alors de 16 kilogr. par 100 kilogr. de paille. Fn outre, le lessivage est prolongé
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,53 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
substituèrent la sciure de bois, dont la distillation avait constitué, jusqu’alors, l’utilisation la plus avantageuse, et peu à peu, le prix de la sciure s’élevant à son tour, le développement de cette industrie s’arrêta; elle a presque cessé aujourd’hui.
La paille est utilisée en papeterie de deux façons. Abandonnée pendant quelques semaines à la macération à froid, au contact d’un lait de chaux, ou bien lessivée rapidement sous pression, quelquefois à l’aide du même agent, quelquefois à l’aide de la soude caustique, elle fournit sous la meule, sous le molleton, ou même dans la pile, un défilé coloré qui tantôt, en cet état même, est soumis à un raffinage sommaire et employé directement à la fabrication des papiers de pliage, tantôt, au contraire, blanchi au chlorure de chaux liquide, devient alors l’élément essentiel de la fabrication des papiers blancs pour journaux.
En France, la paille est largement utilisée de l’une et de l’autre façon ; la production des papiers de pliage se rencontre, on peut le dire, sur tout le territoire, et, d’autre part, il est peu de nos journaux dans la pâte desquels la paille blanchie n’entre pour une portion notable. Cependant nous sommes loin de faire de ce succédané un usage aussi étendu que les Anglais. Dès 1860, nous trouvions en Angleterre plusieurs journaux, et notamment le Daily Telegraph, le Mormng Star, etc., imprimés sur papier de paille, et aujourd’hui, parmi les journaux de ce pays, il n’en est qu’un petit nombre, tels que le Times, le Morning Post, qui excluent la paille de la composition de leurs pâtes.
On l’emploie rarement seule; elle donne un papier trop sec, trop peu amoureux, suivant l’expression si pittoresque de nos typographes, et les manufacturiers ont pour coutume de l’adoucir, de lui donner du corps, en France avec du chiffon, en Angleterre avec du sparte.
Le traitement et le blanchiment de la paille sont d’ailleurs des opérations trop connues pour que nous y insistions longuement; nous indiquerons seulement à quels principes généraux l’expérience a conduit les manufacturiers; c’est à la paille de seigle en France, à la paille de froment en Angleterre, que ces principes s’appliquent en général.
L’emploi des hautes pressions pour le lessivage de la paille est aujourd’hui généralement abandonné en Angleterre ; dans plusieurs usines de ce pays, nous avons vu la pression maintenue à une atmosphère un quart, une atmosphère et demie au plus. S’il s’agit de papiers à blanchir, la chaux est laissée de côté, et les lessives alcalines sont seules employées; elles sont fortes d’ailleurs, et marquent de 3°5 à â° Baumé. La quantité de soude caustique à 6o° qu’exige le lessivage n’est pas moindre alors de 16 kilogr. par 100 kilogr. de paille. Fn outre, le lessivage est prolongé
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,53 %.
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