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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Sommaire (p.48)
- I. Avril, poésie. Ch. Benoit (p.49)
- II. Un amour dans la nue, poésie. A. Camus (p.52)
- III. Géologie : Abîmes. Lacs. Ch. Texier (p.58)
- IV. La langue universelle. A. Buisson (p.63)
- V. Bouquet de pensées. Ch. Texier (p.63)
- VI. Chronique. O Chevaldonné (p.65)
- VII. Nécrologie : Mort de M. Dupuis-Delcourt. O Frion (p.67)
- VIII. Une fête de l'industrie. O. Frion (p.69)
- IX. Prix proposés, etc. O. Frion (p.70)
- X. Bulletion bibliographique (p.73)
- Dernière image
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Afoîsnes.—HLsies,
On appelle abîmes des enfoncements très-considérables qui se sont formés dans la terre, et dont on ne connaît pas la profondeur. Ces abîmes ont été produits par la même cause qui a donné naissance aux lacs, grands amas d’eau entourés de terre de tous côtés, et n’ayant aucune communication immédiate avec la mer.
C’est presque toujours au pied des montagnes que se trouvent les lacs et les abîmes.
Les eaux, en descendant du sommet des montagnes, s'infiltrent entre les couches de roche feuilletée et s’y livrent des passages. Elles continuent leur cours souterrain jusqu’à de grandes distances, et quelquefois même jusqu’à la mer. Souvent elles se font jour sur le flanc ou au pied des montagnes où elles forment des sources.
En continuant de couler entre les couches pierreuses, les eaux en détachent continuellement quelques parties, de manière qu’à la longue les vides qu’elles agrandissent sans cesse deviennent trop considérables pour que les bancs de rochers puissent se soutenir : dès lors ils s’affaissent, se brisent, tombent au fond de l’excavation.
Quand les rochers ont obstrué le passage par où les eaux continuaient leur cours, celles-ci ont formé un lac, en remplissant peu à peu l’excavation.
Mais il arrive souvent que les rochers brisés laissent, à travers leurs débris, des passages ; alors les eaux s’y glissent et creusent de plus en plus le terrain ; elles forment ainsi un abîme qui, en demeurant vide, offre aux yeux un aspect effrayant par sa profondeur.
On connaît, dans le comté de Stafford, en Angleterre, un abîme dont on n’a pu trouver le fond avec une corde de 870 mètres. Cette profonde excavation est une suite naturelle de la situation de ce comté, au sud d’une chaîne de montagnes qui s’étend du midi au nord jusqu’en Ecosse.
« Lorsque les montagnes ne supportent point de glaciers, leurs pics isolés > ne s’entourent pas moins de vapeurs qui s’y accumulent en forme de cou-i ronnes, de brouillard et de nuages. Une partie des molécules qui forment
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,81 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Afoîsnes.—HLsies,
On appelle abîmes des enfoncements très-considérables qui se sont formés dans la terre, et dont on ne connaît pas la profondeur. Ces abîmes ont été produits par la même cause qui a donné naissance aux lacs, grands amas d’eau entourés de terre de tous côtés, et n’ayant aucune communication immédiate avec la mer.
C’est presque toujours au pied des montagnes que se trouvent les lacs et les abîmes.
Les eaux, en descendant du sommet des montagnes, s'infiltrent entre les couches de roche feuilletée et s’y livrent des passages. Elles continuent leur cours souterrain jusqu’à de grandes distances, et quelquefois même jusqu’à la mer. Souvent elles se font jour sur le flanc ou au pied des montagnes où elles forment des sources.
En continuant de couler entre les couches pierreuses, les eaux en détachent continuellement quelques parties, de manière qu’à la longue les vides qu’elles agrandissent sans cesse deviennent trop considérables pour que les bancs de rochers puissent se soutenir : dès lors ils s’affaissent, se brisent, tombent au fond de l’excavation.
Quand les rochers ont obstrué le passage par où les eaux continuaient leur cours, celles-ci ont formé un lac, en remplissant peu à peu l’excavation.
Mais il arrive souvent que les rochers brisés laissent, à travers leurs débris, des passages ; alors les eaux s’y glissent et creusent de plus en plus le terrain ; elles forment ainsi un abîme qui, en demeurant vide, offre aux yeux un aspect effrayant par sa profondeur.
On connaît, dans le comté de Stafford, en Angleterre, un abîme dont on n’a pu trouver le fond avec une corde de 870 mètres. Cette profonde excavation est une suite naturelle de la situation de ce comté, au sud d’une chaîne de montagnes qui s’étend du midi au nord jusqu’en Ecosse.
« Lorsque les montagnes ne supportent point de glaciers, leurs pics isolés > ne s’entourent pas moins de vapeurs qui s’y accumulent en forme de cou-i ronnes, de brouillard et de nuages. Une partie des molécules qui forment
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