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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Sommaire (p.48)
- I. Avril, poésie. Ch. Benoit (p.49)
- II. Un amour dans la nue, poésie. A. Camus (p.52)
- III. Géologie : Abîmes. Lacs. Ch. Texier (p.58)
- IV. La langue universelle. A. Buisson (p.63)
- V. Bouquet de pensées. Ch. Texier (p.63)
- VI. Chronique. O Chevaldonné (p.65)
- VII. Nécrologie : Mort de M. Dupuis-Delcourt. O Frion (p.67)
- VIII. Une fête de l'industrie. O. Frion (p.69)
- IX. Prix proposés, etc. O. Frion (p.70)
- X. Bulletion bibliographique (p.73)
- Dernière image
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j ceux cl est en contact avec les montagnes ; elle s’y condense, se résout en t eau qui pénètre dans les fentes si nombreuses sur les sommets élevés, et » s’insinue entre les couches de roches appelées primitives, et qui sont dis— » posées presque verticalement (t).» Les érosions que forment les eaux, en s’écoulant entre ces couches presque verticales des montagnes, peuvent avoir beaucoup de profondeur, mais elles n’ont que peu de largeur, en sorte que les bancs de rochers appuyés les uns contre les autres peuvent se soutenir mutuellement; mais lorsque les eaux sont parvenues au-dessous delà plaine, où ces couches prennent une situation plus horizontale, l’érosion gagne en largeur, et enfin elle détermine la rupture et l’effondrement des couches qui couvraient l’abîme.
Les abîmes, comme on le voit, ne se sont pas formés subitement.
Lorsques les cratères de volcans éteints sont d’une grande profondeur, tel que celui du mont Arrarah, en Arménie, décrit par Tournefort, on peut leur appliquer le nom d’abîme ou de gouffre ; mais ees abîmes ont été formés d’une manière qui est l’inverse de la précédente. Ici, c’est une montagne qui a été entièrement soulevée et formée par les matières échappées des soupiraux d’un volcan. Au milieu des amas de laves et de cendres, il est resté un vide en forme d’entonnoir, que l’imagination a décoré du nom d’abîme, en se peignant, au-dessous de ce cratère, des cavernes profondes et épouvantables qui n’existent point. Le fond de ces abîmes descend rarement aussi bas que le niveau des plaines environnantes.
Ce même nom d’abîme ou de gouffre a été donné quelquefois à des enfoncements qui existent dans des terrains de sable, et au fond desquels il y a de l’eau ; mais ce sont plutôt des fondrières que des abîmes.
Nous ajouterons à ces théories quelques considérations sur les lacs. Leur mode de formation est très-varié, et dépend de beaucoup de cas exceptionnels.
Généralement, les lacs les plus étendus sont ceux qui se trouvent placés sur des plaines élevées, n’ayant aucune pente sensible vers les mers. Ils appartiennent à l’intérieur des grands continents. Le plus célèbre est la mer Caspienne. Ces lacs, peu éloignés des montagnes, sont alimentés par de grands fleuves, mais ne débordent jamais,parce que la quantité d’eau qui s’en évapore est égale à celle qui s’y verse.
Les lacs qui reçoivent et émettent des eaux courantes sont les plus nombreux. ils peuvent être regardés comme des bassins alimentés par des eaux voisines, et ils n’ont ordinairement qu’un seul débouché, comme les lacs de Neufchâtel, de Constance, de Genève, etc., etc.
(i; Huot, Encyclopédie méthodique, art. Sources.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,65 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
j ceux cl est en contact avec les montagnes ; elle s’y condense, se résout en t eau qui pénètre dans les fentes si nombreuses sur les sommets élevés, et » s’insinue entre les couches de roches appelées primitives, et qui sont dis— » posées presque verticalement (t).» Les érosions que forment les eaux, en s’écoulant entre ces couches presque verticales des montagnes, peuvent avoir beaucoup de profondeur, mais elles n’ont que peu de largeur, en sorte que les bancs de rochers appuyés les uns contre les autres peuvent se soutenir mutuellement; mais lorsque les eaux sont parvenues au-dessous delà plaine, où ces couches prennent une situation plus horizontale, l’érosion gagne en largeur, et enfin elle détermine la rupture et l’effondrement des couches qui couvraient l’abîme.
Les abîmes, comme on le voit, ne se sont pas formés subitement.
Lorsques les cratères de volcans éteints sont d’une grande profondeur, tel que celui du mont Arrarah, en Arménie, décrit par Tournefort, on peut leur appliquer le nom d’abîme ou de gouffre ; mais ees abîmes ont été formés d’une manière qui est l’inverse de la précédente. Ici, c’est une montagne qui a été entièrement soulevée et formée par les matières échappées des soupiraux d’un volcan. Au milieu des amas de laves et de cendres, il est resté un vide en forme d’entonnoir, que l’imagination a décoré du nom d’abîme, en se peignant, au-dessous de ce cratère, des cavernes profondes et épouvantables qui n’existent point. Le fond de ces abîmes descend rarement aussi bas que le niveau des plaines environnantes.
Ce même nom d’abîme ou de gouffre a été donné quelquefois à des enfoncements qui existent dans des terrains de sable, et au fond desquels il y a de l’eau ; mais ce sont plutôt des fondrières que des abîmes.
Nous ajouterons à ces théories quelques considérations sur les lacs. Leur mode de formation est très-varié, et dépend de beaucoup de cas exceptionnels.
Généralement, les lacs les plus étendus sont ceux qui se trouvent placés sur des plaines élevées, n’ayant aucune pente sensible vers les mers. Ils appartiennent à l’intérieur des grands continents. Le plus célèbre est la mer Caspienne. Ces lacs, peu éloignés des montagnes, sont alimentés par de grands fleuves, mais ne débordent jamais,parce que la quantité d’eau qui s’en évapore est égale à celle qui s’y verse.
Les lacs qui reçoivent et émettent des eaux courantes sont les plus nombreux. ils peuvent être regardés comme des bassins alimentés par des eaux voisines, et ils n’ont ordinairement qu’un seul débouché, comme les lacs de Neufchâtel, de Constance, de Genève, etc., etc.
(i; Huot, Encyclopédie méthodique, art. Sources.
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