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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- Sommaire (p.48)
- I. Avril, poésie. Ch. Benoit (p.49)
- II. Un amour dans la nue, poésie. A. Camus (p.52)
- III. Géologie : Abîmes. Lacs. Ch. Texier (p.58)
- IV. La langue universelle. A. Buisson (p.63)
- V. Bouquet de pensées. Ch. Texier (p.63)
- VI. Chronique. O Chevaldonné (p.65)
- VII. Nécrologie : Mort de M. Dupuis-Delcourt. O Frion (p.67)
- VIII. Une fête de l'industrie. O. Frion (p.69)
- IX. Prix proposés, etc. O. Frion (p.70)
- X. Bulletion bibliographique (p.73)
- Dernière image
52
UN AMOUR DANS LA NUE.
RÉCIT INTIME.
ü Jamais histoire ne fut plus exacte et plus vraie, b Théophile GumKB.
I.
Mon héros ne portait ni bleu pourpoint, ni feutre ; Pour lui le verbe avoir était un verbe neutre Qu’il conjuguait sans cesse à ce temps : le futur ! Pour blason il avait celui de la jeunesse, L’espérance et l’amour ; et puis, je le confesse,
Il aimait follement les beaux yeux et l’azur.
On le disait léger—je crois même infidèle— Mais il était constant comme une tourterelle ; On le croyait hardi, roué, présomptueux, Sceptique, c’est le tort d’un jugement rapide : J’affirme que son cœur n’avait pas une ride, Sans jurer par le ciel qu’il fût très-vertueux.
Il me souvient encor qu’il était plein de doute En face du mot Dieu—que nul bigot n’écoute—
Du rationalisme il était très-imbu.
Il devenait rêveur si l’on parlait de l’âme,
Pourquoi ? c’est qu’il pensait que la raison est femme. Il était très-croyant alors qu’il avait bu.
Sans préjugés pourtant contre les philosophes, S’éprenant d’un système, aimant les belles strophes, Il ne disait jamais : Ce penseur est un fou.
De la métaphysique abhorrant les peut-être,
A croire, il dépensait le meilleur de son être,
Riche d’illusions, il les jetait partout.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,37 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
UN AMOUR DANS LA NUE.
RÉCIT INTIME.
ü Jamais histoire ne fut plus exacte et plus vraie, b Théophile GumKB.
I.
Mon héros ne portait ni bleu pourpoint, ni feutre ; Pour lui le verbe avoir était un verbe neutre Qu’il conjuguait sans cesse à ce temps : le futur ! Pour blason il avait celui de la jeunesse, L’espérance et l’amour ; et puis, je le confesse,
Il aimait follement les beaux yeux et l’azur.
On le disait léger—je crois même infidèle— Mais il était constant comme une tourterelle ; On le croyait hardi, roué, présomptueux, Sceptique, c’est le tort d’un jugement rapide : J’affirme que son cœur n’avait pas une ride, Sans jurer par le ciel qu’il fût très-vertueux.
Il me souvient encor qu’il était plein de doute En face du mot Dieu—que nul bigot n’écoute—
Du rationalisme il était très-imbu.
Il devenait rêveur si l’on parlait de l’âme,
Pourquoi ? c’est qu’il pensait que la raison est femme. Il était très-croyant alors qu’il avait bu.
Sans préjugés pourtant contre les philosophes, S’éprenant d’un système, aimant les belles strophes, Il ne disait jamais : Ce penseur est un fou.
De la métaphysique abhorrant les peut-être,
A croire, il dépensait le meilleur de son être,
Riche d’illusions, il les jetait partout.
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