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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Sommaire (p.48)
- I. Avril, poésie. Ch. Benoit (p.49)
- II. Un amour dans la nue, poésie. A. Camus (p.52)
- III. Géologie : Abîmes. Lacs. Ch. Texier (p.58)
- IV. La langue universelle. A. Buisson (p.63)
- V. Bouquet de pensées. Ch. Texier (p.63)
- VI. Chronique. O Chevaldonné (p.65)
- VII. Nécrologie : Mort de M. Dupuis-Delcourt. O Frion (p.67)
- VIII. Une fête de l'industrie. O. Frion (p.69)
- IX. Prix proposés, etc. O. Frion (p.70)
- X. Bulletion bibliographique (p.73)
- Dernière image
53
Son cœur était un parc plein de blanches statues, Qui, sur leurs piédestaux, déesses toutes nues, S’étonnaient d’être ensemble et s’aimaient en secret. Ici l’amour chantait : plus loin, la poésie Riait à l’Idéal, chacune était choisie ;
Près de l’insouciance on sentait le regret.
Pour moi qui l’ai connu comme on connaît un frère,— A propos je dois être indiscret ou sincère,—
Mentir serait indigne ; il n’aimait pas ce mot.
J’achève mon croquis : c’était un vrai poète,
I Très-ardent, un peu fier ; le reste se complète Par le récit suivant on le verra bientôt.
On était au printemps—un amour qui commence Doit fleurir aux rayons du soleil—et je pense Qu’en cette occasion, un merveilleux hasard Voulut qu’Antonio fit son céleste rêve A l’heure où des buissons le madrigal s’élève,
Où tout s’épanouit ; il naquit d’un regard.
N’en est-ce pas assez? Que faut-il donc à l’âme De froment pour éclore une moisson ? La femme N’est-eüe pas pour nous le magique semeur?
Un ruban qu’on a pris dans une folle course,
Un baiser, moins peut-être, et pareil à la source, L’amour, jet. spontané, remplit l'urne du cœur.
Un jour, il rencontra la plus fraîche ingénue Qu’un poète ait rêvée ; œil vif, taille menue,
Une tête charmante ; et quant à son maintien,
Il eut pu défier la main de Véronèse,
Celle de Raphaël ; jamais vierge à la chaise N’eut, comme cette enfant, l’air d’un ange gardien.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,99 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Son cœur était un parc plein de blanches statues, Qui, sur leurs piédestaux, déesses toutes nues, S’étonnaient d’être ensemble et s’aimaient en secret. Ici l’amour chantait : plus loin, la poésie Riait à l’Idéal, chacune était choisie ;
Près de l’insouciance on sentait le regret.
Pour moi qui l’ai connu comme on connaît un frère,— A propos je dois être indiscret ou sincère,—
Mentir serait indigne ; il n’aimait pas ce mot.
J’achève mon croquis : c’était un vrai poète,
I Très-ardent, un peu fier ; le reste se complète Par le récit suivant on le verra bientôt.
On était au printemps—un amour qui commence Doit fleurir aux rayons du soleil—et je pense Qu’en cette occasion, un merveilleux hasard Voulut qu’Antonio fit son céleste rêve A l’heure où des buissons le madrigal s’élève,
Où tout s’épanouit ; il naquit d’un regard.
N’en est-ce pas assez? Que faut-il donc à l’âme De froment pour éclore une moisson ? La femme N’est-eüe pas pour nous le magique semeur?
Un ruban qu’on a pris dans une folle course,
Un baiser, moins peut-être, et pareil à la source, L’amour, jet. spontané, remplit l'urne du cœur.
Un jour, il rencontra la plus fraîche ingénue Qu’un poète ait rêvée ; œil vif, taille menue,
Une tête charmante ; et quant à son maintien,
Il eut pu défier la main de Véronèse,
Celle de Raphaël ; jamais vierge à la chaise N’eut, comme cette enfant, l’air d’un ange gardien.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,99 %.
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