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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Sommaire (p.48)
- I. Avril, poésie. Ch. Benoit (p.49)
- II. Un amour dans la nue, poésie. A. Camus (p.52)
- III. Géologie : Abîmes. Lacs. Ch. Texier (p.58)
- IV. La langue universelle. A. Buisson (p.63)
- V. Bouquet de pensées. Ch. Texier (p.63)
- VI. Chronique. O Chevaldonné (p.65)
- VII. Nécrologie : Mort de M. Dupuis-Delcourt. O Frion (p.67)
- VIII. Une fête de l'industrie. O. Frion (p.69)
- IX. Prix proposés, etc. O. Frion (p.70)
- X. Bulletion bibliographique (p.73)
- Dernière image
54
Oh ! l’amorce est trompeuse et fausse est l’apparence,
C’est le fruit velouté dont le ver en silence
Creuse le flanc ; c’est tout ce qui trompe les yeux ;
Faux écu, fleur sans âme et liqueur frelatée
Dont la couleur séduit, enveloppe argentée
Sur des bonbons de plâtre, or sur un joyau creux.
Antonio pensait autre chose sans doute,
Car cette femme sut l’arrêter dans sa route,
Et remuer son cœur juste au plus mauvais coin: Celui de l’amour vrai. Le hasard est bizarre Le grain le plus fécond se jette au sol avare, L’onde pure au bois mort. Est-ce donc un besoin.
De jeter sa tendresse à la fille de joie ?
De dépecer son cœur pour en faire une proie ? D’être infâme à ses pieds? De s’y laisser flétrir? De traîner dans l’égout notre blonde jeunesse ? De mendier pour elle une ignoble caresse?
Et d’oser lui crier : L’amour va te pétrir !
Pendant huit jours au moins, j’approuve fort ce zèle,
Il creusa son cerveau : son nom ? Que faisait-elle ? Avait-elle un amant?—C’est un texte commun—
Comme un voleur novice, il Pépiait dans l’ombre,
Usant à chaque instant d’expédients sans nombre,
Pour la voir, puis partir,—craignant d’être importun.—
On dit vulgairement que l’amoureux est bête ;
Le terme est peu courtois et si je le répète,
C’est qu’il me semble absurde. Antonio prouvait Qu’il faut plus de génie et d’habile souplesse Pour recueillir un mot que pour jeter sous presse Un manuscrit inepte, aussi pesant qu’abstrait.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,30 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Oh ! l’amorce est trompeuse et fausse est l’apparence,
C’est le fruit velouté dont le ver en silence
Creuse le flanc ; c’est tout ce qui trompe les yeux ;
Faux écu, fleur sans âme et liqueur frelatée
Dont la couleur séduit, enveloppe argentée
Sur des bonbons de plâtre, or sur un joyau creux.
Antonio pensait autre chose sans doute,
Car cette femme sut l’arrêter dans sa route,
Et remuer son cœur juste au plus mauvais coin: Celui de l’amour vrai. Le hasard est bizarre Le grain le plus fécond se jette au sol avare, L’onde pure au bois mort. Est-ce donc un besoin.
De jeter sa tendresse à la fille de joie ?
De dépecer son cœur pour en faire une proie ? D’être infâme à ses pieds? De s’y laisser flétrir? De traîner dans l’égout notre blonde jeunesse ? De mendier pour elle une ignoble caresse?
Et d’oser lui crier : L’amour va te pétrir !
Pendant huit jours au moins, j’approuve fort ce zèle,
Il creusa son cerveau : son nom ? Que faisait-elle ? Avait-elle un amant?—C’est un texte commun—
Comme un voleur novice, il Pépiait dans l’ombre,
Usant à chaque instant d’expédients sans nombre,
Pour la voir, puis partir,—craignant d’être importun.—
On dit vulgairement que l’amoureux est bête ;
Le terme est peu courtois et si je le répète,
C’est qu’il me semble absurde. Antonio prouvait Qu’il faut plus de génie et d’habile souplesse Pour recueillir un mot que pour jeter sous presse Un manuscrit inepte, aussi pesant qu’abstrait.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,30 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



