- Première image
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PAGE DE TITRE
- Avant-Propos (p.3)
- Domitor. Le Précurseur des célestes Etrennes à l'humanité (p.5)
- Des bases primordiales du nouveau procédé (p.8)
- De l'organisation fondamentale du nouvel aérostat dit Domitor, et des chances de sécurité que cette organisation offre (p.10)
- De la direction complexe (p.13)
- De la navigation directe (p.14)
- Du résultat des expériences préliminaires (p.15)
- De la navigation aérienne à la traille et spécialement de l'Aérotère (p.17)
- Considérations générales (p.20)
- Dernière image
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Sibylle de Cumes , subissant, avec l’attentive condescendance imposée par la présence de l’un des arrière-neveux des familles romaines, l’histoire plus ou moins véridique des oracles émanés de l’antre, des rapports intimes de la pythonisse avec Apollon , de ce don célèbre fait à la pythie par le dieu du jour, de vivre à jamais, de prophétiser encore à travers les âges durant autant d’années, de siècles, qu’il y a de grains de sable sur les rivages ; don magnifique, il faut bien le faire remarquer, et qui témoigne assez des divines félicités dont le dieu voulait à tout prix éterniser le souvenir.
Chacun, enfin, s’était disséminé, errant çà et là, au gré de son caprice. Seul, nous nous reposâmes près de l’antre, réfléchissant sur les temps anciens, sur le temps présent, sur ceux à venir. Comparant la déconsidération profonde de nos sibylles modernes, si vulgairement dénommées : diseuses d'aventures, avec la puissance parfois irrésistible des devins, des oracles de l’antiquité; non moins absorbé par le tour grave de nos pensées que par l’action, nouvelle pour nous, des rayons embrasés du soleil d’Italie, l’assoupissement et le sommeil nous eurent bientôt envahis. Un bruit étrange vint frapper notre oreille : le son semblait se produire souter-rainement. Une puissance surhumaine semblait nous contraindre à nous incliner vers la terre, et nous en-^ tendîmes assez distinctement la voix sépulcrale de la sibylle.
Elle dit : « Écoute l’oracle ! Une mission te doit être « confiée, et tu l’accompliras, ô mon fils ! » Le récit des rapports de la sibylle avec le dieu des arts bruissait encore à notre imagination , et nous osons à peine dire
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Sibylle de Cumes , subissant, avec l’attentive condescendance imposée par la présence de l’un des arrière-neveux des familles romaines, l’histoire plus ou moins véridique des oracles émanés de l’antre, des rapports intimes de la pythonisse avec Apollon , de ce don célèbre fait à la pythie par le dieu du jour, de vivre à jamais, de prophétiser encore à travers les âges durant autant d’années, de siècles, qu’il y a de grains de sable sur les rivages ; don magnifique, il faut bien le faire remarquer, et qui témoigne assez des divines félicités dont le dieu voulait à tout prix éterniser le souvenir.
Chacun, enfin, s’était disséminé, errant çà et là, au gré de son caprice. Seul, nous nous reposâmes près de l’antre, réfléchissant sur les temps anciens, sur le temps présent, sur ceux à venir. Comparant la déconsidération profonde de nos sibylles modernes, si vulgairement dénommées : diseuses d'aventures, avec la puissance parfois irrésistible des devins, des oracles de l’antiquité; non moins absorbé par le tour grave de nos pensées que par l’action, nouvelle pour nous, des rayons embrasés du soleil d’Italie, l’assoupissement et le sommeil nous eurent bientôt envahis. Un bruit étrange vint frapper notre oreille : le son semblait se produire souter-rainement. Une puissance surhumaine semblait nous contraindre à nous incliner vers la terre, et nous en-^ tendîmes assez distinctement la voix sépulcrale de la sibylle.
Elle dit : « Écoute l’oracle ! Une mission te doit être « confiée, et tu l’accompliras, ô mon fils ! » Le récit des rapports de la sibylle avec le dieu des arts bruissait encore à notre imagination , et nous osons à peine dire
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