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tion stable, qui en est la conséquence, en séparant résolument l’un de l’autre l’aérostat et la nacelle, deux appareils qui, en raison des conditions d’existence et d’action respectives qui leur sont propres, n’ont pas besoin d’être unis.
Cette séparation, cependant, n’est que relative, car elle consiste uniquement dans l’allongement du lien de suspension de la nacelle; mais elle devient, en quelque sorte, absolue, quand on l’envisage au point de vue des résultats qu’elle produit, et surtout par la perturbation que, en raison de la grande longueur de ce lien, qui pourra être portée à plusieurs kilomètres, elle est appelée à jeter dans les usages de la navigation aérienne.
En effet, introduisant dans l’aéronautique la division des fonctions, dont la théorie s’applique aussi bien aux travaux des hommes qu’à la constitution des êtres organisés et qui est d’autant plus grande chez ces derniers qu’ils sont plus parfaits, cette séparation restitue à chacun des deux appareils leur véritable rôle : au ballon, celui de soutien, annihi-lateur du poids; à la nacelle, celui de véhicule proprement dit ; elle donne, par la circulation, un nouveau degré de supériorité au système ; elle fait, enfin, profiter du seul avantage que procure l’aérostat, c’est-à-dire de sa force ascensionnelle, et permet d’éviter son plus grand inconvénient, c’est-à-dire la résistance que, par sa grande surface, il offre à l’action des vents contraires.
Ce n’est pas tout : intervertissant complètement les lois qui régissent aujourd’hui ce genre de navigation, au lieu du ballon, c’est la nacelle qui, par l’enroulement du lien de suspension sur un treuil placé dans son intérieur, opère elle-même, sans perte de gaz, l’ascension et la descente, c’est-à-dire les mouvements de circulation nécessaires aux évolutions du service; d’où suit la dénomination de circulation stable, appliquée au système, par opposition à la circulation vague, accomplie à l’aide des moyens actuels.
Par ce qui précède, il est facile de voir que les deux appareils nécessaires à la locomotion aérienne seront fort éloignés l’un de l’autre, et que, si la nacelle peut ne s’élever qu’à une faible hauteur, il sera possible à l’aérostat de s’enfoncer, au contraire, très-avant dans les régions supérieures de l’atmosphère, où, en le supposant formé d’une enveloppe entièrement imperméable aux gaz, il pourra séjourner indéfiniment.
Placé ainsi au sein d’un milieu considéré comme immobile, le ballon reposerait enfin sur le véritable point d’appui aérien, depuis si longtemps cherché.
L’on se trompe généralement sur l’acception accréditée du mot point d’appui, et, à cet égard, il existe dans les esprits une confusion qu’il est utile de détruire.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,19 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Cette séparation, cependant, n’est que relative, car elle consiste uniquement dans l’allongement du lien de suspension de la nacelle; mais elle devient, en quelque sorte, absolue, quand on l’envisage au point de vue des résultats qu’elle produit, et surtout par la perturbation que, en raison de la grande longueur de ce lien, qui pourra être portée à plusieurs kilomètres, elle est appelée à jeter dans les usages de la navigation aérienne.
En effet, introduisant dans l’aéronautique la division des fonctions, dont la théorie s’applique aussi bien aux travaux des hommes qu’à la constitution des êtres organisés et qui est d’autant plus grande chez ces derniers qu’ils sont plus parfaits, cette séparation restitue à chacun des deux appareils leur véritable rôle : au ballon, celui de soutien, annihi-lateur du poids; à la nacelle, celui de véhicule proprement dit ; elle donne, par la circulation, un nouveau degré de supériorité au système ; elle fait, enfin, profiter du seul avantage que procure l’aérostat, c’est-à-dire de sa force ascensionnelle, et permet d’éviter son plus grand inconvénient, c’est-à-dire la résistance que, par sa grande surface, il offre à l’action des vents contraires.
Ce n’est pas tout : intervertissant complètement les lois qui régissent aujourd’hui ce genre de navigation, au lieu du ballon, c’est la nacelle qui, par l’enroulement du lien de suspension sur un treuil placé dans son intérieur, opère elle-même, sans perte de gaz, l’ascension et la descente, c’est-à-dire les mouvements de circulation nécessaires aux évolutions du service; d’où suit la dénomination de circulation stable, appliquée au système, par opposition à la circulation vague, accomplie à l’aide des moyens actuels.
Par ce qui précède, il est facile de voir que les deux appareils nécessaires à la locomotion aérienne seront fort éloignés l’un de l’autre, et que, si la nacelle peut ne s’élever qu’à une faible hauteur, il sera possible à l’aérostat de s’enfoncer, au contraire, très-avant dans les régions supérieures de l’atmosphère, où, en le supposant formé d’une enveloppe entièrement imperméable aux gaz, il pourra séjourner indéfiniment.
Placé ainsi au sein d’un milieu considéré comme immobile, le ballon reposerait enfin sur le véritable point d’appui aérien, depuis si longtemps cherché.
L’on se trompe généralement sur l’acception accréditée du mot point d’appui, et, à cet égard, il existe dans les esprits une confusion qu’il est utile de détruire.
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