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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Avant-Propos (p.7)
- Considérations générales (p.9)
- Exposé (p.15)
- Description (p.29)
- Explication de la figure ci-contre. [Panneau locomoteur du Rotaer] (p.35)
- Observations relatives aux figures ci-contre. [Figure 1. Positions successives du Panneau locomoteur et du Parallélogramme de suspension, tant dans l'espace que relativement à eux-mêmes. Figure 2. Ensemble des oscillations formant les ondulations de la marche du Rotaer] (p.36)
- Post-Scriptum (p.39)
- Appendice (p.41)
- Note sur l'aérostation supposée praticable par les couches supérieures de l'atmosphère (p.43)
- Avis (p.43)
- Historique du système (p.44)
- Tableau comparatif des divers genres de locomotions (p.46)
- Preuve matérielle à l'appui de mes assertions (p.47)
- Réflexions sur les propriétés générales du système (p.49)
- Rectification sinon importatnt du moins nécessaire (p.50)
- Au sujet de l'atmosphère (p.50)
- Au sujet du lien de suspension (p.51)
- Objections diverses (p.54)
- Dernière image
— 28 -
A cet égard, la nature, en n’accordant pas aux oiseaux la faculté de rien transporter en volant, nous apprend qu’il ne faut pas gaspiller inconsidérément les forces nécessaires à la locomotion aérienne : l’oiseau, en effet, comme il semble devoir en être pour l’homme, ne vole que pour augmenter une faculté de relation, c’est-à-dire opérer plus rapidement son changement de place, et non pour obéir à aucune impérieuse nécessité.
La navigation aérienne sera donc, en définitive, une affaire de satisfaction relative plutôt que d’utilité absolue^ et, comme telle, il pourra bien arriver qu’elle ne soit jamais qu’une exception, mais une exception grande et forte, qui sera au transport des individus ce que la télégraphie est à l’humble poste aux lettres, servant seulement dans les circonstances particulières, collectives, internationales ou autres ; pour des voyages d’urgence, de grande utilité ou d’agrément, et pour des excursions cir-cum-terrestres, véritables trains de plaisir de l’humanité !
Par tout ce qui précède, si, en raison du principe qui le fait agir et d’après la disposition des pièces qui le composent, le Rotaer semble destiné à assurer enfin le triomphe de la navigation aérienne dans l’acception la plus complète du mot, il est incontestablement appelé, par les résultats incomparables qu’il doit produire, relativement à tout ce qui existe, à compléter, avec la télégraphie électrique, le système nerveux de l’humanité, dont les chemins de fer sont déjà le système artériel proprement dit : l’une des branches de ce système nerveux, la télégraphie, présiderait, en effet, à la sensitilité, c’est-à-dire au transport de la sensation, tandis que l’autre, Vaéronautique, par une ressemblance complète avec les phénomènes qui se manifestent dans le règne animal, serait spécialement affectée à la locomotilité !
Paris, le 15 mars 1858
H. BARNOUT, architecte.
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A cet égard, la nature, en n’accordant pas aux oiseaux la faculté de rien transporter en volant, nous apprend qu’il ne faut pas gaspiller inconsidérément les forces nécessaires à la locomotion aérienne : l’oiseau, en effet, comme il semble devoir en être pour l’homme, ne vole que pour augmenter une faculté de relation, c’est-à-dire opérer plus rapidement son changement de place, et non pour obéir à aucune impérieuse nécessité.
La navigation aérienne sera donc, en définitive, une affaire de satisfaction relative plutôt que d’utilité absolue^ et, comme telle, il pourra bien arriver qu’elle ne soit jamais qu’une exception, mais une exception grande et forte, qui sera au transport des individus ce que la télégraphie est à l’humble poste aux lettres, servant seulement dans les circonstances particulières, collectives, internationales ou autres ; pour des voyages d’urgence, de grande utilité ou d’agrément, et pour des excursions cir-cum-terrestres, véritables trains de plaisir de l’humanité !
Par tout ce qui précède, si, en raison du principe qui le fait agir et d’après la disposition des pièces qui le composent, le Rotaer semble destiné à assurer enfin le triomphe de la navigation aérienne dans l’acception la plus complète du mot, il est incontestablement appelé, par les résultats incomparables qu’il doit produire, relativement à tout ce qui existe, à compléter, avec la télégraphie électrique, le système nerveux de l’humanité, dont les chemins de fer sont déjà le système artériel proprement dit : l’une des branches de ce système nerveux, la télégraphie, présiderait, en effet, à la sensitilité, c’est-à-dire au transport de la sensation, tandis que l’autre, Vaéronautique, par une ressemblance complète avec les phénomènes qui se manifestent dans le règne animal, serait spécialement affectée à la locomotilité !
Paris, le 15 mars 1858
H. BARNOUT, architecte.
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