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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Avant-Propos (p.7)
- Considérations générales (p.9)
- Exposé (p.15)
- Description (p.29)
- Explication de la figure ci-contre. [Panneau locomoteur du Rotaer] (p.35)
- Observations relatives aux figures ci-contre. [Figure 1. Positions successives du Panneau locomoteur et du Parallélogramme de suspension, tant dans l'espace que relativement à eux-mêmes. Figure 2. Ensemble des oscillations formant les ondulations de la marche du Rotaer] (p.36)
- Post-Scriptum (p.39)
- Appendice (p.41)
- Note sur l'aérostation supposée praticable par les couches supérieures de l'atmosphère (p.43)
- Avis (p.43)
- Historique du système (p.44)
- Tableau comparatif des divers genres de locomotions (p.46)
- Preuve matérielle à l'appui de mes assertions (p.47)
- Réflexions sur les propriétés générales du système (p.49)
- Rectification sinon importatnt du moins nécessaire (p.50)
- Au sujet de l'atmosphère (p.50)
- Au sujet du lien de suspension (p.51)
- Objections diverses (p.54)
- Dernière image
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Preuve matérielle à l’appui de met assertion».
Un exemple, puisé dans les phénomènes purement naturels, servira à prouver qu’il n’y a rien de hasardé dans cette hypothèse de la décroissance du mouvement de translation de l’atmosphère, à mesure que l’on s’éloigne du sol :
L’on sait que, sous l’influence de l’attraction lunaire, l’eau s’élève à la surface de la mer et forme les marées ; mais ce que l’on semble perdre de vue, c’est que les deux ménisques ou renflements produits par ces marées aux deux points diamétralement opposés à l’une et à l’autre, au lieu de suivre le mouvement de rotation de la terre, comme ils le feraient s’ils obéissaient à ce mouvement, se projettent, au contraire, uniquement dans l'axe de la lune.
Or, abstraction faite des molécules aqueuses, pour ne voir que le phénomène proprement dit, la terre ne doit-elle pas être considérée comme tournant dans un globe d’eau, de forme allongée, doué d’un mouvement de rotation indépendant du sien.
Sans les saillies des continents qui en arrêtent la marche, il s’établirait certainement, relativement au sol, un courant circulaire indépendant de celui du corps de la planète, puisqu’il recevrait son impulsion de la lune.
Ceci revient à dire que, dans le phénomène des marées, ce n’est pas l’eau qui change de place, maistbien les divers points de la surface du globe, qui viennent, chacun à leur tour, traverser les couches formées par les ménisques liquides ; de telle sorte quet ces points sont tantôt à sec, tantôt submergés.
Pourquoi n’en serait-il donc pas, dans l’atmosphère, par le mouvement de rotation de la terre, comme il en est des marées sur mer, par l’influence de la lune? et si des marées se forment en ménisques à la surface de l’eau sans troubler le repos du fond, pourquoi les parties inférieures de l’air ne seraient-elles pas emportées avec une grande rapidité, sans que les couches moyennes et supérieures soient obligées de les suivre et de transgresser ainsi les lois en vertu desquelles doit s’opérer le retard pressenti dans leur mouvement ?
Les lignes qui précèdent répondent à l’une des plus graves objections qui m’aient été faites, à savoir : que l’attraction de la terre s’exerçant à la fois sur toutes les molécules de l’atmosphère, il n’y avait pas plus lieu pour ces dernières de se déplacer individuellement, que ne le font tous les autres corps placés à la surface du sol.
Cet argument, sérieux en apparence, n’est, au fond, que spécieux, attendu que l’attraction de la terre, s’exerçant sur le corps entier de l’atmosphère considéré comme enveloppe non adhérente, il n’y a pas plus de né-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,43 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Preuve matérielle à l’appui de met assertion».
Un exemple, puisé dans les phénomènes purement naturels, servira à prouver qu’il n’y a rien de hasardé dans cette hypothèse de la décroissance du mouvement de translation de l’atmosphère, à mesure que l’on s’éloigne du sol :
L’on sait que, sous l’influence de l’attraction lunaire, l’eau s’élève à la surface de la mer et forme les marées ; mais ce que l’on semble perdre de vue, c’est que les deux ménisques ou renflements produits par ces marées aux deux points diamétralement opposés à l’une et à l’autre, au lieu de suivre le mouvement de rotation de la terre, comme ils le feraient s’ils obéissaient à ce mouvement, se projettent, au contraire, uniquement dans l'axe de la lune.
Or, abstraction faite des molécules aqueuses, pour ne voir que le phénomène proprement dit, la terre ne doit-elle pas être considérée comme tournant dans un globe d’eau, de forme allongée, doué d’un mouvement de rotation indépendant du sien.
Sans les saillies des continents qui en arrêtent la marche, il s’établirait certainement, relativement au sol, un courant circulaire indépendant de celui du corps de la planète, puisqu’il recevrait son impulsion de la lune.
Ceci revient à dire que, dans le phénomène des marées, ce n’est pas l’eau qui change de place, maistbien les divers points de la surface du globe, qui viennent, chacun à leur tour, traverser les couches formées par les ménisques liquides ; de telle sorte quet ces points sont tantôt à sec, tantôt submergés.
Pourquoi n’en serait-il donc pas, dans l’atmosphère, par le mouvement de rotation de la terre, comme il en est des marées sur mer, par l’influence de la lune? et si des marées se forment en ménisques à la surface de l’eau sans troubler le repos du fond, pourquoi les parties inférieures de l’air ne seraient-elles pas emportées avec une grande rapidité, sans que les couches moyennes et supérieures soient obligées de les suivre et de transgresser ainsi les lois en vertu desquelles doit s’opérer le retard pressenti dans leur mouvement ?
Les lignes qui précèdent répondent à l’une des plus graves objections qui m’aient été faites, à savoir : que l’attraction de la terre s’exerçant à la fois sur toutes les molécules de l’atmosphère, il n’y avait pas plus lieu pour ces dernières de se déplacer individuellement, que ne le font tous les autres corps placés à la surface du sol.
Cet argument, sérieux en apparence, n’est, au fond, que spécieux, attendu que l’attraction de la terre, s’exerçant sur le corps entier de l’atmosphère considéré comme enveloppe non adhérente, il n’y a pas plus de né-
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