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( M )
qui reflolt s’écba ppa , 8c éloigna par Ton odeur ceux qui vouîoient en emporter chacun un morceau; ces trois chaloupes s’en retournèrent promptement fur leurs pas ; les Matelots ayant trouvé dans le char, des drapeaux , qui leur fit foupçonner que ces Voyageurs étoient tombés à la mer; après bien des recherches inutiles , notre Lieutenant nous ayant fait fon rapport, nous avons dépêché une chaloupe, qui a amené à notre bord les débris de ce fublime équipage, qui après l’examen que nous en avons fait, nous a paru appartenir à M. Blanchard ; fur une face étoient les Armes de France 8c d’Êmpire , 8c plufieurs autres Armoiries, comme celles de Calais, de Guines, 8cc. 8c d’un autre côté, étoit auflî en dorure l’Hiftoire du paflage d’Angleterre en France ; la repréfentation du monument élevé à cette occafion dans la forêt du Roi ; 8c plus bas , ces mots écrits en lettres d’or , le premier qui a paffé la mer d'Angleterre en France. Toutes ces indices fuffirent bien pour nous convaincre que cet équipage impofant appartenoit à cet illuftre Voyageur aérien ; & tout en tremblant pour fes jours, nous eûmes grand foin de cette voiture célefte ; nous ployâmes aufli tpès-refpeèfueufement les drapeaux, dont nous en reconnûmes un être aux Armes de Mgr. le Prince de Ligne , 8c fûmes auffi-tôt faire notre rapport à notre Commandant qui étoit mouillé à quelques milles de nous ; & fur ce qu’il nous ordonna d’écrire fur le champ à M. Blanchard & à plufieurs de fes Compagnons d’Angleterre 8c de France , dont îfolis avons trouvé les noms dans la nacelle; nos lettres alioient partir au moment où nous avons vu , avec le plus grand plaifir , M. Blanchard arriver à notre bord; nous lui avons témoigné notre crainte fur fon fort, 8c la vivefatisfaéfion quenous avions de le voir parmi nous, tant notre Equipage étoit enchanté de pofféder cet homme qui fait tant d’honneur à notre fiecle; 8c M. Bacot, Echevin du pays d’Hullt, qui l’accompagnoit à notre bord, fut témoin decette agréable fcène ; après une petite fete très-gaie , dans notre vaifieau , nous conduifimes cet Aéronauteàborddu vaifieau de M. Haeringman , notre Commandant, qui ne put aflfez lui exprimer combien il étoit fatisfait de le voir. Il étoit y heures du matin lorfque cet Aéronaute vint à notre bord,& il étoit trois heures lorfque nous le mîmes à terre avec fon Ballon, dont nous conferverons à jamais les débris de la gondole , pour perpétuer à notre poftérité la mémoire de ce Voyageur intrépide. En foi de quoi nous avons figné les jourSc an que defius. Signés, ANDRIES RIESE, Capitaine. JEAN VISSIEZ, Lieutenant. WIESENAER, Secrétaire* Et H. A. BACOT , Echevin du pays d’Hulfi;,
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qui reflolt s’écba ppa , 8c éloigna par Ton odeur ceux qui vouîoient en emporter chacun un morceau; ces trois chaloupes s’en retournèrent promptement fur leurs pas ; les Matelots ayant trouvé dans le char, des drapeaux , qui leur fit foupçonner que ces Voyageurs étoient tombés à la mer; après bien des recherches inutiles , notre Lieutenant nous ayant fait fon rapport, nous avons dépêché une chaloupe, qui a amené à notre bord les débris de ce fublime équipage, qui après l’examen que nous en avons fait, nous a paru appartenir à M. Blanchard ; fur une face étoient les Armes de France 8c d’Êmpire , 8c plufieurs autres Armoiries, comme celles de Calais, de Guines, 8cc. 8c d’un autre côté, étoit auflî en dorure l’Hiftoire du paflage d’Angleterre en France ; la repréfentation du monument élevé à cette occafion dans la forêt du Roi ; 8c plus bas , ces mots écrits en lettres d’or , le premier qui a paffé la mer d'Angleterre en France. Toutes ces indices fuffirent bien pour nous convaincre que cet équipage impofant appartenoit à cet illuftre Voyageur aérien ; & tout en tremblant pour fes jours, nous eûmes grand foin de cette voiture célefte ; nous ployâmes aufli tpès-refpeèfueufement les drapeaux, dont nous en reconnûmes un être aux Armes de Mgr. le Prince de Ligne , 8c fûmes auffi-tôt faire notre rapport à notre Commandant qui étoit mouillé à quelques milles de nous ; & fur ce qu’il nous ordonna d’écrire fur le champ à M. Blanchard & à plufieurs de fes Compagnons d’Angleterre 8c de France , dont îfolis avons trouvé les noms dans la nacelle; nos lettres alioient partir au moment où nous avons vu , avec le plus grand plaifir , M. Blanchard arriver à notre bord; nous lui avons témoigné notre crainte fur fon fort, 8c la vivefatisfaéfion quenous avions de le voir parmi nous, tant notre Equipage étoit enchanté de pofféder cet homme qui fait tant d’honneur à notre fiecle; 8c M. Bacot, Echevin du pays d’Hullt, qui l’accompagnoit à notre bord, fut témoin decette agréable fcène ; après une petite fete très-gaie , dans notre vaifieau , nous conduifimes cet Aéronauteàborddu vaifieau de M. Haeringman , notre Commandant, qui ne put aflfez lui exprimer combien il étoit fatisfait de le voir. Il étoit y heures du matin lorfque cet Aéronaute vint à notre bord,& il étoit trois heures lorfque nous le mîmes à terre avec fon Ballon, dont nous conferverons à jamais les débris de la gondole , pour perpétuer à notre poftérité la mémoire de ce Voyageur intrépide. En foi de quoi nous avons figné les jourSc an que defius. Signés, ANDRIES RIESE, Capitaine. JEAN VISSIEZ, Lieutenant. WIESENAER, Secrétaire* Et H. A. BACOT , Echevin du pays d’Hulfi;,
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