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PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.215)
- PRÉFACE (p.r5)
- DE LA TÉLÉGRAPHIE EN GÉNÉRAL (p.1)
- CHAPITRE PREMIER. Des agens physiques que la Télégraphie peut employer (p.3)
- CHAP. II. De la lumière étudiée comme agent télégraphique (p.12)
- CHAP. III. Qualités nécessaires à un bon télégraphe. Télégraphe Chappe. Signaux, mécanisme, manœuvre (p.26)
- CHAP. IV. Application des signaux à l'expression de la pensée (p.57)
- CHAP. V. De l'utilité de la télégraphie (p.68)
- CHAP. VI. Télégraphe de nuit. - Conditions générales (p.81)
- CHAP. VII. Des combustibles et des moyens d'éclairage, généralement connus, applicables à la télégraphie de nuit (p.114)
- CHAP. VIII. De l'hydrogène liquide et de ses instrumens d'emploi dans la télégraphie de nuit (p.142)
- CHAP. IX. Expériences télégraphiques de nuit. Discussion des obstacles opposés à l'application par M. l'administrateur en chef des télégraphes (p.158)
- CHAP. X. Organisation et établissement pratique de la télégraphie de nuit (p.188)
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L’énormité du réservoir à air condensé, qui ne devrait pas avoir moins de dix mètres cubes, la difficulté d’obtenir des tubes bien calibrés d’une longueur aussi considérable, la nécessité d’admettre des courbes, le temps et les forces qu’il faudrait employer à comprimer l’air, rendent impraticable ce moyen télégraphique, qui d’ailleurs serait le plus commode et le plus complet de tous.
Le son offre, au premier aperçu, des ressources de vitesse plus grandes que le mouvement de translation. Chacun sait qu’il parcourt dans l’air environ trois cent quarante mètres par seconde, et sa transmission est beaucoup plus rapide encore à travers les corps solides. Néanmoins il est à peu près impossible de l’appliquer à la télégraphie.
Pour apprécier l’importance télégraphique du son, il faut distinguer le son articulé ou la parole du son employé comme simple signal convenu.
Sous cette dernière forme, on ne peut guère douter qu’on parvienne à se faire entendre facilement à un myriamètre de distance : non pas toujours dans l’atmosphère où le vent et les anfractuosités du terrain détournent et absorbent les sons les plus violens, comme ceux du canon ou des cloches , mais par une tige ou un tube métalliques souterrains, à l’extrémité desquels on frapperait avec un marteau. Toutes les expériences tendent à prouver que le son serait transmis d’une extrémité
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L’énormité du réservoir à air condensé, qui ne devrait pas avoir moins de dix mètres cubes, la difficulté d’obtenir des tubes bien calibrés d’une longueur aussi considérable, la nécessité d’admettre des courbes, le temps et les forces qu’il faudrait employer à comprimer l’air, rendent impraticable ce moyen télégraphique, qui d’ailleurs serait le plus commode et le plus complet de tous.
Le son offre, au premier aperçu, des ressources de vitesse plus grandes que le mouvement de translation. Chacun sait qu’il parcourt dans l’air environ trois cent quarante mètres par seconde, et sa transmission est beaucoup plus rapide encore à travers les corps solides. Néanmoins il est à peu près impossible de l’appliquer à la télégraphie.
Pour apprécier l’importance télégraphique du son, il faut distinguer le son articulé ou la parole du son employé comme simple signal convenu.
Sous cette dernière forme, on ne peut guère douter qu’on parvienne à se faire entendre facilement à un myriamètre de distance : non pas toujours dans l’atmosphère où le vent et les anfractuosités du terrain détournent et absorbent les sons les plus violens, comme ceux du canon ou des cloches , mais par une tige ou un tube métalliques souterrains, à l’extrémité desquels on frapperait avec un marteau. Toutes les expériences tendent à prouver que le son serait transmis d’une extrémité
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