- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.r13)
- INTRODUCTION (p.1)
- CHAPITRE Ier, 1774-1802 (p.19)
- CHAPITRE II, 1802-1806 (p.31)
- CHAPITRE III, 1806-1811 (p.57)
- CHAPITRE IV, 1811-1814 (p.73)
- CHAPITRE V, 1814-1817 (p.95)
- CHAPITRE VI, 1806-1811 (p.117)
- CHAPITRE VII (p.159)
- CHAPITRE VIII, 1817-1822 (p.215)
- CHAPITRE IX, 1817-1825 (p.271)
- CHAPITRE X (p.299)
- CHAPITRE XI, 1826-1830 (p.313)
- CHAPITRE XII, 1830-1833 (p.337)
- APPENDICE (p.363)
- Dernière image
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Etablissement von Koenig und Bauer in Kloster Oberzell bei Würzburg (pl.1)
- Fr. Koenig (pl.2)
- Fig. 1 (p.3)
- Fig. 2 (p.4)
- Fig. 3 (p.5)
- Fig. 4 (p.6)
- Fig. 5 (p.16)
- Fig. 6. Presse Stanhope (p.17)
- Fig. 7. Première presse de Koenig, construite à Suhl (vue de côté) (p.45)
- Fig. 8. Première presse de Koenig, construite à Suhl (coupe) (p.47)
- Fig. 9 et 10. Première presse de Koenig construite à Suhl, appareil à encrer (vue et coupe) (p.49)
- Fig. 11. Machine à un cylindre, de 1811 (p.79)
- Fig. 12. Rouage de la machine à un cylindre (p.82)
- Fig. 13. Machine double du Times, de 1814 (p.85)
- Fig. 14. Projection de la machine multiple (p.87)
- Fig. 15. Rouage de la marge (p.103)
- Fig. 16. Marche des cordons de la machine à retiration (p.104)
- Fig. 17. Machine à retiration (p.105)
- Fig. 18. Machine en blanc perfectionnée (p.109)
- Fig. 19. Marche des cordons de la machine en blanc perfectionnée (p.110)
- Fig. 20. Machine double perfectionnée du Times (p.111)
- Fig. 21. Marche des cordons de la machine double perfectionnée (p.112)
- Dernière image
LES MACHINES BRISÉES PAR LES IMPRIMEURS
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veiller à la sûreté de l’établissement, l’intention de pénétrer, même au péril de leur vie, dans les ateliers, à l’effet de détruire les presses mécaniques, déclarant qu’ils respecteraient tout le reste du matériel. En l’absence de l’administrateur et des chefs de service, nous le disons à regret, qui, à l’exception de deux ou trois, avaient abandonné l’établissement, le chef du poste, les chefs de service présents et quelques agents subalternes de l’administration, après avoir longtemps résisté aux clameurs des assaillants, redoutant l’état d’exaspération de cet attroupement armé, qui était appuyé dans les environs par une multitude d’autres ouvriers dont le nombre fut porté à six ou sept cents, et craignant qu’une plus longue résistance n’occasionnât l’effusion du sang et n’entraînât la destruction totale de l’Imprimerie du Gouvernement, se déterminèrent.à ouvrir les portes à ces individus et à les conduire dans les ateliers des mécaniques, où, à l’aide de marteaux, de barres de fer et de crosses de fusil, ils frappèrent sur ces machines de manière à les mettre hors d’état de servir, et se retirèrent ensuite sans avoir pénétré dans les autres parties de l’établissement. » N’est-ce pas un tableau original que cette bande de destructeurs dirigée par les autorités mêmes de l’établissement et par les .gardes nationaux?
Cette trentaine d’ouvriers, à la folie desquels l’établissement national se rendit à discrétion, durent accomplir leur œuvre d’une façon bien superficielle, car nous lisons plus loin dans l’ouvrage susmentionné que le gouvernement ne dépensa que 16,000 francs pour la remise en état des machines, et que même deux d’entre elles avaient pu être employées aussitôt après à l’impression du Bulletin des lois. Dans les imprimeries privées, les destructeurs avaient mieux travaillé; les acheteurs des presses de Koenig offrirent à ce dernier de lui remettre les débris de leurs machines en échange de presses neuves; il fit estimer ces débris par son monteur Joseph Bechold, et il acquit la conviction que la valeur des parties bien conservées ne suffirait pas à couvrir les frais de transport à Oberzell et retour, ni les droits de sortie et d’entrée; il conseilla donc à ses commettants de faire l’acquisition de machines neuves, de conserver comme réserve les pièces restées intactes, et de vendre le reste comme vieux fer ou vieux cuivre; il offrit à tous ceux qui avaient déjà pris des machines chez lui, de leur en fournir de nouvelles avec réduction d’un tiers sur le prix. Il allait ainsi au-devant des désirs des imprimeurs dont les réclamations avaient été bien accueillies par le gouvernement, et qui espéraient être indemnisés par lui de leurs dommages. Mais, comme l’indemnité se faisait longtemps attendre, comme l’incertitude politique toujours croissante et les craintes d’une guerre prochaine les empêchaient de songer à de nouveaux achats, ils tentèrent eux-mêmes de faire réparer leurs machines : ce dut être un excellent apprentissage pour les mécaniciens français qu’ils employèrent à ce travail. Entre temps, presque tous les travaux avaient été suspendus. « Les affaires en France sont tout à
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