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  • Göbel, Theodor (1829-1916) - Frédéric Koenig et l'invention de la presse mécanique
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  • PAGE DE TITRE
    • TABLE DES MATIÈRES (p.r13)
    • INTRODUCTION (p.1)
    • CHAPITRE Ier, 1774-1802 (p.19)
      • Naissance de Koenig, son enfance, son adolescence. - Il entre comme apprenti dans l'imprimerie de J. G. I. Breitkopf, à Leipzig. - Son apprentissage terminé, il se consacre aux sciences ; il fait des traductions pour vivre (p.19)
    • CHAPITRE II, 1802-1806 (p.31)
      • Traité commercial avec Riedel. - Acquisition d'une imprimerie à Mayence. - Affaires à Suhl et à Meiningen. - Construction de presses et stéréotypie. - Projet de fabrique à Wurzbourg. - Lettre de Koenig à Goeschen. - Voyage à Vienne, Dresde et Hambourg. - Rapports de Koenig avec sa mère ; son caractère, sa santé (p.31)
    • CHAPITRE III, 1806-1811 (p.57)
      • Voyage à Saint-Pétersbourg et à Londres. - Liaison avec Bensley. - Refus de Walter. - G. Woodfall et R. Taylor deviennent associés. - André-Frédéric Bauer - Achèvement de la première machine et premières impressions. - Sa construction et son importance (p.57)
    • CHAPITRE IV, 1811-1814 (p.73)
      • Koenig expose dans le Times la marche de son invention. - Il abandonne l'impression à la platine pour adopter l'impression cylindrique. - Originalité de son invention. - Walter commissionne deux machines doubles. - Description de la machine à imprimer avec cylindre. - Projet d'une machine à impressions multiples - Machines du Times et leur construction. - Légende sur leur construction. - Menaces faites par les ouvriers à l'apparition de ces machines. - Comment ce danger fut conjuré. - Premier tirage du Times sur la machine de Koenig. - Son invention est annoncée urbi et orbi dans un article de fond du Times (p.73)
    • CHAPITRE V, 1814-1817 (p.95)
      • Le Times prend la défense des machines de Koenig. - Conduite sceptique de la presse quotidienne. - Jugement de Savage sur les machines. - La concurrence se remue. - R. M. Bacon et Bryan Donkin construisent une machine à imprimer ; sa description. - Conduite de Koenig au sujet de cette machine. - Rouleaux de pâte. - Quatrième brevet de Koenig, concernant une machine à retiration. - Description de cette machine et de son fonctionnement. - Installation chez Bensley de la première machine à retiration ; son jugement. - Construction d'une machine simple perfectionnée pour R. Taylor. - Achèvement de l'invention. - Ce qu'elle a coûté. - Prix des machines. - Projet de Koenig d'introduire ses machines en Amérique (p.95)
    • CHAPITRE VI, 1806-1811 (p.117)
      • Koenig projette une visite en Allemagne. - Mort de Mme Müller. Koenig secourt sa mère. Sa réputation se répand en Allemagne. Premières relations avec Decker. Il lui procure une presse de Stanhope. Le neveu de Koenig, Fritz Helbig, entre en apprentissage chez Decker. - Nouveau contrat d'association entre Koenig et autres. Woodfall se retire ; Bensley achète sa part, et acquiert ainsi la prépondérance dans la Société. Bauer devient participant. - Mécontentement de Koenig ; il propose de construire des machines en Allemagne ; contrat passé à ce sujet. - Visite des archiducs Jean et Louis. - Préparatifs de retour en Allemagne. Koenig devient acquéreur d'Oberzell. Arrangement de l'affaire Riedel ; son caractère. Dettes de Koenig ; leur amortissement. Riedel, Vierling, etc. - Koenig tâche de maintenir ses rapports en Angleterre. Essai d'arrangement avec ses associés. Memorandum de Koenig et ses efforts pour obtenir une assistance judiciaire. Trahison de Bensley. Koenig fait un traité d'association avec Bauer et lui donne pleins pouvoirs. Son départ. Insuccès des négociations de Bauer avec Bensley. La machine de Taylor est terminée. Koenig presse Bauer d'abandonner Bensley. Imitateurs et concurrents. Traité avec Walter, concernant le perfectionnement des machines du Times. Retour de Bauer en Allemagne (p.117)
    • CHAPITRE VII (p.159)
      • Nicholson considéré comme inventeur de la machine à imprimer. Son brevet, sa personnalité. Éclaircissements sur la valeur de son brevet. Circonstances qui ont aidé à son estime en Angleterre. Base de cette estime. Faux arguments en faveur de la légende de Nicholson. Époque de l'adoption de cette légende. - Inventions de machines à imprimer postérieures à Koenig. La Literary Gazette et son article sur les machines de Bensley (de Koenig). Réfutation de cet article par Walter. - Hansard et sa Typographia. Réfutation de Koenig à propos de Hansard. - Instabilité de la légende de Nicholson. - Extension de la concurrence ; ses productions. - Encore Bensley, Cowper et Applegath. - Fable du Times. - Résultat final (p.159)
    • CHAPITRE VIII, 1817-1822 (p.215)
      • Oberzell. Sa situation, son histoire ; achat et payement de la propriété. - Arrivée de Koenig à Oberzell. Ses premières occupations. Voyage à Meiningen, Eisleben et Berlin. - Marché pour la construction de deux machines pour Decker et Spener, de Berlin. - Retour à Oberzell. Mauvais état de l'industrie mécanique en Allemagne. Ses causes. - Rapports avec l'Angleterre. Préparatifs à Oberzell. - Bauer revient d'Angleterre. Transformation des machines du Times. Difficultés pour se procurer des ouvriers et du matériel. - Impression stéréotypique. Machine à composer. Machine à imprimer de Taylor. - Nouveau prix courant pour l'Angleterre - Négociations avec Brockhaus et autres. - Construction et exécution des machines pour Berlin. Installation de ces machines par Bauer. - Résultats (p.215)
    • CHAPITRE IX, 1817-1825 (p.271)
      • Rapports de Koenig avec sa mère ; mort de celle-ci ; sa sœur Reichenbach et son fils Fritz Helbig. - Situation d'Oberzell. - Santé de Koenig ; sa disposition d'esprit - Construction du moulin à scie et à tan. - Visite du Roi Maximilien-Joseph à Oberzell. - Voyage de Koenig en Angleterre. - Cotta commande une machine pour Augsbourg ; sa livraison et son installation. - Machine à vapeur et chauffage à vapeur à Augsbourg. - Retour de Koenig à Oberzell ; sa situation critique. - Construction de petites machines doubles mues à bras ; Cotta en achète une, deux s'en vont à Hambourg, une à Copenhague. - Projets de concurrence de Hellfahrt et Cie ; leur nullité. - Installation d'une fabrique de papier avec Cotta pour associé; achat du moulin du couvent de Schwarzach. - Retraite de Cotta ; vente de la fabrique de papier (p.271)
    • CHAPITRE X (p.299)
      • Projets de mariage de Koenig. - Une « liaison » à Wurzbourg ; son dénouement - Abattement de Koenig. Il s'intéresse à la position de la veuve Jacobs (Jeanne Hofmann) et trouve une place pour sa fille aînée. - Voyage à Suhl. - Renouvellement d'une ancienne liaison et commencement d'une nouvelle. Fanny Jacobs devient la fiancée de Koenig. - Son caractère. - Courtes fiançailles. - Le mariage a lieu à Suhl. - Bonheur conjugal de Koenig. Ses enfants (p.299)
    • CHAPITRE XI, 1826-1830 (p.313)
      • Nouveaux projets pour la fondation d'une imprimerie. - Nouveau prix courant de machines. - Première livraison d'une presse mécanique à Stuttgart ; essai d'imitation de cette machine. - Première livraison à Leipzig ; opinions des imprimeurs de cette ville. - Intrigues de corporation. - Autres livraisons à Francfort-sur-Mein, Berlin, Munich, etc. - Liaison d'affaires avec la France : son succès et achat. - Essais de construction de machines en France. - Nouvelle machine anglaise. - Reichenbach retourne à Augsbourg. - Voyage de Koenig à Paris ; ses résultats. - Grande activité à Oberzell. - Transformations des machines de Decker à Berlin et de Taylor à Londres. - Les monteurs d'Oberzell (p.313)
    • CHAPITRE XII, 1830-1833 (p.337)
      • La Révolution de Juillet en France. - Destruction des presses mécaniques à Paris - Ralentissement des affaires. Concurrence anglaise et française. - Influence de la Révolution de Juillet en Allemagne et en Angleterre. - Concurrence en Allemagne. - Machine à deux couleurs. Projet d'une machine pour l'impression de papier sans fin. Circulaire aux imprimeurs. - Chômage à Oberzell ; son influence sur la santé de Koenig ; elle s'altère et il souffre d'insomnie. Mort de Koenig. - Son caractère et sa situation sociale. Ses rapports avec sa famille, ses amis et Bauer. - Ce dernier le proclame le « premier inventeur » de la presse mécanique - Conclusion (p.337)
    • APPENDICE (p.363)
  • Dernière image
  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • Etablissement von Koenig und Bauer in Kloster Oberzell bei Würzburg (pl.1)
    • Fr. Koenig (pl.2)
    • Fig. 1 (p.3)
    • Fig. 2 (p.4)
    • Fig. 3 (p.5)
    • Fig. 4 (p.6)
    • Fig. 5 (p.16)
    • Fig. 6. Presse Stanhope (p.17)
    • Fig. 7. Première presse de Koenig, construite à Suhl (vue de côté) (p.45)
    • Fig. 8. Première presse de Koenig, construite à Suhl (coupe) (p.47)
    • Fig. 9 et 10. Première presse de Koenig construite à Suhl, appareil à encrer (vue et coupe) (p.49)
    • Fig. 11. Machine à un cylindre, de 1811 (p.79)
    • Fig. 12. Rouage de la machine à un cylindre (p.82)
    • Fig. 13. Machine double du Times, de 1814 (p.85)
    • Fig. 14. Projection de la machine multiple (p.87)
    • Fig. 15. Rouage de la marge (p.103)
    • Fig. 16. Marche des cordons de la machine à retiration (p.104)
    • Fig. 17. Machine à retiration (p.105)
    • Fig. 18. Machine en blanc perfectionnée (p.109)
    • Fig. 19. Marche des cordons de la machine en blanc perfectionnée (p.110)
    • Fig. 20. Machine double perfectionnée du Times (p.111)
    • Fig. 21. Marche des cordons de la machine double perfectionnée (p.112)
  • Dernière image
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INVENTION DE LA PRESSE MÉCANIQUE

tion avec le possesseur d’Oberzell, attente qui fut à son tour déçue, car ce M. de Gmelin était bien un spéculateur, mais sans avoir les moyens de spéculer. Il put offrir à Koenig les locaux nécessaires, les mêmes qui depuis, grâce à ses œuvres, ont eu une renommée universelle; mais, faute des ressources matérielles indispensables à l’œuvre, Koenig dut, pendant les premiers mois de l’année 1805, abandonner le projet d’établir une fabrique à Oberzell. Ce n’est que douze ans plus tard, après la réussite de son invention en Angleterre, qu’il put le mettre à exécution.

L’insuccès n’était pas pour lui une cause de découragement; l’aide qu’il ne pouvait trouver àWurzbourg, il la chercha ailleurs. Il la trouva tout d’abord auprès de son ami, le pasteur Yierling, à Meiningen, qui lui procura les moyens de se mettre en route pour l’Allemagne du sud et l’Autriche, avec Vienne comme hut. De là, n’ayant pas obtenu de résultat, il se rendit à Hambourg, passant par Dresde. A Hambourg, il trouva accueil et soutien chez l’imprimeur-éditeur de musique J. A. Boehme, qui, selon toute probabilité, était natif d’Eisleben et qu’il avait déjà projeté d’aller voir au printemps de 1804, à l’occasion d’un premier voyage en Angleterre qu’il aurait voulu mais qu’il ne put faire. Vingt ans plus tard (le 16 décembre 1825), une lettre écrite par Boehme parle encore du règlement par Koenig de traites qu’il avait tirées sur Boehme, à Vienne, en 1805, et plus tard, à Saint-Pétershourg, en 1806. Ceci nous prouve combien l’amitié de Boehme fut précieuse pour Koenig.

Koenig habita Vienne en mars et avril 1805; une lettre de Ilüttner, de Londres, datée du 29 mars et adressée à Vienne, porte en outre la remarque suivante : « A remettre chez M. Degen, directeur de l’Imprimerie impériale et royale, à Vienne. » Cette adresse est le seul point de repère que nous ayons pu trouver au sujet du séjour de Koenig à Vienne. Il n’y obtint pas, du reste, le succès qu’il désirait. La suite de son voyage peut être reconstituée à peu près par une lettre de Mme Müller, du 25 juillet 1805. Elle lui dit : « Je veux vous rappeler les premières lignes de vos deux dernières lettres de Nuremberg et de Dresde. De Nuremberg vous me dites : « Je « pars demain pour Vienne; » et je n’ai reçu aucune lettre de vous de Vienne; le bruit de votre mort, répandu à Suhl, se continuait. De Dresde

vous m’écrivez : « Dans trois jours, je pars pour Hambourg... » Il semble

d’après cela que Koenig rie s’arrêta pas à Munich pendant son voyage. Son aventure de Wurzbourg put fort bien lui en avoir ôté le désir. Il n’offrit pas non plus son invention au gouvernement de son pays natal, c’est ce qui ressort d’une lettre curieuse, écrite par le ministre saxon de Burgsdorf, auquel Mme Müller avajt demandé pour Koenig une lettre de recommandation pour Londres. Voici le contenu de cette lettre :

« Je vous remets pour M. Koenig une lettre adressée à M. Gebhardt, « secrétaire de légation, à Londres. Elle n’est pas de moi, mais elle a été




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