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- PAGE DE TITRE
- Chapitre premier. État actuel de l'enseignement industriel (p.4)
- 1er. Établissement de l'État en France (p.5)
- 2. - École la Martinière, à Lyon (p.10)
- 3. - École de Mulhouse (p.11)
- 4. - École professionnelle de Lille (p.13)
- 5. - Nouveau plan d'écoles professionnelles annexées aux lycées et collèges (p.15)
- 6. - Organisation de l'enseignement industriel dans les pays étrangers (p.17)
- Chapitre II. Bases d'une organisation de l'enseignement industriel (p.20)
- Chapitre III. Enseignement professionnel (p.40)
- Chapitre IV. Établissements secondaires d'enseignement professionnel (p.46)
- Chapitre V. Enseignement spécial pour les adultes (p.49)
- Chapitre VI. Enseignement du dessin industriel (p.52)
- Conclusion (p.55)
- Chapitre premier. État actuel de l'enseignement industriel (p.4)
- Dernière image
8 CLASSE XXIX. — SECTION VIII.
retournent dans leur pays, ou trouvent des positions dans les travaux publics et les chemins de fer étrangers. L’École centrale occupe, à une grande distance, le premier rang par rapport aux écoles qui forment aussi des ingénieurs, en Allemagne et ailleurs; elle est, pour l’industrie, une des forces principales de notre pays.
C’est sans doute aux sentiments d’émulation excités par les succès de l’École centrale, que nous sommes redevables de la libéralité un peu tardive avec laquelle l’enseignement de l’École des ponts et chaussées et celui de l’École des mines ont été ouverts à des élèves libres, qui comptent déjà parmi eux quelques entrepreneurs distingués et quelques chefs de travaux. On peut, pour l’instruction technique, les assimiler aux ingénieurs de l’École centrale, dont l’instruction est cependant moins spéciale et plus généralisée.
Les écoles impériales d’arts et métiers demandent peu de science à leurs élèves, à peine les premiers éléments de l’arithmétique, de la géométrie et du dessin; mais elles exigent aussi un commencement d’apprentissage dans le travail du bois et du fer. Chaque année, elles versent dans les ateliers de machines trois cents jeunes gens dont la main et le jugement sont formés. Les uns, et c’est le plus grand nombre, se placent comme dessinateurs, et ils acquièrent bientôt une très-grande habileté dans la composition des pièces, et dans l’étude des formes les plus convenables à leur donner; les autres, après avoir travaillé comme ouvriers, arrivent promptement à la position de contre-maîtres, quand ils ne trouvent point à exploiter pour leur propre compte un petit établissement de serrurerie ou de menuiserie.
Nous pourrions citer un grand nombre d’industriels de premier ordre qui sont sortis des écoles d’arts et métiers ; distingués par leurs chefs pour le sens pratique dont ils ont tout d’abord fait preuve, ils sont arrivés successivement à diriger des établissements importants. Dès aujourd’hui les élèves , des écoles d’arts et métiers ne comptent pas pour
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