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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- Chapitre premier. État actuel de l'enseignement industriel (p.4)
- 1er. Établissement de l'État en France (p.5)
- 2. - École la Martinière, à Lyon (p.10)
- 3. - École de Mulhouse (p.11)
- 4. - École professionnelle de Lille (p.13)
- 5. - Nouveau plan d'écoles professionnelles annexées aux lycées et collèges (p.15)
- 6. - Organisation de l'enseignement industriel dans les pays étrangers (p.17)
- Chapitre II. Bases d'une organisation de l'enseignement industriel (p.20)
- Chapitre III. Enseignement professionnel (p.40)
- Chapitre IV. Établissements secondaires d'enseignement professionnel (p.46)
- Chapitre V. Enseignement spécial pour les adultes (p.49)
- Chapitre VI. Enseignement du dessin industriel (p.52)
- Conclusion (p.55)
- Chapitre premier. État actuel de l'enseignement industriel (p.4)
- Dernière image
b
t
ENSEIGNEMENT INDUSTIUEL.
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dont l’habileté exceptionnelle est certainement pour beaucoup dans la supériorité des produits de l’industrie parisienne. Ces ouvriers en chambre sont en général plus intelligents et plus instruits que la plupart des ouvriers des usines; ils cherchent par tous les moyens à développer leur habileté naturelle et à compléter leur instruction. Bon nombre d’entre eux sont les auditeurs les plus assidus du Conservatoire, et rien n’est plus parfait cpie leur outillage spécial.
Dans les usines le rôle des ouvriers s’est bien modifié depuis un demi-siècle ; on trouve chez eux moins d’habileté manuelle que par le passé, et les ajusteurs de piècesyle précision deviennent de plus en plus rares ; il y a même, sous ce rapport, une pénurie qui commence à devenir très-fâcheuse, et contre laquelle il importe, pour certaines industries, de se mettre en garde. Cette transformation est la conséquence naturelle des changements apportés par les machines dans les moyens généraux de production. L’ouvrier qui produit plus avec une machine devient une sorte de contre-maître qui doit plutôt savoir apprécier le travail que l’exécuter; à ce point de vue son rôle s’est relevé ; mais combien ne serait-il pas désirable de remplacer les anciennes qualités qui lui échappent, par une instruction plus générale, et surtout par une activité d’esprit qu’il n’est possible de développer chez lui qu’à la condition de lui apprendre à comparer le mode de travail qu’il met en œuvre avec les différentes méthodes qui pourraient conduire au même but?
Cette faculté d’étudier par comparaison ne peut être développée qu’à la condition d’exciter chez l’ouvrier le désir d’apprendre; et ce désir même doit être le premier résultat d’un enseignement industriel bien dirigé.
Combien de jeunes intelligences se seraient éveillées aux premières notions de la science, si la moindre lueur leur était apparue dans des circonstances favorables ! Combien se sont repliées sur elles-mêmes pour n’avoir jamais été placées dans le milieu favorable à leur rapide développement !
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,47 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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ENSEIGNEMENT INDUSTIUEL.
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dont l’habileté exceptionnelle est certainement pour beaucoup dans la supériorité des produits de l’industrie parisienne. Ces ouvriers en chambre sont en général plus intelligents et plus instruits que la plupart des ouvriers des usines; ils cherchent par tous les moyens à développer leur habileté naturelle et à compléter leur instruction. Bon nombre d’entre eux sont les auditeurs les plus assidus du Conservatoire, et rien n’est plus parfait cpie leur outillage spécial.
Dans les usines le rôle des ouvriers s’est bien modifié depuis un demi-siècle ; on trouve chez eux moins d’habileté manuelle que par le passé, et les ajusteurs de piècesyle précision deviennent de plus en plus rares ; il y a même, sous ce rapport, une pénurie qui commence à devenir très-fâcheuse, et contre laquelle il importe, pour certaines industries, de se mettre en garde. Cette transformation est la conséquence naturelle des changements apportés par les machines dans les moyens généraux de production. L’ouvrier qui produit plus avec une machine devient une sorte de contre-maître qui doit plutôt savoir apprécier le travail que l’exécuter; à ce point de vue son rôle s’est relevé ; mais combien ne serait-il pas désirable de remplacer les anciennes qualités qui lui échappent, par une instruction plus générale, et surtout par une activité d’esprit qu’il n’est possible de développer chez lui qu’à la condition de lui apprendre à comparer le mode de travail qu’il met en œuvre avec les différentes méthodes qui pourraient conduire au même but?
Cette faculté d’étudier par comparaison ne peut être développée qu’à la condition d’exciter chez l’ouvrier le désir d’apprendre; et ce désir même doit être le premier résultat d’un enseignement industriel bien dirigé.
Combien de jeunes intelligences se seraient éveillées aux premières notions de la science, si la moindre lueur leur était apparue dans des circonstances favorables ! Combien se sont repliées sur elles-mêmes pour n’avoir jamais été placées dans le milieu favorable à leur rapide développement !
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