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- PAGE DE TITRE
- Chapitre premier. État actuel de l'enseignement industriel (p.4)
- 1er. Établissement de l'État en France (p.5)
- 2. - École la Martinière, à Lyon (p.10)
- 3. - École de Mulhouse (p.11)
- 4. - École professionnelle de Lille (p.13)
- 5. - Nouveau plan d'écoles professionnelles annexées aux lycées et collèges (p.15)
- 6. - Organisation de l'enseignement industriel dans les pays étrangers (p.17)
- Chapitre II. Bases d'une organisation de l'enseignement industriel (p.20)
- Chapitre III. Enseignement professionnel (p.40)
- Chapitre IV. Établissements secondaires d'enseignement professionnel (p.46)
- Chapitre V. Enseignement spécial pour les adultes (p.49)
- Chapitre VI. Enseignement du dessin industriel (p.52)
- Conclusion (p.55)
- Chapitre premier. État actuel de l'enseignement industriel (p.4)
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22 CLASSE XXIX. - SECTION VIII.
Dans l’ancienne société, celui qui naissait dans une humble condition sociale était fatalement destiné à y vivre et à y mourir ; l’apprentissage suffisait pour donner un moyen de ne pas mourir de faim; mais on n’avait nul souci de cultiver de bonne heure l’intelligence, nul intérêt à faire naître des aptitudes ou des aspirations auxquelles toute carrière était refusée.
Une grande commotion sociale a fait disparaître cet ancien ordre des choses : chacun aujourd’hui a le droit de faire mieux que par le passé ; chacun a le droit de travailler à son bien-être personnel, en travaillant au bien-être de tous, et la nation la plus grande dans l’avenir sera celle qui, en élevant toujours le niveau des connaissances humaines, aura en même temps fait surgir de toutes les classes de la société les progrès industriels les plus marqués, les moyens de production les plus rapides et les plus économiques.
Chaque jour, les organes de la presse enregistrent les découvertes les plus prodigieuses, et la multitude de ces découvertes est bien certainement le caractère le plus saillant de notre époque ; mais ce que l’on ne dit pas, ce sont les déceptions que l’expérience amène, lorsque les difficultés de la mise en œuvre se produisent. L’invention qui ne naît pas de l’atelier est la plupart du temps inapplicable, si elle n’est pas la conséquence plus ou moins immédiate de quelque vérité scientifique. A l’une des extrémités de l’échelle, les ingénieurs, qui sont les véritables hommes do science de l’industrie, à l’autre extrémité, les ouvriers, qui perfectionnent les procédés dans leurs détails, voilà généralement les auteurs des améliorations sérieuses que l’on a vu s’opérer dans les procédés industriels. Rendre plus complète l’instruction technique des uns et des autres, ce serait donc favoriser l’esprit d’invention dans ce qu’il a de plus respectable, et c’est assurément là le devoir d’une bonne administration.
Nous ne parlerons pas ici des inventeurs de profession
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