- Première image
- PAGE DE TITRE
- Chapitre premier. État actuel de l'enseignement industriel (p.4)
- 1er. Établissement de l'État en France (p.5)
- 2. - École la Martinière, à Lyon (p.10)
- 3. - École de Mulhouse (p.11)
- 4. - École professionnelle de Lille (p.13)
- 5. - Nouveau plan d'écoles professionnelles annexées aux lycées et collèges (p.15)
- 6. - Organisation de l'enseignement industriel dans les pays étrangers (p.17)
- Chapitre II. Bases d'une organisation de l'enseignement industriel (p.20)
- Chapitre III. Enseignement professionnel (p.40)
- Chapitre IV. Établissements secondaires d'enseignement professionnel (p.46)
- Chapitre V. Enseignement spécial pour les adultes (p.49)
- Chapitre VI. Enseignement du dessin industriel (p.52)
- Conclusion (p.55)
- Chapitre premier. État actuel de l'enseignement industriel (p.4)
- Dernière image
CLASSE XXIX.
SECTION VIII.
2i
désir que montre chacun d’arriver à une condition plus élevée que celle du milieu dans lequel il s’est développé,
Nous sommes, à cet égard, de l’avis d’un homme illustre, M. Guizot. Il n’est plus temps de discuter : dès qu’on a commencé à instruire les niasses, il faut les instruire de plus eu plus; et, au point de vue du développement de notre industrie, ce déclassement, que l’on reproche aux lils de la bourgeoisie, est une nécessité pour les lils d’ouvriers. Si, en effet, les uns abandonnent, pour des carrières plus libérales, celles de leurs pères, à moins de faire le vide dans les professions industrielles, il faut bien réparer les pertes en amenant dans ce même milieu une nouvelle armée d’intelligents travailleurs. Nous ne nous arrêterons donc pas à cette objection, et au risque de faire naître quelques ambitions honnêtes et par cela même légitimes, nous examinerons si l’enseignement industriel, tel que nous l’avons défini, peut être utilement organisé au profit des enfants qui suivent déjà les travaux de nos manufactures.
La plus grande difficulté réside, pour ces enfants, dans la nécessité où ils sont d’ajouter le plus tôt possible, par un travail salarié, aux ressources de la famille. L’école primaire, que personne ne songe plus à discuter aujourd’hui, est déjà aux prises avec cette nécessité, et il serait impossible de songer à prolonger, sous une autre dénomination, la durée des études, sans se heurter contre des impossibilités bien souvent insurmontables.
A douze ans, l’enfant doit pourvoir à sa propre subsistance, si déjà il ne vient pas en aide à ses parents; il faut qu’à ce moment, il poursuive son apprentissage manuel; il ne peut plus en distraire que quelques heures dans la soirée, et l’on est trop disposé à croire que ces quelques heures seraient absolument insuffisantes pour lui faire acquérir les notions scientifiques les [dus élémentaires.
Si dans les lycées, quatre ou cinq années d’un travail continu sont à peine suffisantes pour faire comprendre à des
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,18 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



