- Première image
- PAGE DE TITRE
- Avertissement (p.r1)
- Réflexions préliminaires (p.5)
- Titre I. De la Politique (p.19)
- Titre II. De la Question militaire (p.179)
- Titre III. De la Question maritime (p.213)
- Titre IV. De l'Agriculture (p.225)
- Chapitre I. Considérations générales (p.225)
- Chapitre II. Cultures (p.227)
- Chapitre III. Bestiaux (p.250)
- Chapitre IV. Primes et Encouragements (p.258)
- Chapitre V. Produits (p.260)
- Chapitre VI. Insalubrité et dessèchement (p.261)
- Chapitre VII. Hygiène publique (p.278)
- Chapitre VIII. Colonisation (p.280)
- Titre V. De l'Industrie (p.302)
- Titre VI. Du Commerce (p.313)
- Titre VII. Des Finances (p.347)
- Chapitre I. Considérations générales (p.347)
- Chapitre II. De la propriété dans la Régence (p.349)
- Chapitre III. Du Domaine (p.356)
- Chapitre IV. Des Corporations (p.370)
- Chapitre V. Du Beit-el-mal (agent des successions vacantes) (p.381)
- Chapitre VI. Du Séquestre (p.385)
- Chapitre VII. De l'Enregistrement (p.393)
- Chapitre VIII. Des Recettes (p.393)
- Chapitre IX. Des Dépenses (p.412)
- Titre VIII. Du Commandement et de l'administration (p.421)
- Appendice (p.497)
- Table des matières (p.531)
- Dernière image
] 8ü DE LA RÉGENCE d’aLGF.R.
apporta en Afrique l'enthousiasme des Journées de juillet, qu’il exploita brillamment sous les nouvelles couleurs que la France venait de ressaisir. Il conduisit l’armée au sommet de l’Atlas; partout avec elle battit les Arabes, et, en lui faisant cueillir de nouveaux lauriers, ajouta lui-même à sa gloire. C’est une justice à lui rendre : ses vues étaient élevées ; il voulut soumettre le pays, l’occuper, s’y créer des amis, organiser les troupes indigènes , et donner promptement à la France les moyens de tirer parti de sa conquête. Le premier il improvisa l’administration civile, créa des tribunaux, des douanes, des impôts, des revenus, et songea à préparer l’avenir d’Alger. En peu de temps il fit beaucoup. Mais sa politique excédait celle de la France : l’investiture des beylicks de C011-stantine et d’Oran, nons l’avons dit plus haut, motiva son rappel.
Le général Berthezène, dont le nom retrace tout ce qu’il y a de plus loyal dans les rangs de l’armée, se montra trop confiant peut-être dans la bonne foi des Arabes. Trahi par eux à Médiah, sans avoir pu se douter de leurs projets, il vit s’abaisser notre prépondérance devant une expédition malheureuse, et malgré les talents militaires et la haute valeur qii’il y déploya. C’est peut-être à celte circonstance, encore plus qu’au malheur particulier qui l’atteignit quelque temps après, que nous devons de l’avoir vu depuis aussi préoccupé des difficultés de l’occupation. Nous ne donnons, dans tous les cas, cette réflexion que comme nôtre, car qui s’aviserait de douter qu’il ait jamais parlé ou écrit autrement que sous l’inspiration de sa conscience?
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