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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (n.n.)
- LETTRE-PRÉFACE (p.5)
- VIE D'EMILE REYNAUD (n.n.)
- I. - ENFANCE ET JEUNESSE (p.11)
- II. - LES COURS DU PUY (p.19)
- III. - LE PRAXINOSCOPE ET SES PREMIERS DÉRIVÉS (p.37)
- IV. - LE CRÉATEUR DE LA PROJECTION ANIMÉE (p.40)
- V. - LE CRÉATEUR DU NOUVEL ART CINÉMATOGRAPHIQUE (p.48)
- VI. - PROMÉTHÉE ENCHAINÉ (p.61)
- VII. - AUX GRANDS HOMMES (p.64)
- VIII. - LA CITÉ RECONNAISSANTE (p.67)
- APPENDICES (p.69)
- I. - PROGRAMMES DES COURS DU PUY (1873-1877) (p.71)
- II. - LA 1re LEÇON DE LA SECONDE ANNÉE (13 novembre 1874) (p.73)
- III. - DÉBUTS DE LA CONTROVERSE AUTOUR DE LA « PLAQUE LUMIÈRE » (mars 1924) (p.79)
- Conférence de M. Pierre Noguès donnée à la Sorbonne le 13 mars 1924 (p.79)
- Lettre de Maurice Noverre à M. Bailby (18 mars 1924) (p.81)
- Extrait du Bulletin de l'Académie de Médecine n° 12 (séance du 18 mars 1924) (p.82)
- Une déclaration des Frères Lumière (23 mars 1924) (p.83)
- Une lettre ouverte de M. P. Noguès (27 mars 1924) (p.84)
- IV. - CORRESPONDANCE AVEC LA VILLE DU PUY (p.85)
- VI. - UN ARTICLE DE M. BRICHTA DANS LA Prager-Press (7 juin 1925) (p.91)
- VII. - TRACTS (p.92)
- Le trentenaire devant le Puy (7 avril 1926)
- Deux prospectus Reynaud
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- PAGE DE TITRE
- [Emile Reynaud (1844-1918).] Le créateur de la projection animée en 1892. Œuvre du sculpteur-modeleur Belge Anna Allard, d'après une Photographie (1924) (pl.1)
- M. Victor Collignon (pl.2)
- M. le Docteur Durand. Maire de la Ville du Puy (pl.3)
- Le Phonographe inscripteur à l'Institution Nationale. Enregistrement de la voix d'un sourd-muet (pl.4)
- M. le Professeur Cuyer (pl.5)
- [Famille Reynaud] (pl.6)
- L'initiateur. L'Abbé Moigno (1804-1884) (pl.7)
- Un défenseur de Reynaud à Prague, M. J. Brichta, Directeur technique de l'Institut cinématographique Coménius (pl.8)
- L'Emule de Reynaud à Prague, Charles-Venceslas Zenger (1830-1908) (pl.9)
- Cours public de Sciences Physiques. Le Professeur, Emile Reynaud (1873-1877). Le premier Opérateur, Baron Lucien Reynaud (1873) (pl.10)
- Le Puy, Hôtel de Ville. Hôtel de Ville du Puy, La cheminée de la Salle du Dôme (pl.11)
- La Salle du Dôme : Aménagement de la Salle pendant les Cours de Sciences (pl.12)
- La projection pendant le Cours (pl.13)
- Fac-simile du contrat Grévin (11 octobre 1892) (pl.14)
- Le Scénariste; Emile Reynaud en 1892. Reproduction de l'affiche de Chéret (Octobre 1892). Le Compositeur, Gaston Paulin en 1892 (pl.18)
- Reproduction de la couverture de la partition musicale (Décembre 1892) (pl.19)
- Le Premier Programme du Théâtre Optique au Musée Grévin (28 Octobre 1892) (pl.20)
- Programme du 15 Juillet 1897 (pl.21)
- Le Photo-Scénographe. Champigny (Café de la Gare), Le Phono-scénographe n°2 était placé à la fenêtre de droite (1er étage) (pl.22)
- Stéréo-Cinéma (1902). Portrait animé en couleurs et en relief stéréoscopique (pl.23)
- Fac-simile d'une lettre d'Emile Reynaud à son fils Paul (août 1902) (pl.24)
- Fac-simile. [Ville du Puy. Ecoles industrielles de la Ville du Puy et du Département de la Haute-Loire. Année scolaire 1873-1874. Ouverture des cours le 10 novembre (pl.26)
- Fac-simile. [Ville du Puy. Cours public et gratuit de Sciences physiques appliqués aux Arts industriels. Ouverture le vendredi 15 novembre 1874 (pl.27)
- Titre et planche de figures d'une leçon d'Emile Reynaud (1874) (pl.28)
- Diplôme d'honneur décerné à M. Reynaud, Emile, Professeur des cours publics de sciences physiques et naturelles à l'Hôtel de Ville du Puy pour une très belle collection de dessins à projection ayant servi à la démonstration de ses leçons et pour un appareil destiné à l'explication du système solaire (pl.29)
- Un dessin d'Emile Reynaud. Le Château du Villard (novembre 1866) (pl.30)
- Le Puy. Une vue de la place du Breuil - Reynaud occupait le 3e étage du n°39. Autre vue de la place du Breuil (pl.31)
- 1877-1902. Le Praxinoscope. Image animée en couleurs (pl.32)
- 1879-1902. Le Praxinoscope Théâtre. Image animée en couleurs et en relief du personnage sur le décor (pl.33)
- 1877-80 - 1902. Le Praxinoscope-projection (modèle-jouet 1882). Projection animée en couleurs et en relief du personnage sur le décor (pl.34)
- 1888-1900. Le Théâtre Optique d'Emile Reynaud. Projection animée en couleurs et en relief du personnage sur le décor (pl.35)
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Ouvrages de Vêsale, de Gamelin et de Gerdg (1).
Après avoir patiemment dessiné d’après le « Fau » : détails, régions, ensemble, Emile Rey-naud s’essaya à reproduire le modèle vivant (vêtu) immobile puis à l’état de mouvement.
Cette dernière étude lui coûta beaucoup de temps... et de friandises, car ses modèles bénévoles n’étaient autres que les enfants du personnel attaché au domaine.
Il finit par saisir avec autant de talent et de précision qu’un artiste de l’antiquité, les attitudes successives d’un « mouvement », les nuances les plus fugitives de la vie et à les fixer par le dessin.
A la fin de 1869, la bibliothèque n’avait plus de secrets pour lui. A l’exception des ouvrages de médecine et de chirurgie, il avait tout lu.
Fénelon, Diderot, Jean-Jacques Rousseau étaient ses dieux littéraires. Il goûtait également les poètes ; il savait par cœur de longs passages de V.-Hugo. Lui-même s’amusait quelquefois à rimer, sans prétention, à l’occasion d’évènements intimes de la vie de famille.
Une de ses distractions favorites était de feuilleter les gros volumes de l’Encyclopédie pour s’arrêter aux articles traitant des arts mécaniques et examiner les planches qui leur correspondaient.
Il recevait, chaque semaine, la revue scientifique de l’Abbé Moigno : Les Mondes, et le docteur Reynaud, tous les quinze jours : le Moniteur du Docteur Quesneville. Ces deux périodiques le mettaient au courant des faits scientifiques (2).
Un article de (Radau (3) l’orienta, ainsi, vers les appareils anémographiques. Il s’intéressa également aux questions d’électricité.
Les travaux de vulgarisation scientifique publiés par la Bibliothèque des Merveilles, les livres de Louis Figuier, les études rétrospectives de F. Hcefer et cela va sans dire tous les travaux de l’abbé Moigno ont été de sa part l’objet d’une véritable dissection. Il s’efforçait d’en extraire les « procédés » plus ou moins attrayants, dont ils avaient exposé au public profane, les faits de
(1) Sur Vésale, Gamelin et Gerdy, voyez Mathias Duval et Cuyer. Op. cit. pp. 95 et ss., 222 et ss., 295 et ss.
(2) Les Mondes, revue hebdomadaire des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie, par M. l’abbé Moigno, paraissant tous les jeudis par livraisons de 48 pages in-8°; Le Moniteur scientifique, journal des sciences pures et appliquées à l’usage du chimiste... journal fondé et dirigé par le Docteur Quesneville (Rédacteur-propriétaire) .
(3) Moniteur scientifique, t. IX (1867) 257° livraison, 1er sept. 1867. Etudes physiques sur l’Exposition Universelle de 1867. Les appareils météo-rograpliiques, par R. Radau, pages 761 à 776.
science et les théories, pour les utiliser un jour (1).
Quand le jeune savant était au Puy, il descendait chaque soir, après le diner, chez le libraire de la maison voisine, Madame Veuve Peyron et parcourait chez cette dame les publications récentes.
Au mois d’avril 1870, la municipalité du Puy, songeant à l’avenir industriel de la région, voulut réaliser un rêve caressé par elle depuis plusieurs années : Celui de prendre entièrement à sa charge et sous sa direction exclusive les Ecoles d’arts et métiers du Puy, fondées en 1828 et dont elle partageait les frais d’entretien avec la Société académique (2).
La guerre franco-allemande vint briser projets et espérances.
Bientôt, une. lettre de l’abbé Moigno, atterrée et terrible par la précision de ses inquiétudes, prédisait à son jeune ami, la défaite et la chute inéluctable du second empire...
Emile Reynaud s’enrôla comme infirmier et servit d’assistant à son oncle dans un hôpital du Puy. La variole noire, heureusement inconnue pendant la dernière guerre, sévissait en 1870...
Il assista à des spectacles atroces dans une salle de varioleux évacués des armées...
(Ses fils ont gardé le souvenir de récits pénibles, entendus quand ils étaient petits).
D’une sensibilité presque maladive, qui allait souvent jusqu’aux larmes et qui s’explique par cette nervosité spéciale de l’inventeur, dont le cerveau est toujours en travail. Emile Reynaud fit un tel effort sur lui-même qu’il parvint à maîtriser son tempérament et à faire preuve d’un sang-froid absolu dans toutes les situations graves...
A l’armistice, épuisé de fatigue, brisé par les émotions, Emile tombait si gravement malade (frappé d’asthénie) que son oncle le fit transporter au château du Villard, estimant avec raison, que le grand calme de la vie champêtre aurait raison de son anéantissement.
Marie-Caroline pensa mourir de chagrin... trois mois, trois siècles, de souffrances cérébrales accablèrent Emile Reynaud. Un jour, il se réveilla, guéri. La santé était revenue et le goût de l’étude.
La vie douce et laborieuse recommença.
Voici ce que nous avons pu arracher à l’oubli après deux ans de recherches.
La première période de la vie d’Emile Reynaud (1844-1871) est terminée.
(1) Dans les cours publics de sciences au Puy. on en trouvera la preuve dans les articles de journaux relatant les séances et dans les brochures (1874-75), publiées par lui chez Mme Peyron.
(2) Archives de la ville du Puy-en-Velay, Lettres du maire au préfet (7 avril 1870) Dossier 218 bis-P. (218 à 224, lettre P.).
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