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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- TABLE (p.577)
- CHAP. I. Les expositions nationales. - 1798-1849 (p.1)
- CHAP. II. Les expositions internationales. - 1851-1867 (p.71)
- CHAP. III. L'Exposition de 1878 (p.133)
- CHAP. IV. La maison et le mobilier (p.211)
- CHAP. V. Le vêtement (p.253)
- CHAP. VI. Les aliments (p.313)
- CHAP. VII. Les forces productives (p.357)
- CHAP. VIII. L'école (p.458)
- Dernière image
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LES EXPOSITIONS NATIONALES.
nouvelle coalition venait de se former sur nos frontières,
r
dans un moment où nous avions porté contre l’Egypte notre flotte et une portion de notre armée, pour ruiner le commerce et l’influence de l’Angleterre. Les troubles intérieurs, les guerres incessantes, n’étaient pas, pour nos industries, les seules causes de préoccupation; elles avaient eu leur révolution, dans leur régime légal, comme toutes les institutions françaises. L’abolition des corporations, des jurandes et maîtrises, des douanes intérieures, commencée par Tur-got avec tant d’énergie, puis refoulée par la coalition des préjugés et des intérêts, était devenue partout effective; et l’on se demandait, tant était enracinée la doctrine du privilège, si, dans cette liberté et cette concurrence universelle, un seul atelier avait pu subsister. Il fut démontré par le succès de la première Exposition qu’il y avait encore, sur divers points du territoire, des maisons florissantes; que des progrès avaient été accomplis dans l’outillage et la fabrication; et qu’on pouvait, chose étrange, travailler sans en avoir acheté le droit, et trouver des cbalands sur un marché libre.
Chaptal, qui venait d’entrer à l’Institut, et qui était lui-même un grand industriel (fabricant de produits chimiques), si grand que la Prusse et l’Amérique l’avaient disputé à lav France, fut un des membres du jury h). Use chargea d’écrire le rapport. Le ministre et lui furent à peu près seuls à comprendre la grandeur de ce que Fou commençait. Le public ne vit dans cette Exposition qu’une fête du travail, selon les termes du programme; la plupart des fabricants n’y virent qu’une occasion de vendre leurs produits, cc une foirer.
(l) Vieil, (Lillois, Darcel, Chaptal, etc.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,19 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
LES EXPOSITIONS NATIONALES.
nouvelle coalition venait de se former sur nos frontières,
r
dans un moment où nous avions porté contre l’Egypte notre flotte et une portion de notre armée, pour ruiner le commerce et l’influence de l’Angleterre. Les troubles intérieurs, les guerres incessantes, n’étaient pas, pour nos industries, les seules causes de préoccupation; elles avaient eu leur révolution, dans leur régime légal, comme toutes les institutions françaises. L’abolition des corporations, des jurandes et maîtrises, des douanes intérieures, commencée par Tur-got avec tant d’énergie, puis refoulée par la coalition des préjugés et des intérêts, était devenue partout effective; et l’on se demandait, tant était enracinée la doctrine du privilège, si, dans cette liberté et cette concurrence universelle, un seul atelier avait pu subsister. Il fut démontré par le succès de la première Exposition qu’il y avait encore, sur divers points du territoire, des maisons florissantes; que des progrès avaient été accomplis dans l’outillage et la fabrication; et qu’on pouvait, chose étrange, travailler sans en avoir acheté le droit, et trouver des cbalands sur un marché libre.
Chaptal, qui venait d’entrer à l’Institut, et qui était lui-même un grand industriel (fabricant de produits chimiques), si grand que la Prusse et l’Amérique l’avaient disputé à lav France, fut un des membres du jury h). Use chargea d’écrire le rapport. Le ministre et lui furent à peu près seuls à comprendre la grandeur de ce que Fou commençait. Le public ne vit dans cette Exposition qu’une fête du travail, selon les termes du programme; la plupart des fabricants n’y virent qu’une occasion de vendre leurs produits, cc une foirer.
(l) Vieil, (Lillois, Darcel, Chaptal, etc.
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